<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222</id><updated>2011-08-25T16:16:27.626+02:00</updated><category term='maltraitance'/><category term='bioethique'/><category term='H1N1'/><category term='stress'/><category term='HPST 2009'/><category term='vieillir'/><category term='LMD'/><category term='fonction'/><category term='PLFSS'/><category term='Hopital 2007'/><category term='Infections nosocomiales'/><category term='Qualite'/><category term='DMP'/><category term='formation cadre'/><category term='obesite'/><category term='cmu'/><category term='sante environnement'/><category term='Plan cancer'/><category term='Leonetti'/><category term='Soins Palliatifs'/><category term='territoire'/><category term='Missions de Service public'/><category term='psychiatrie'/><category term='Deficit hospitalier'/><category term='propos'/><category term='oms'/><category term='sante mentale'/><category term='Regroupement hopitaux'/><category term='EIG'/><category term='organisation des soins'/><category term='Alzheimer'/><category term='ordre infirmier'/><category term='femmes'/><category term='ETP'/><category term='T2A'/><category term='gestion des risques'/><category term='management'/><category term='ars'/><title type='text'>Prepa Concours IFCS</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>135</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-8174391774296314089</id><published>2011-04-03T08:39:00.000+02:00</published><updated>2011-04-03T08:40:32.447+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deficit hospitalier'/><title type='text'>Le démantèlement de l'hôpital public</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="firstLine"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="dropcap"&gt;N&lt;/span&gt;ous savons tout  l'attachement que portent les habitants à leur hôpital, service public  le plus apprécié des Français et pierre angulaire de notre système de  santé. Or, force est de constater qu'il se trouve aujourd'hui à la  croisée des chemins, d'une part devant évoluer pour faire face à de  profondes mutations sanitaires et sociales, d'autre part confronté à un  démantèlement rarement vu auparavant. Situé en plein cœur de Paris,  l'Hôtel-Dieu, qui accueille annuellement 120 000 urgences et 350 000  consultations (60 % des consultants venant d'Ile-de-France, hors Paris)  illustre de façon particulièrement emblématique cette situation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour s'adapter et promouvoir la médecine du XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle,  l'hôpital public se doit d'opérer une mutation. La chronicisation de  certaines maladies comme le cancer, l'apparition de nouveaux  traitements, le vieillissement de la population, le développement  important de certaines pathologies, diabète, obésité, sont autant de  bouleversements qui appellent de nouvelles prises en charge et  impliquent une vaste réorganisation de l'hôpital. Face à ces évolutions,  la prise en charge des personnes dans leur cadre de vie et le  développement des soins ambulatoires, gages de la réduction des  hospitalisations conventionnelles, sont autant de défis à relever.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour être efficace, une politique de santé publique ambitieuse se  doit de réfléchir à une meilleure articulation entre l'hôpital et les  acteurs de santé du territoire, comme le champ médico-social, ou la  médecine de ville. Elle se doit de développer également des actions de  prévention, de dépistage, de suivi "personnalisé" des patients à risque.  Enfin, à l'heure où l'accroissement des inégalités fragilise notre  société, plus que jamais, l'indispensable égalité d'accès aux soins doit  être au cœur d'une nouvelle politique de santé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Bien que fondamentales, ces questions d'avenir sont éclipsées par une brutale politique de mise à mal de l'hôpital public.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On savait déjà l'hôpital public en danger. Dès 2008, dans le contexte du vote de la &lt;a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=7629C7354363244707A2CD0BC8F24389.tpdjo11v_1?cidTexte=JORFTEXT000020879475&amp;amp;categorieLien=id" target="_blank"&gt;loi Bachelot&lt;/a&gt;,  des mouvements réunissant professionnels et personnalités  reconnues (comme Sauvons l'hôpital, ou le Mouvement de défense de  l'hôpital public) avaient largement relayé et commenté les dangers qui  menacent l'hôpital : logiques de rentabilité, gouvernance défaillante,  installation d'une médecine à plusieurs vitesses, découragement des  personnels, etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aujourd'hui, on assiste à son démantèlement. A titre d'exemple, dans  nos quartiers du centre de Paris, la directrice de l'Assistance  publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a décidé le transfert des bureaux  administratifs du siège de l'AP-HP vers l'Hôtel-Dieu, fermant ainsi  presque tous les services de soin de l'hôpital, bien desservi par un  important réseau de communication et donc très accessible. Remplacer des  services médicaux par des bureaux ne repose que sur une seule logique,  avouée par la direction, vendre les immeubles libérés par le  siège, situés en face de l'Hôtel de Ville de Paris, et ainsi réaliser  une juteuse opération de spéculation immobilière, susceptible de combler  très partiellement le déficit de l'AP-HP .