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vendredi 27 mars 2009

Alzheimer : une image négative et une maladie crainte contre laquelle on ne peut rien

Les travaux réalisés par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) dans le cadre du plan Alzheimer ont été présentés le 25 mars dernier à l'occasion d'une visite de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot au pôle gériatrie de l'hôpital Corentin Celton à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Résultat : une majorité de Français partagent une image négative de la maladie d'Alzheimer qui génère une crainte importante, doublée d'un fort sentiment d'impuissance…



Alzheimer : une image négative et une maladie crainte contre laquelle on ne peut rien (étude)
En France, on estime que plus de 850 000 personnes sont aujourd’hui atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, ce qui représente 6 % des personnes de plus de 65 ans.

Le rapport Gallez (2005) puis, plus récemment le rapport Ménard (2007) insistent tous les deux sur la nécessité de « changer le regard porté sur la maladie », soulignant son image sociale très négative et ses conséquences sur la prise en charge. En effet, les représentations sociales figureraient parmi les raisons invoquées pour expliquer le sous diagnostic de la maladie d’Alzheimer : médecins, patients et entourage seraient ainsi tentés de repousser au plus tard l’annonce d’une maladie qui « cristallise toutes les peurs liées au vieillissement » (Gallez, 2005, p.22).

Dans le cadre du Plan Alzheimer 2008-2012, l’Inpes a pour mission d’identifier, de décrire et d’analyser les perceptions, les attitudes et les connaissances du grand public, des aidants familiaux et des professionnels de santé à l’égard de la maladie d’Alzheimer.

A cette fin, l’Inpes a réalisé plusieurs études :
- une revue de la littérature sur les représentations sociales de la maladie d’Alzheimer ;
- une étude qualitative sur les perceptions, connaissances et attitudes du grand public, des professionnels de santé et des aidants familiaux sur la maladie ;
- une enquête quantitative en population générale sur les mêmes thèmes.

Leur objectif est d’améliorer la connaissance du regard porté sur la maladie par le grand public, les aidants familiaux et les professionnels de santé.

91% des personnes interrogées souhaiteraient connaître leur diagnostic si elles avaient des signes évocateurs de la maladie
Peu d’études sont disponibles en France sur les représentations sociales de la maladie d’Alzheimer, ainsi que le montre la revue de littérature réalisée sur ce sujet. En ce sens, les travaux réalisés par l’Inpes dans le cadre de la mesure 37 du Plan Alzheimer fournissent des indications intéressantes et inédites sur la manière dont la population générale, les aidants et les professionnels de santé perçoivent et comprennent la maladie d’Alzheimer.

Une maladie crainte, y compris par les professionnels de santé
La maladie d’Alzheimer est la troisième maladie jugée la plus grave par les personnes interrogées (derrière le cancer et le sida) et la troisième maladie la plus crainte devant le cancer et les accidents de la circulation.

Toutefois, malgré la forte crainte que suscite cette maladie, 91% des personnes de plus de 18 ans souhaiteraient connaître leur diagnostic si elles avaient des signes évocateurs. Tant le grand public que les aidants familiaux ou les professionnels de santé expriment leur peur face au caractère inéluctable de la maladie et à ses conséquences sur l’identité du malade et sur l’entourage. Pour les proches et les professionnels de santé, cette peur se double d’un fort sentiment d’impuissance. Les médecins généralistes interrogés dans le cadre de l’étude qualitative font part également de leur peur à l’égard du diagnostic : peur de poser un mauvais diagnostic, peur de l’annoncer et d’avoir à gérer une maladie contre laquelle ils ont le sentiment de ne pouvoir rien faire.

Une maladie stigmatisante pour les personnes atteintes…
La maladie d’Alzheimer signe souvent la mort sociale du malade et l’isolement de son entourage. La maladie d’Alzheimer est une maladie qui stigmatise les personnes atteintes, et leur entourage. L’image que l’on a des malades les exclut de la vie sociale.

L’analyse des représentations des personnes atteintes que véhicule la presse tant nord-américaine que française, montre que les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer sont perçues comme perdant leur personnalité, déshumanisées, voire déjà mortes ; les images dominantes sont celles de patients à des stades avancés de la maladie, décrites sur un ton dramatique.