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Cette décision traduit une double crise : &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une crise d'identité. Voilà qu'une politique immobilière fait office  de politique de santé. Ainsi, comment qualifier une politique de santé  qui ferme des services de soin pour y installer des bureaux ? Comment  qualifier une politique de court terme fondée sur la spéculation  immobilière, avec pour unique logique celle de la rentabilité ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une crise de la gouvernance. Au travers de sa décision unilatérale  qui condamne à terme l'Hôtel-Dieu sans aucune information préalable ni  concertation, la direction de l'AP-HP, sous les ordres du ministère de  la santé, illustre parfaitement cette politique systématique de mépris  menée par l'actuel gouvernement. Après les enseignants et les juges, le  personnel hospitalier est traité sans aucune considération. A ce titre,  en évinçant les élus des commissions de surveillance des hôpitaux, la  loi Bachelot avait préalablement scellé la coupure entre la vie  citoyenne et la santé publique, interdisant tout regard des citoyens sur  leur système de santé, laissant aux techniciens, voire aux technocrates  le “soin” de conduire des réformes étrangères aux besoins des  populations.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cette crise n'est pas spécifiquement celle de l'Hôtel-Dieu, car tout  un système se trouve menacé. Ce qui affecte aujourd'hui l'Hôtel-Dieu  n'est que la déclinaison locale d'une voie ouverte à la privatisation du  système de santé. Au sein de l'AP-HP, d'autres hôpitaux sont menacés de  fermeture, Tenon dans le XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement, Antoine Béclère  à Clamart, et de nombreux services partout sur Paris. L'égalité d'accès  aux soins prend un mauvais coup. La suite, nous la connaissons, il  suffit d'observer certains "exemples" étrangers : faute de pouvoir se  faire soigner dans une structure publique près de chez soi, les  habitants vont devoir se tourner vers les cliniques et assureurs privés.  Bref, se dessine une médecine de confort pour ceux qui ont les moyens,  pour les autres la vétusté de l'hôpital public.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'Hôtel-Dieu, fut récemment promoteur d'une réflexion sur les  mutations sanitaires et sociales, porteur d'un projet pour le système de  santé de demain, fondé sur les urgences, l'ambulatoire et un hôpital  universitaire de santé publique.  L'AP- HP, qui voulait en faire &lt;em&gt;"l'hôpital de santé publique de demain"&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;"le symbole de l'innovation et de l'ambition en matière de santé"&lt;/em&gt;,  dixit son ancien directeur général, n'a rien trouvé de mieux à faire  que programmer sa fermeture, pour réaliser une opération de spéculation  immobilière. Cela illustre parfaitement une société où l'argent est roi,  et où l'humain n'est plus au cœur des politiques. Triste avenir pour  les générations futures.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-8174391774296314089?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/8174391774296314089/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2011/04/le-demantelement-de-lhopital-public.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/8174391774296314089'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/8174391774296314089'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2011/04/le-demantelement-de-lhopital-public.html' title='Le démantèlement de l&apos;hôpital public'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-4063515034640361330</id><published>2010-11-27T19:23:00.002+01:00</published><updated>2010-11-28T12:20:14.678+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='EIG'/><title type='text'>Neuf cents accidents médicaux, en moyenne, surviennent chaque jour dans les hôpitaux</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Neuf cents accidents médicaux, en moyenne, surviennent chaque jour dans les hôpitaux et cliniques français, révèle&lt;a href="http://www.sante-sports.gouv.fr/no-17-les-evenements-indesirables-graves-associes-aux-soins-observes-dans-les-etablissements-de-sante.html" target="_blank"&gt; la deuxième enquête nationale&lt;/a&gt;  sur les événements indésirables graves liés aux soins (Eneis), publiée  par le ministère du travail et de la santé. Sur ce total, quatre cents  seraient &lt;em&gt;"évitables"&lt;/em&gt; estime le rapport. Ce résultat élevé est proche de celui de 2004.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="width: 100%; margin-top: 25px; text-align: justify;"&gt;&lt;div style="visibility: hidden; display: none;" class="banner300" id="pubOAS_middle"&gt;  &lt;center&gt;&lt;/center&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Chaque année, ce sont donc entre 275 000 et 395 000 &lt;em&gt;"événements indésirables graves"&lt;/em&gt; (EIG) qui surviendraient dans les établissements hospitaliers français, estime l'étude. &lt;em&gt;"Globalement, ça n'est pas brillant"&lt;/em&gt;, convient &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/5791/philippe-michel.html" class="listLink"&gt;Philippe Michel&lt;/a&gt;,  directeur du Comité de coordination de l'évaluation clinique et de la  qualité en Aquitaine (CCECQA), coauteur de l'étude réalisée avec la  Drees (évaluation et statistique). &lt;em&gt;"Mais cela ne doit pas masquer  les progrès qui ont été faits, par exemple en anesthésie-réanimation ou  contre les infections nosocomiales, c'est-à-dire contractées à  l'hôpital"&lt;/em&gt;, tempère-t-il.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les EIG évitables (de&lt;em&gt; 1&lt;/em&gt;60 000 à 290 000 par an) sont ceux &lt;em&gt;"qui  n'auraient pas eu lieu si les soins avaient été conformes à la prise en  charge considérée comme satisfaisante au moment de leur survenue"&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;"Vingt pour cent des EIG évitables survenus à l'hôpital ou en clinique sont associés à des médicaments (...). Ils&lt;/em&gt;&lt;em&gt; sont en cause dans quasiment la moitié des cas d'EIG ayant entraîné une hospitalisation"&lt;/em&gt;, ajoute Philippe Michel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;DES ACCIDENTS EN LIEN AVEC DES CONDITIONS DE TRAVAIL DÉGRADÉES&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il évoque le problème des traitements anticoagulants, où l'on  n'enregistre guère de progrès, avec des traitements compliqués qui  peuvent être difficiles à gérer par des patients âgés. Autre tendance, &lt;em&gt;"une  augmentation des hospitalisations pour infection du site opératoire,  qui peut être liée à l'identification au domicile d'une infection  contractée dans un établissement de santé&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Mais cela peut être aussi la conséquence d'une mauvaise prise en charge des plaies opératoires en ambulatoire &lt;/em&gt;[hors de l'hôpital]&lt;em&gt;"&lt;/em&gt;, dit-il. Comme en 2004, l'étude pointe des &lt;em&gt;"défaillances humaines des professionnels"&lt;/em&gt;, moins souvent en lien avec des défauts de connaissances qu'avec des conditions de travail dégradées, &lt;em&gt;"une supervision insuffisante des collaborateurs"&lt;/em&gt; ou encore une &lt;em&gt;"mauvaise organisation"&lt;/em&gt; ou un &lt;em&gt;"déficit de communication entre professionnels"&lt;/em&gt;, note le Dr Michel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cependant, tous les événements indésirables liés aux soins ne sont  pas considérés comme évitables. Ils peuvent aussi résulter de risques  auxquels est exposé le patient dans le cadre de soins optimaux, souligne  l'étude. Ils touchent plus fréquemment des patients fragiles, âgés,  souvent déjà dans un mauvais état de santé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le plus souvent, l'événement indésirable entraîne un prolongement  d'hospitalisation, mais le pronostic vital ou une incapacité à la sortie  de l'hôpital peuvent être en jeu, voire, plus rarement, la mort.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;--------------------------------------------------------&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;span class="dropcap"&gt;N&lt;/span&gt;euf cents accidents médicaux, en  moyenne, surviennent chaque jour dans les hôpitaux et cliniques  français, dont quatre cents seraient évitables, selon une nouvelle étude  du &lt;a href="http://www.sante-sports.gouv.fr/no-17-les-evenements-indesirables-graves-associes-aux-soins-observes-dans-les-etablissements-de-sante.html" target="_new"&gt;ministère de la santé&lt;/a&gt;. Ces &lt;/em&gt;&lt;em&gt;"événements  indésirables graves" (EIG) ont des causes multiples, sur lesquelles  revient Nicolas Gombault, directeur de la mutuelle d'assurance du corps  de santé français  Sou médical et membre de l'association &lt;a href="http://www.prevention-medicale.org/l-association/le-conseil-scientifique/conseil-scientifique.html#" target="_blank"&gt;La Prévention médicale&lt;/a&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="width: 100%; margin-top: 25px; text-align: justify;"&gt;&lt;div style="visibility: hidden; display: none;" class="banner300" id="pubOAS_middle"&gt;  &lt;center&gt;&lt;/center&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le chiffre de 900 accidents médicaux par jour vous paraît-il élevé ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/edb9/nicolas-gombault.html" class="listLink"&gt;Nicolas Gombault&lt;/a&gt; :&lt;/strong&gt;  Cette étude conforte les données dont nous disposons. Il faut noter que  le nombre de sinistres déclarés est beaucoup plus faible : de 12 à 15  000 accidents chez les médecins praticiens et en hôpitaux et cliniques  donnent lieu à des réclamations par an. Cette étude-ci est fondée sur  les cas avérés d'EIG signalés par les professionnels de santé. Le nombre  d'EIG reste en fait faible par rapport au volume des actes médicaux,  estimé à environ 500 millions d'actes médicaux remboursés par les  caisses d'assurance maladie par an. Mais il reste toujours trop  important, notamment si l'on considère que 40 à 50 % d'EIG sont  évitables. Pour le reste, il faut savoir que toute prescription  médicamenteuse ou tout acte médical peut comporter des risques. Et, si  l'on est alcoolique, diabétique ou hypertendu, on a plus de risques de  contracter des maladies nosocomiales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;A qui la faute ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les EIG sont très variés et peuvent aller de la chute d'un patient  dans un couloir à une faute évidente du personnel médical comme laisser  sortir le patient opéré sans anticoagulants, ou se tromper de patient ou  de côté à opérer. Les causes sont multiples et plurisectorielles :  défaut ou erreur de médicamentation, erreurs et défaillances humaines,  infections nosocomiales ou mauvaise coordination entre professionnels de  santé et entre établissements de santé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ces derniers problèmes dits "systémiques" sont les plus fréquents.  Chaque professionnel de santé est très bon dans son domaine mais il y a  un problème dans la prise en charge globale du patient. C'est toute  l'organisation du système de soins qui peut être remise en cause. La  multiplicité des tâches du personnel de santé et le manque de personnel  jouent notamment sur cette organisation, mais il est difficile de dire  qu'il y a une dégradation sur ce point ces dernières années. Ce sont  davantage les pratiques qui sont en cause et le manque de prise en  considération des risques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Prenons le cas d'une opération de prothèse globale de la hanche  gauche où le patient se retrouve finalement opéré de la hanche droite.  