Par ailleurs, les comportements socialement inadaptés que peuvent avoir les personnes malades semblent constituer une source importante d’exclusion et peuvent conduire l’entourage à éviter les situations d’interaction sociale qui pourraient déclencher un sentiment de honte. Ce sentiment revient souvent dans les études analysant les attitudes du malade et de son entourage : la maladie d’Alzheimer apparaît ainsi comme un sujet tabou lié aux symptômes et aux images associées à la maladie. En 2008, dans l’enquête qualitative, 31% des plus de 18 ans déclarent qu’ils se sentent ou se sentiraient mal à l’aise face à une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. L’étude qualitative apporte également quelques compléments à cette vision. Il est frappant de constater à quel point le patient est absent des évocations tant dans le grand public que chez les aidants familiaux et les professionnels de santé.

… qui a des conséquences importantes sur leur entourage
Si le patient est frappé par la stigmatisation et est souvent absent des discours, l’entourage paraît tiraillé entre deux postures. D’un côté, on lui reconnaît une place indispensable dans la prise en charge des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Dans l’étude qualitative, les professionnels de santé ont insisté sur le rôle crucial des aidants, dépositaires du diagnostic, garants de la prise en charge et du bien-être du malade et ont pointé la nécessité pour eux d’accompagner l’entourage en plus du malade. D’un autre côté, on admet que cette place peut être lourde et conduire à des situations d’épuisement. 93 % des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête quantitative approuvent ainsi l’idée que la maladie d’Alzheimer peut avoir des effets dévastateurs sur la famille des malades.

En effet, selon les données de l’enquête Paquid (1999), six patients sur dix souffrant de cette maladie vivent à domicile. Les répercussions de l’aide sur les aidants est aussi bien psychologique (dépression, troubles du sommeil…), que physique (50 % de mortalité en plus chez les aidants) ou même financière. L’entourage semble également touché par la stigmatisation du malade ; l’isolement, s’il n’est pas exprimé, apparaît dans le discours des aidants qui connaissent mal les aides dont ils peuvent bénéficier, les associations vers lesquelles se tourner et qui ignorent l’évolution de la maladie. La maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées sont la principale cause de dépendance lourde des personnes âgées et donc également d’entrée en institution.

Près de 40 % des Français s’estiment mal informés sur la maladie d’’Alzheimer
Près de quatre personnes sur dix estiment être plutôt mal ou très mal informées sur la maladie d’Alzheimer. Par rapport à d’autres thèmes de santé comme le tabac (5 % de personnes estimant être mal informés à ce sujet), l’alcool (10 %) ou le cancer (18 %), cette proportion est assez importante. En outre, 79 % des personnes interrogées pensent que les médias devraient parler davantage de la maladie d’Alzheimer.

Une mauvaise connaissance de la maladie
La maladie d’Alzheimer présente donc la particularité de susciter des craintes dans la population, associées à un faible sentiment d’information. En comparaison, le cancer est une maladie que l’on craint mais sur laquelle on s’estime suffisamment informé.

Ce constat peut s’expliquer par une connaissance partielle de la maladie de la part du grand public mais également des aidants familiaux et des professionnels de santé : si la définition générale de la maladie leur est connue, un grand flou subsiste sur ses causes, son évolution et les diverses formes qu’elle peut revêtir. Les personnes interrogées font état de recherches réalisées à l’étranger (Angleterre, Canada et Amérique latine) et pensent que la France est en retard dans ce domaine comme d’ailleurs en matière d’actions concrètes réalisées pour prendre en charge les patients ou améliorer leur qualité de vie.

Une maladie de la mémoire :
La littérature internationale sur les représentations sociales de la maladie d’Alzheimer révèle que la maladie d’Alzheimer est très souvent interprétée comme une maladie de la mémoire. Pour autant, les pertes de mémoire en général ne sont pas forcément perçues comme anormales et sont très souvent considérées comme une conséquence inévitable du vieillissement, comme quelque chose d’attendu, dans l’ordre des choses.

Cette perception se retrouve dans la population française : les pertes de mémoire sont spontanément évoquées comme première caractéristique de la maladie d’Alzheimer et 74 % des personnes interrogées estiment qu’il est normal de perdre la mémoire en vieillissant. De plus, les troubles liés à la mémoire figurent parmi les signes évocateurs les mieux connus du grand public : les symptômes les plus largement associés à la maladie d’Alzheimer sont ainsi les difficultés à se rappeler le chemin pour rentrer chez soi (95 % pensent qu’il s’agit d’un signe évocateur de la maladie d’Alzheimer) et ne pas se souvenir des événements de la veille (83 %).