La première réaction est de dire que la faute incombe au chirurgien et &lt;em&gt;in fine&lt;/em&gt;,  s'il y a plainte, le juge établira la responsabilité du chirurgien.  Mais, quand on creuse, on remarque souvent que l'accident est lié à un  système d'organisation des soins qui n'est pas efficient, où aucune  procédure n'a été mise en place pour empêcher l'accident, comme par  exemple la check-list utilisée aux Etats-Unis. Cette dernière, qui  consiste à vérifier tous les paramètres avant l'opération, n'est  obligatoire que depuis peu. En obligeant le chirurgien à apposer ses  initiales sur la hanche à opérer, on limite les risques d'erreur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Quelles mesures doivent être prises pour réduire le nombre des EIG ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Outre l'introduction de procédures de vérification comme la  check-list, le passage, il y a quelques jours, du décret d'application  obligeant chaque établissement de santé à déclarer tout EIG va dans le  bon sens : cette déclaration permettra de mieux connaître les causes des  EIG pour éviter les erreurs. Elle va changer en profondeur les  pratiques et instaurer une culture de la sécurité et de la qualité qui  n'est actuellement pas une priorité. En matière de prévention des  risques, il est nécessaire de passer d'une culture défensive à une  "culture de l'erreur". Il faut repenser l'organisation des  établissements de santé en ce sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Sur quoi portent les réclamations en matière d'accidents médicaux ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Elles varient d'une spécialité à l'autre. Il y a plus de généralistes  que de spécialistes mais l'on estime que seul un généraliste sur cent  est visé chaque année par une réclamation, contre un chirurgien sur  deux. Pour les généralistes, ce sont en majorité des erreurs de  diagnostic. La plupart du temps, le médecin est passé à côté de la  maladie. Pourquoi ? L'exemple typique est la méningite, où le patient a  été vu dans le cadre d'une routine d'épidémie de grippe, entre 36  patients atteints de grippe. Le médecin n'a pas cherché un autre  diagnostic. Il faut mettre en place une méthodologie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La communication avec le praticien est un facteur déterminant.  Certains médecins, quand l'événement est survenu, ne savent pas  communiquer et ne savent pas reconnaître qu'il y a eu un incident. C'est  une cause significative des réclamations. On reproche également  beaucoup au médecin des manquements au devoir d'information.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le nombre de réclamations est-il en augmentation ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Globalement, les réclamations sont en nette augmentation. La  jurisprudence évolue vers davantage de mise en cause de la  responsabilité des médecins et une plus grande sévérité des magistrats :  68 % des dossiers jugés sur le fond se terminent par une condamnation  et le coût moyen des indemnités augmente. C'est une très grande source  d'inquiétude pour ceux qui sont les plus exposés au risque : les  chirurgiens et obstétriciens. Ces derniers peuvent être condamnés à  titre personnel à des indemnités importantes, ce à quoi il faut trouver  une solution. Car, à échéance, on va vers la suppression des  obstétriciens en clinique&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-4063515034640361330?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/4063515034640361330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/11/neuf-cents-accidents-medicaux-par-jour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/4063515034640361330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/4063515034640361330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/11/neuf-cents-accidents-medicaux-par-jour.html' title='Neuf cents accidents médicaux, en moyenne, surviennent chaque jour dans les hôpitaux'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-5065407739466963838</id><published>2010-11-06T14:05:00.000+01:00</published><updated>2010-11-06T14:07:31.938+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='formation cadre'/><title type='text'>Histoire d’une trans-formation : entreprendre des études d’infirmier quand on est aide soignant</title><content type='html'>&lt;div class="texte"&gt;&lt;p&gt; En France, la formation tout au long de la vie  est possible par le biais de la formation continue et la formation  professionnelle. Elles permettent de se maintenir dans la vie active en  réactivant, en enrichissant ses connaissances, ses compétences et en  permettant d’évoluer au cours de sa carrière. En ce qui concerne la  formation professionnelle hospitalière, une étude de la DREES , réalisée  en 2000, montre que le nombre d’étudiants infirmiers qui étaient  auparavant professionnels de santé a tendance à augmenter. Ce chiffre  s’élève à 8.5 % en France. C’est le cas des aides soignants qui peuvent  se présenter aux épreuves de sélection du concours d’admission à  l’Institut de Formation en Soins Infirmiers pour leur permettre  d’évoluer professionnellement.&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;Devenir infirmier par promotion professionnelle&lt;/h3&gt; &lt;p&gt; Au cours de mon exercice professionnel à l’IFSI, j’ai accompagné des  étudiants qui étaient aides soignants auparavant. C’est au cours de ces  accompagnements que je me suis aperçue que certains avaient quelques  difficultés à suivre la formation malgré leur statut d’aides-soignants  voire étaient en situation d’échec. En effet, j’ai relevé dans les  dossiers que certains avaient des difficultés de compréhension mais  aussi d’analyse notamment en ce qui concerne le raisonnement clinique,  les démarches de soins à entreprendre. Lors des accompagnements,  certains arrivaient à prendre de la distance et à améliorer leurs  résultats en se questionnant mais pour d’autres, cela étaient plus  difficile voire impossible. J’avais le sentiment que malgré  l’accompagnement mis en œuvre, ils ne prenaient pas conscience de leurs  difficultés et restaient sur leurs positions. Ceci leur posa problème  dans leur formation car ils n’évoluaient pas dans leur apprentissage.  J’ai enfin observé que les étudiants étaient motivés dans leur étude  mais ils bloquaient et ne pouvaient plus produire. En effet, certains  travaillaient durement, de manière régulière pour réussir à mémoriser  les cours, pour les comprendre. Mais malgré les efforts fournis par les  étudiants, le résultat restait médiocre voire insuffisant.&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;Une rupture professionnelle&lt;/h3&gt; &lt;p&gt; La formation d’infirmière réalisée par le biais de la formation  professionnelle est perçue comme une progression dans la carrière  professionnelle de l’aide-soignant car il s’agit d’une ascension dans sa  vie professionnelle, d’une opportunité à saisir. Mais ce dernier a-t-il  mesuré l’impact de la formation, les remises en cause, les réflexions  que cela demande ? En fonction de leurs représentations sur la  profession infirmière, les aides-soignants décident ou non d’effectuer  cette formation. En effet, quand ils travaillent dans les services de  soins, les aides-soignants observent le travail de l’infirmière. Ils se  forgent une opinion sur ce travail, sur la façon d’être de l’infirmière,  sur son rôle. Cependant, la complexité de la formation leur échappe et  ils prennent conscience des difficultés seulement quand ils investissent  la formation. Tout ce qui est du domaine de la responsabilité, les  échanges avec les médecins, la réflexion sur la prise en charge du  patient…, ils n’en n’ont pas conscience de suite. Ceci peut créer des  remises en question, des doutes quand ils commencent à réaliser l’impact  de la formation et de l’investissement que cela demande.&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;Le point de vue des acteurs&lt;/h3&gt; &lt;p&gt; Les étudiants évoquent que la remise en cause n’est pas un problème  en soi, ils changent leurs habitudes et pour eux, c’est un aspect  positif de la formation. Il faut &lt;i&gt;« Avoir un œil critique pour évoluer ».&lt;/i&gt; Cependant, un élève dit : &lt;i&gt;« Par réflexe, je pense que je reproduis ce que j’ai appris, il y a quelques années par habitude ».&lt;/i&gt;  Cet étudiant met bien en avant le fait que les habitudes sont  difficiles à changer mais que c’est aussi une sécurité. Plusieurs  étudiants expliquent que ce n’est pas chose facile que de trouver sa  place. Une étudiante témoigne de son expérience lors de son premier  stage où elle s’était présentée comme étudiante infirmière mais ancienne  aide-soignante. &lt;i&gt;« Les soignants me voyaient comme une collègue et non pas comme une étudiante ».&lt;/i&gt;  Cette confrontation entre le statut d’étudiant et celui de  professionnel est perçue de manière difficile pour les étudiants. Un  autre dit : &lt;i&gt;« Au début, je me sentais perdu car je ne savais pas ce  que j’avais ou non le droit de faire en tant qu’étudiant. Et surtout, je  n’était plus dans le service comme aide-soignant ».&lt;/i&gt; Ceci exprime  bien que les étudiants en promotion professionnelle ont quelques  difficultés à trouver leur place. La plupart évoquent la difficulté de  se remettre à apprendre au début de leur formation. Mais cette  difficulté s’estompe un peu une fois le rythme repris. Ils exposent le  fait qu’ils utilisent ce qu’ils ont appris en travaillant pour  progresser dans la formation. &lt;i&gt;« Mais je m’aperçois que mon expérience me permet quand même d’apprendre parce que je l’utilise pour mes cours ».&lt;/i&gt;  L’étudiant exprime que son expérience lui sert pour apprendre et  notamment dans certaines circonstances à comprendre les situations. Sur  les quatre étudiants, un seul expose le fait qu’il n’est pas toujours  facile de comprendre les cours. Trois formateurs ont été interrogés et  mettent en avant le fait que ce ne sont pas les étudiants, aides  soignants auparavant qui ont le plus de facilités au cours de leurs  études. Un formateur dit que l’expérience n’est pas toujours un plus  pour la formation, un autre évoque que ces étudiants ont quand même  parfois des difficultés. Ces différents entretiens révèlent que ces  étudiants ont des difficultés de remise en cause par rapport à leur  travail. Les formateurs expliquent qu’ils savent ou plutôt pensent avoir  raison. &lt;i&gt;« Ils ont de la pratique et pour eux, c’est acquis »&lt;/i&gt;  exprime un formateur, c’est-à-dire que l’étudiant ne va pas remettre en  question ses acquis. Ils ont des difficultés dans la prise de distance  avec leur travail. De plus, lors de ces entretiens, les formateurs  expriment que ces étudiants ne se posent pas forcément de questions. Ils  font les choses par habitude, selon des procédures sans comprendre  forcément pourquoi ils le font. Un des formateurs le verbalise en  exposant ce que disent certains étudiants : &lt;i&gt;« Nous on fait comme cela, j’ai appris à mettre l’alèze comme cela ».&lt;/i&gt;  Ceci confirme que l’étudiant reste centré sur sa méthode et ne  s’interroge pas. Un formateur met en avant le fait que les étudiants  devraient utiliser leurs acquis pour avancer en tant qu’étudiant  infirmier. Je cite : &lt;i&gt;« Les connaissances qu’ils ont acquises, ils ne savent pas les mobiliser pour devenir des professionnels infirmiers ».