Une maladie perçue comme un « fléau » moderne :
83 % des plus de 18 ans estiment ainsi que de plus en plus de personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer. Les deux-tiers (64%) déclarent qu’on ne peut rien faire pour guérir une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer et seuls 29 % pensent que la maladie d’Alzheimer est souvent héréditaire.

L’impression la plus partagée, telle qu’elle a été exprimée dans les réunions de groupe ou des entretiens, est que la maladie d’Alzheimer frappe au hasard et que les chercheurs peinent à identifier des causes ou des moyens de prévention de la maladie. De fait, les connaissances sur les facteurs préventifs de la maladie d’Alzheimer de la population générale reflètent l’état de la recherche dans ce domaine : en dehors de la stimulation cérébrale qui est reconnue par une majorité de personnes (80 %) comme un facteur préventif, d’autres comportements de santé, tels que l’alimentation ou l’activité physique, conduisent à des avis plus mitigés. Quant aux déterminants environnementaux, ils divisent clairement l’opinion : 44% de la population interrogée estiment ainsi que vivre dans un environnement non pollué diminue le risque d’avoir une maladie d’Alzheimer.

L’enquête quantitative fournit quelques indicateurs de notoriété du Plan Alzheimer et de la confiance à l’égard de l’action des Pouvoirs Publics : 39 % des plus de 18 ans reconnaissent que la lutte contre la maladie d’Alzheimer est une priorité pour les Pouvoirs Publics ; 56 % ont confiance dans l’action des Pouvoirs Publics pour lutter contre cette maladie. Le Plan Alzheimer est connu par 54 % de la population (dont 16 % qui déclarent savoir de quoi il s’agit). Lorsqu’on leur présente les grandes orientations de ce plan, 87 % des personnes interrogées pensent qu’il va améliorer la situation en France sur la maladie d’Alzheimer.

Une forte attente à l’égard de la recherche
La recherche figure parmi les attentes les plus fortes du grand public à l’égard des pouvoirs publics. La recherche de nouveaux traitements devrait être, selon les personnes interrogées, l’un des trois objectifs prioritaires de l’Etat en matière de lutte contre la maladie d’Alzheimer : 22 % des personnes interrogées le citent comme premier objectif prioritaire ; 65 % des personnes interrogées le mentionnent parmi les trois objectifs prioritaires à investir, juste avant le soulagement des familles (cité par 17 % en première intention et par 60 % au total) et le développement d’établissements d’hébergement spécialisés (16 % en première intention et 52 % au total). A noter d’ailleurs l’espoir suscité par ce secteur puisque 65 % des personnes de plus de 18 ans pensent qu’un traitement pour soigner la maladie sera trouvé de leur vivant.

C’est également sur les progrès de la recherche sur la maladie que souhaite être informée prioritairement la population générale (42 % le mentionnent comme domaine prioritaire), avant l’avancée sur la prise en charge des malades et de leurs proches et les progrès sur le diagnostic.

Ces données chiffrées confirment très largement les résultats de l’étude qualitative qui font déjà apparaître des attentes importantes du grand public à l’égard des chercheurs. De façon moins importante, et plutôt de la part des aidants et des professionnels, le souhait est exprimé de créer ou de multiplier les structures, d’augmenter les aides financières aux familles, de mieux rémunérer les soins, d’améliorer la coordination des soins, de mieux former les professionnels de santé.

Il ressort donc de ces études l’image très négative et uniformément partagée de la maladie d’Alzheimer. Le malade apparaît étrangement absent des évocations autour de la maladie, tout comme il est généralement oublié des études sur les perceptions de la maladie d’Alzheimer. Ces résultats vont donc dans le sens d’actions visant à modifier le regard porté sur la maladie, notamment par une valorisation de la place et de la parole des personnes malades. La démarche adoptée par l’Inpes auprès des professionnels de santé pour les inciter à placer le patient au coeur de la relation de soins vise à répondre à cet objectif. Quant à l’analyse des perceptions du patient à l’égard de sa maladie, elle fera l’objet d’une série d’études menées par l’Inpes en 2009 dans le cadre de la mesure supplémentaire 1 du Plan Alzheimer.

samedi 7 février 2009

Plan Alzheimer: Sarkozy et les acteurs satisfaits des progrès

Plan Alzheimer: Sarkozy et les acteurs satisfaits des progrès

Nicolas Sarkozy s'est réjoui lundi des progrès réalisés dans la mise en oeuvre du plan Alzheimer 2008-2012, qui prévoit un effort supplémentaire de 1,6 milliard d'euros sur cinq ans, à l'issue d'une réunion d'étape à l'Elysée un an après son lancement.