&lt;/i&gt;  Ceci signifie que les étudiants ne tirent pas profit de ce qu’ils  connaissent déjà. Un élément important ressort également : ils changent  d’identité et ce passage de la posture aide-soignant à la posture  d’étudiant infirmier leur est difficile. Un formateur explique qu’il  faut &lt;i&gt;« Déconstruire leur identité d’aide-soignant ».&lt;/i&gt; Ce changement crée de l’insécurité chez l’étudiant, &lt;i&gt;« Ils ont peur d’aller vers l’inconnu ».&lt;/i&gt; En effet, l’étudiant pensait savoir et il se rend compte qu’il ne détient pas la vérité. Ce formateur évoque le terme de &lt;i&gt;« Résistance au changement ». « Ils s’accrochent à la formation aide-soignante ».&lt;/i&gt;  Ce cadre de santé utilise des termes forts pour montrer que les  étudiants sont en insécurité et qu’ils ont quelques difficultés à  changer. De plus, certains reprennent leur place d’aide-soignant en  stage. Cette notion d’identité apparaît dans les trois entretiens, les  formateurs expliquent que ces étudiants n’ont pas un positionnement  facile. Un formateur évoque que ces étudiants ont perdus leurs repères. &lt;i&gt;« Ils ne sont plus aide-soignant mais ils ne sont pas encore infirmier ».&lt;/i&gt;  Ils mettent en avant également le fait qu’ils ont du mal à trouver leur  place par rapport à leurs pairs. Notamment, dans l’enceinte de l’IFSI,  les autres étudiants les voient comme des professionnels. Ces trois  formateurs expriment que les étudiants ont des difficultés en ce qui  concerne la compréhension, la mobilisation de leur connaissance mais  aussi des difficultés de réflexion. Deux formateurs expriment la notion &lt;i&gt;« D’intelligence limitée »&lt;/i&gt;  en parlant de ces étudiants pour évoquer ces problèmes de  compréhension, d’analyse des situations de travail. De plus, un  formateur explique que ces étudiants apprennent par cœur sans pour  autant comprendre le sens de ce qu’ils apprennent. Ainsi, la perception  du point de vue étudiant diffère de celui du formateur. Certains  étudiants ont des difficultés de compréhension et d’analyse mais ne le  verbalisent pas. Pour eux, les problèmes se situent plus dans leur  statut d’étudiant.&lt;/p&gt;&lt;div class="texte"&gt;&lt;h3 class="spip"&gt;Apprendre pour des adultes en formation, un rapport singulier au savoir&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Apprendre vient du latin « apprehendere » qui signifie saisir,  concevoir et comprendre. Ce terme a une double signification :  appréhender dans le sens acquérir un savoir et appréhender qui fait  référence au caractère affectif et émotionnel de ce terme. Pour  apprendre, il ne suffit pas d’acquérir un savoir mais aussi de  s’intéresser à la manière de l’acquérir.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le rapport au savoir selon Françoise Hatchuel  peut se définir comme  « Un processus par lequel un sujet, à partir de savoirs acquis, produit  de nouveaux savoirs singuliers lui permettant de penser, de transformer  et de sentir le monde naturel et social [&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nb1" class="spip_note" rel="footnote" title="HATCHUEL (F). Savoir, apprendre, transmettre. Paris, La Découverte, 2007, (...)" id="nh1"&gt;1&lt;/a&gt;] »  . C’est, selon cet auteur un processus dynamique dans le sens où à  partir de ses savoirs antérieurs, l’apprenant va construire de nouveaux  savoirs. Le sujet évolue tout au long de la vie à partir de ce qu’il  sait ou non et de la façon dont il se situe par rapport au savoir. En  sociologie, le rapport au savoir de l’étudiant tire son origine de ce  qu’il a vécu antérieurement. Il est fonction de la famille dans laquelle  l’étudiant vit. En effet, nous n’avons pas la même perception de  l’école en fonction de nos origines familiales. L’impact de la mauvaise  note, le regard porté par les parents sur les résultats de l’enfant est  différent en fonction des familles.  La notion d’appartenance au groupe  et la culture du groupe tiennent une place importante dans la  construction du rapport au savoir. Il peut se produire un choc des  cultures c’est-à-dire que l’étudiant a la sensation de trahir son groupe  d’appartenance. Il ne se reconnaît plus dans ce nouveau groupe.  La  classe sociale de ses parents, de ses proches, peut influer sur son  rapport au savoir. En effet, ceci provoque une non reconnaissance de la  part de ses pairs au sein de l’institution. Par exemple, l’aide soignant  qui se forme pour devenir infirmier peut ne plus être reconnu par ses  collègues aides soignants. Pour réussir à l’école, il faut s’inscrire  dans une nouvelle identité et de ce fait dans une nouvelle catégorie  sociale.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;En ce qui concerne le parcours scolaire, des « séquelles » peuvent  subsister suite à des expériences scolaires vécues négativement par  l’apprenant. Ce peut-être dû à un évènement qui s’est produit quand le  sujet était enfant. Différentes causes peuvent en être à l’origine. Par  exemple, ce peut-être lors de mauvaises relations professeurs-élèves ou   lors de vécu difficile au cours de certaines évaluations. Suite à ces  évènements, le rapport au savoir est alors fondé sur des représentations  négatives de l’apprenant. Ceci peut avoir des conséquences sur son  apprentissage futur. En effet, dans ce contexte, le savoir peut être  facteur de stress, d’angoisse pour l’apprenant. Le rapport au savoir est  unique c’est-à-dire qu’il est propre à chaque individu. Chaque personne  construit son propre rapport au savoir dans le sens ou chacun a un vécu  personnel de son parcours scolaire et de son expérience  professionnelle. Il n’existe pas deux parcours de vie identique. Au  cours de la formation infirmière, le savoir est sans cesse remis en  question, l’apprentissage dépend de la personne elle-même, de ses  questionnements et du contexte.   