Le chef de l'Etat a "salué les premiers résultats obtenus, en particulier le renforcement des moyens de 229 consultations mémoire" et rappelé qu'il souhaitait "la mise en place de tous les outils nécessaires pour mesurer les résultats du plan sur le terrain", a indiqué la présidence.

"Au bout d'un an, ce qu'on peut dire, c'est qu'il y a déjà des réalisations concrètes qui se voient sur le terrain", a relevé Florence Lustman, en charge du suivi du plan, citant notamment les 22 projets de recherche sélectionnés en 2008 et la mise en place d'une fondation spécialisée.

Mme Lustman s'est également félicitée de la "mobilisation européenne" autour de la maladie d'Alzheimer. "La France est maintenant reconnue comme leader sur les plans Alzheimer européens", a-t-elle estimé.

"Les choses ont bougé, la machine administrative s'est mise en marche et certains organismes ou structures ont été mis sur pied", a pour sa part reconnu la présidente de l'association France Alzheimer, Arlette Meyrieux.

"Nos familles sur le terrain, dans la difficulté journalière, n'ont pas eu encore d'application concrète", a toutefois indiqué Mme Meyrieux, "donc j'ai demandé au président d'accélérer certaines mesures, notamment la formation des familles et l'hébergement temporaire".

"On est dans l'ensemble assez satisfait", a aussi jugé Françoise Forette, présidente du Collectif Alzheimer. "L'argent qui a été voté est totalement sanctuarisé", a poursuivi le Pr Forette, ajoutant qu'elle n'était "pas inquiète" au sujet de la pérennité des engagements financiers de l'Etat en période de crise économique et financière.

Lancé le 1er février 2008, le nouveau plan Alzheimer compte dix "mesures phare" destinées à accélérer la recherche et améliorer la prise en charge de cette maladie incurable et très invalidante, qui touche 860.000 personnes en France.


L'association France Alzheimer a demandé lundi à Nicolas Sarkozy d'accélérer la mise en oeuvre de mesures en faveur des familles de personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer. Lire la suite l'article

Le président de la République avait réuni à l'Elysée les principaux responsables du plan de lutte contre la maladie d'Alzheimer, pour faire le point sur sa mise en oeuvre un an après son lancement.

"Les choses ont bougé", a estimé la présidente de France Alzheimer, Arlette Meyrieux. L'administration "s'est mise en marche et certaines structures ont été mises sur pied", a-t-elle souligné.

"Par contre, nos familles, sur le terrain, dans la difficulté journalière, n'ont pas vu encore d'applications concrètes", a-t-elle ajouté. "Donc j'ai demandé au président d'accélérer certaines mesures, notamment deux, la formation des familles et l'hébergement temporaire" des patients.

L'inspectrice générale des finances Florence Lustman, chargée de la mise en oeuvre du plan Alzheimer, a estimé que 80% à 90% de ce qui était prévu pendant la première des cinq années du plan avait été réalisé. Elle a notamment cité le financement de 22 projets de recherche et le renforcement des liens entre recherche fondamentale et recherche clinique.

Trois centres de recherche - l'hôpital parisien de la Salpêtrière et les CHU de Rouen et de Lille - vont par ailleurs se pencher sur les problèmes spécifiques posés par les patients âgés de moins de 50 ans, soit 2% à 3% des cas d'Alzheimer.

Le Pr Françoise Forette, présidente du Collectif Alzheimer, a rapporté que les acteurs représentés à la réunion de l'Elysée étaient "dans l'ensemble assez satisfaits du déroulement du plan". Elle a assuré que la crise économique n'aurait pas d'impact sur le financement de ce plan.

"Normalement, l'argent qui a été voté est totalement sanctuarisé. Donc on n'est pas inquiet", a-t-elle dit.

jeudi 5 février 2009

Le plan Alzheimer 2008-2012

Dès sa prise de fonction, le Président de la République a confirmé son engagement en faveur du lancement d'un plan national pour la prise en charge de la maladie d'Alzheimer et des troubles apparentés. Ce plan, dont le contenu a été rendu public en novembre 2007, entre en vigueur dès le 1er janvier 2008 et couvrira la période 2008-2012. Il succède, avec des ambitions et des moyens plus importants, aux deux premiers plans de lutte contre cette maladie, mis en place respectivement en 2001 et 2004.

Les grandes orientations du plan Alzheimer 2008-2012 - présentées le 21 septembre 2007 à l'occasion de la Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer – portent notamment sur :

  • le renforcement de la dimension éthique de la prise en charge de la maladie,
  • le développement de la recherche médicale,
  • la simplification et l'amélioration du parcours du malade et de sa famille, dans toutes ses dimensions,
  • l'amélioration de la prise en charge de la maladie d'Alzheimer d’apparition précoce (environ 10.000 nouveaux malades, chaque année, âgés de moins de 60 ans).

Des moyens nouveaux seront affectés au financement de ce plan. L'effort budgétaire de l'Etat et de l'assurance maladie sera ainsi complété par les ressources issues de la franchise mise en place par le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2008.

Parallèlement au lancement du plan Alzheimer 2008-2012, le chef de l'Etat a annoncé la création d'une cinquième branche de la protection sociale, qui complètera les quatre branches actuelles de la sécurité sociale (maladie-maternité, famille, vieillesse, accidents du travail et maladies professionnelles). Créée en 2008 à partir de l'actuelle Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), elle aura pour vocation de financer la prise en charge de la perte d'autonomie, qu'il s'agisse des personnes âgées ou des personnes handicapées.

Télécharger le plan Alzheimer 2008-2012

Convention

Les actualités du plan Alzheimer

Appel à candidature relatif au projet "les maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer (MAIA) - juillet 2008

Consulter les documents de cet appel d'offre

Annonce du plan Alzeimer discours du Président de la République - 1 février 2008

Consulter le Discours de M. le Président de la République sur le Plan Alzheimer et maladies apparentées à Sophia Antipolis – Vendredi 1er février 2008

Une campagne de sensibilisation

Par une décision du 27 juillet 2007, le Premier ministre a attribué le label "Grande cause nationale" à la campagne organisée par les associations regroupées au sein du "Collectif Alzheimer Grande cause nationale" sur le thème de cette maladie. Ce label permet notamment à cette campagne de bénéficier de tarifs préférentiels sur les chaînes publiques nationales de radio et de télévision.

La campagne, réalisée par l'agence Saatchi & Saatchi, met en scène la perte des souvenirs. Le spot télévisé montre ainsi une femme dont le souvenir de son mariage lui est progressivement arraché. Le message radio insiste, pour sa part, sur l'ampleur de cette maladie, en répétant de façon lancinante, le nombre de personnes atteintes (un million). Les visuels pour la presse montrent des photos de famille devenues inaccessibles, avec ce message : "Près d'un million de Français n'ont plus accès à leurs souvenirs".

Le spot télévisé, le message radio et les visuels de la campagne Alzheimer, grande cause nationale.

La préparation du plan 2008-2012

• L'annonce du lancement du plan

Le lancement du plan Alzheimer a été annoncé par le Président de la République à l'occasion d'une visite d'un centre de gériatrie à Dax (Landes), le 31 juillet 2007.

• Le label "Grande cause nationale"

Par une décision du 27 juillet 2007, le Premier ministre a décidé de conférer le label "Grande cause nationale" à la campagne organisée par le collectif d'associations "Collectif Alzheimer Grande cause nationale" sur le thème de "la maladie d'Alzheimer". Ce label permet notamment à cette campagne de bénéficier de tarifs préférentiels sur les chaînes publiques nationales de radio et de télévision.

La décision du Premier ministre attribuant le label "Grande cause nationale".

Le spot télévisé, le message radio et les visuels de la campagne Alzheimer, grande cause nationale.

La commission chargée de la préparation du plan

Le chef de l'Etat a confié à une commission présidée par le professeur Joël Ménard, ancien directeur général de la santé, le soin d'élaborer les propositions qui ont servi de base au plan Alzheimer 2008-2012.

Cette commission comprenait dix membres choisis pour leur connaissance du dossier et leur rôle dans la prise en charge de la maladie. Elle s'est appuyée sur le travail de huit groupes d'experts consacrés chacun à un thème spécifique :

  • accompagnement des malades et de leur famille, approches médico-sociales,
  • organisation de la continuité de la prise en charge médicale,
  • neuropsychologie, neuro-imagerie, génétique, psychiatrie,
  • recherches physiopathologiques,
  • pharmacologie, thérapeutique, relations avec les industriels,
  • éthique et communication, nouvelles formations,
  • économie, financement et prospective,
  • comparaisons internationales

- La lettre de mission adressée par le Président de la République au professeur Joël Ménard, le 1er août 2007.
- Le discours du Président de la République lors de l'installation de la commission Ménard, le 3 septembre 2007.
- La composition de la commission et la désignation des présidents des huit groupes d'experts.