Le constructivisme contribue à la compréhension de la construction du  savoir par l’étudiant. Ce dernier ne se transmet pas, il se construit à  partir des représentations et des connaissances des étudiants. Le but  étant que les nouvelles informations prennent sens pour eux. C’est par  la mise en action que l’apprenant va construire son savoir, structurer  sa pensée et apprendre. A partir de ce qu’il sait déjà, il va  appréhender des connaissances nouvelles et donc apprendre. Le  constructivisme de Piaget correspond à un apprentissage qui se construit  dans l’interaction entre le sujet apprenant et l’objet d’apprentissage.  &lt;i&gt;« Apprendre, ce n’est pas substituer des connaissances nouvelles à  des connaissances préalables mais bien transformer des connaissances  préalables en connaissances nouvelles [&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nb2" class="spip_note" rel="footnote" title="BOURGEOIS (E) et NIZET (J). Apprentissage et formation des adultes. Paris, (...)" id="nh2"&gt;2&lt;/a&gt;] »&lt;/i&gt;  . Pour inciter une personne à apprendre, il existe une notion de  désapprentissage. Il faut transformer les représentations de l’apprenant  pour entraîner une prise de conscience.&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;La relation pédagogique selon Carl Rogers&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Selon Rogers (psychologue américain), l’apprentissage se définit  comme une appropriation de sens pour le sujet. Le formateur est une  ressource humaine mais il ne sait pas tout. Il encourage l’élève à  chercher l’information. Ceci signifie que l’apprentissage nécessite une  implication de l’étudiant pour apprendre. Selon lui, il est nécessaire  de faire émerger les aptitudes de l’étudiant et le comportement de  découverte pour susciter le désir d’apprendre. Cela permet à l’étudiant  de s’appuyer sur ses propres connaissances en exploitant son propre  savoir. A partir de là, il pourra alors progresser. Platon appelle cette  théorie : la théorie de la réminiscence. Pour apprendre, il faut se  ressouvenir c’est-à-dire faire appel à ses connaissances antérieures.  Pour Platon, savoir c’est savoir que l’on ne sait rien. La prise de  conscience de son ignorance est nécessaire pour chercher les solutions.  Celle-ci ne peut se faire que si les conditions sont créées par le  formateur. Rogers ajoute : &lt;i&gt;« La connaissance est un objet qui ne se transmet pas mais naît de et de part l’expérience personnelle [&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nb3" class="spip_note" rel="footnote" title="ROGERS (C). Liberté pour apprendre, Paris : Edition Dunod, Paris, 1976, p (...)" id="nh3"&gt;3&lt;/a&gt;] »&lt;/i&gt;  .  Il fait référence à l’autostructuration de la connaissance  c’est-à-dire que l’apprenant doit être impliqué dans son apprentissage  pour pouvoir apprendre. &lt;i&gt;« Les connaissances antérieures conditionnent fortement l’apprentissage de données nouvelles [&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nb4" class="spip_note" rel="footnote" title="BOURGEOIS (E). Apprendre et faire apprendre. Paris, Presse Universitaire de (...)" id="nh4"&gt;4&lt;/a&gt;] »&lt;/i&gt;  . Il met l’accent sur la nécessité d’utiliser les connaissances  antérieures pour apprendre de nouveaux savoirs. Pour ce faire, il est  important d’instaurer une relation pédagogique au cours de laquelle, le  formateur est un médiateur. Cependant, il doit avoir conscience que tous  les étudiants ne progressent pas à la même vitesse et surtout pas comme  lui le souhaiterait. En effet, tous les étudiants ne se ressemblent  pas, c’est pourquoi il est nécessaire d’adapter, d’individualiser  l’accompagnement en fonction de chaque étudiant. De plus, le formateur  doit être à l’écoute de l’étudiant notamment lors des suivis  pédagogiques individuel. Il doit faire preuve de congruence,  considération positive, individuelle et d’empathie. Il doit être  authentique dans la relation qu’il instaure avec l’étudiant.&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;La spécificité de l’apprentissage de l’adulte en formation&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Selon Madame Gourdon Monfrais, apprendre pour l’adulte en formation  est fonction de chaque individu, de son vécu, de son itinéraire.  L’apprentissage est marqué des réussites et des échecs de chacun. Il est  en rapport avec les différentes expériences positives et négatives  vécues mais aussi en rapport direct avec notre vécu à l’école. La  formation de l’adulte commence avec son projet. Elle va bouleverser le  statut intérieur de l’étudiant, elle va le transformer.  C’est pourquoi  l’étudiant doit être motivé pour réussir son apprentissage et son projet  professionnel. Entreprendre une formation c’est être en quête d’une  nouvelle identité. La formation est le moment qui sert à négocier, à  tester cette nouvelle identité.  L’adulte en formation passe d’une  identité au travail à une construction d’identité professionnelle. Pour  les étudiants en promotion professionnelle, ils passent d’un statut  aide-soignant à un statut d’étudiant infirmier. Il faut alors construire  cette nouvelle identité. Cela nécessite un effet de résonance pendant  la formation qui va permettre ce travail de construction.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Sandra Bellier définit l’objectif de la formation professionnelle.  