- Les rapports des groupes d'experts de la commission Ménard.

• L'annonce des orientations du plan Alzheimer 2008-2012

A l'occasion du colloque organisé à La Villette, le 21 septembre 2007, par l'association France Alzheimer, lors de la Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer, le Président de la République a présenté les grandes orientations du plan.

Celles-ci fixent quatre grandes priorités d'action :

  • le renforcement de la dimension éthique de la prise en charge de la maladie,
  • le développement de la recherche médicale,
  • la simplification et l'amélioration du parcours du malade et de sa famille, dans toutes ses dimensions,
  • l'amélioration de la prise en charge de l'apparition précoce de la maladie d'Alzheimer (environ 10.000 nouveaux malades, chaque année, âgés de moins de 60 ans).

Le chef de l'Etat a également souhaité que les Français puissent apporter leurs témoignages et faire part de leurs suggestions.

Le discours du Président de la République présentant les grandes orientations du plan, le 21 septembre 2007

Archives : les plans Alzheimer 2001-2005 et 2004-2007

• Le plan Alzheimer 2004-2007

Le plan Alzheimer 2004-2007 prévoyait dix objectifs pour une meilleure prise en charge :

  • reconnaître la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées,
  • mieux prendre en compte les besoins des malades et des familles et mettre en place une offre adaptée,
  • faciliter le diagnostic précoce afin de ralentir l'évolution de la maladie et de prévenir ses complications,
  • mettre en place une politique d'accompagnement renforcée pour les malades à un stade précoce et les familles,
  • mieux accompagner les malades, qui vivent à domicile, grâce à la création de 13 000 places en petites unités de vie,
  • adapter les établissements d'hébergement pour personnes âgées afin de prendre en compte la spécificité de cette maladie,
  • développer la formation des professionnels et aider les bénévoles,
  • faciliter la prise en charge des malades en situation de crise,
  • prendre en compte la spécificité des patients jeunes,
  • favoriser les études et la recherche clinique.

Parmi les principales mesures issues de ce plan 2004-2007, figurent en particulier :

  • l'inscription de la maladie d'Alzheimer et des maladies apparentées sur la liste des affections de longue durée (ALD), prises en charge à 100% par la sécurité sociale.
  • la création de nouvelles consultations mémoire,
  • un programme de création de 13.000 places en petites unités de vie,
  • la création de structures d'hébergement temporaire et d'accueil de jour, afin de soulager les familles, qui prennent en charge au domicile un parent atteint de la maladie,
  • une enveloppe budgétaire (88 millions d'euros) pour renforcer l'encadrement en personnel dans les maisons de retraite,
  • une amélioration de la formation des personnels soignants sur la prise en charge de la maladie,
  • la mise en place de l'Observatoire national de la recherche sur la maladie d'Alzheimer.

La brochure de présentation du plan Alzheimer 2004-2007

Le dossier de présentation du plan Alzheimer 2004-2007

Le guide des bonnes pratiques de soins en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes

Une plaquette d'information sur la maladie d'Alzheimer réalisée à l'occasion du plan

La circulaire du 30 mars 2005 relative à l'application du plan Alzheimer et maladies apparentées 2004-2007

• Le plan Alzheimer 2001-2005

Première réponse globale à la montée de la maladie d'Alzheimer et des troubles apparentés, le plan 2001-2005 était plus particulièrement centré sur le diagnostic de la maladie, sur la prévention, ainsi que sur le soutien et l'information des personnes malades et de leur famille.

Présenté en octobre 2001, le plan Alzheimer 2001-2005 prévoyait notamment :

  • la multiplication des consultations mémoire de proximité,
  • l'amélioration de l'information des familles grâce au développement, sur tout le territoire, des centres locaux d'information et de coordination (CLIC), lieux d'accueil généralistes sur toutes les questions liées à la prise en charge et l'accompagnement des personnes âgées,
  • une aide financière pour faire face à la prise en charge de la maladie, grâce à l'allocation personnalisée d'autonomie (APA), mise en place le 1er janvier 2002 et dont peuvent bénéficier toutes les personnes âgées dépendantes.

Le dossier de présentation du plan Alzheimer 2001-2005

Le rapport du professeur Jean-François Girard, conseiller d'Etat et ancien directeur général de la santé, sur la maladie d'Alzheimer et sa prise en charge médicale et sociale (2001)

Les discours de présentation du plan 2001-2005, par Bernard Kouchner – ministre de la Santé – et par Paulette Guinchard-Kunstler, secrétaire d'Etat aux Personnes âgées