Pour elle, « Il s’agit de faire en sorte que quelqu’un qui ne savait  pas, sache et utilise ce qu’il a appris [&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nb5" class="spip_note" rel="footnote" title="BELLIER (S). Ingénierie en formation d’adultes. Paris, Editions (...)" id="nh5"&gt;5&lt;/a&gt;]. »   . Elle nous explique que l’adulte en formation a besoin de savoir  pourquoi il apprend, il doit comprendre le sens de ce qu’il apprend. La  formation adulte passe par la compréhension de l’action. Cette notion de  compréhension de l’action n’a de sens que parce qu’elle s’appuie sur  des mises en action au cours de la formation : des situations  d’engagement de l’apprenant. La motivation est un facteur  d’apprentissage important pour l’adulte. Elle peut être intrinsèque  c’est-à-dire liée au plaisir d’apprendre, car l’adulte apprend en  premier pour lui-même. Selon Sandra Bellier. &lt;i&gt;« On ne force pas un  adulte à apprendre s’il ne comprend pas à quoi cela peut lui servir,  s’il ne saisit pas le sens de l’effort de ce qui lui est demandé [&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nb6" class="spip_note" rel="footnote" title="BELLIER (S). Opus cite  p : 23" id="nh6"&gt;6&lt;/a&gt;]. »&lt;/i&gt;  . Il s’agit bien d’une démarche personnelle. La motivation est  nécessaire pour apprendre mais cela ne suffit pas pour conduire un  changement au cours de la formation. Sandra Bellier explique que  l’adulte en formation aborde sa formation à partir de ses  représentations. Il est nécessaire de comprendre le rôle des  connaissances antérieures. En ce qui concerne la formation adulte,  apprendre est différent d’une transmission de savoir car il a déjà un  vécu qui lui permet d’aborder la formation de manière différente,  d’avoir une perception différente. L’apprenant doit effectuer un travail  d’appropriation des savoirs avec l’aide du formateur. Cependant, il  peut exister des difficultés pour réapprendre car réapprendre suscite  une nouvelle mise en relation, l’utilisation de son cadre de référence.  Ceci suscite également de déconstruire son savoir initial notamment en  le réinterrogeant. Il est nécessaire d’avoir conscience que l’on ne sait  pas. De plus, chaque apprenant est unique et possède un vécu unique. &lt;i&gt;« L’apprentissage  ne part jamais de rien : chacun apprend en fonction de ce qu’il sait  déjà, et réagit aux nouvelles acquisitions selon ses caractéristiques  propres et son vécu [&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nb7" class="spip_note" rel="footnote" title="CHIOUSSE (S). Pédagogie et apprentissage des adultes. Etat des lieux et (...)" id="nh7"&gt;7&lt;/a&gt;]. »&lt;/i&gt;  . Sandra Bellier explique que les étudiants ont une maturité affective  et sociale dont il faut tenir compte dans l’apprentissage. C’est  pourquoi il est important que le formateur s’interroge sur la manière  dont il se souvient de ce qu’il a appris auparavant. Il part du principe  que chacun possède des connaissances, des acquis, une intelligence  propre et qu’il faut aller chercher ces données anciennes pour  apprendre. Britt Mari Barth dans son ouvrage intitulé &lt;i&gt;« le savoir en construction »&lt;/i&gt;  explique que les apprenants manquent de confiance en eux notamment en  ce qui concerne leurs capacités intellectuelles ce qui aboutit à  l’échec, l’abandon, le découragement de ces étudiants. Pour éviter que  les étudiants en arrivent là, il faut « Rendre le savoir accessible,  exprimer le savoir dans une forme concrète, engager l’apprenant dans un  processus d’élaboration du sens, guider le processus de construction de  sens et préparer au transfert des connaissances et à la capacité  d’abstraction [&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nb8" class="spip_note" rel="footnote" title="BARTH (B-M). Le savoir en construction. Former à une pédagogie de (...)" id="nh8"&gt;8&lt;/a&gt;] »  . Toutes ces réflexions nous amènent à questionner le rôle du formateur  pour accompagner cette population d’étudiants au cours de leur  formation.&lt;/p&gt;  &lt;h3 class="spip"&gt;La place du formateur dans l’accompagnement des étudiants professionnels&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Au regard de cette analyse, la place du formateur prend sens. Son  rôle va être d’accompagner ces étudiants afin qu’ils investissent la  formation différemment. Carl Rogers explique que la relation pédagogique  est une relation de confiance qui va permettre à l’étudiant d’exprimer  ses émotions, ses représentations, ses résistances afin de pouvoir  progresser au cours de la formation. Le formateur en formation adulte  doit tenir compte des représentations des apprenants comme source de  désapprentissage, de l’importance des enjeux individuels et sociaux et  du capital symbolique de l’apprenant. En effet, les étudiants arrivent  en formation avec leurs représentations de la profession infirmière.  Pour ce faire, il semble nécessaire que les étudiants écrivent leur  récit de vie afin de   savoir argumenter pourquoi ils sont en formation  pour que celle-ci prenne sens pour eux. Car l’adulte a besoin de  comprendre le sens de ses actions. De plus, cette phase diagnostique va  permettre d’avoir un suivi particulier de l’étudiant afin de mieux le  connaître. Ce document va permettre aux étudiants de se questionner et  de construire leur projet professionnel. De plus, je pense qu’il est  nécessaire que l’étudiant le présente à son formateur référent  pédagogique. Il faut faire vivre ce document et le réajuster en début de  semestres 3 et 5 afin de valoriser les acquisitions des étudiants et  leur permettre de prendre confiance en eux. Le médiateur c’est-à-dire le  formateur doit comprendre ce que l’apprenant sait déjà en le laissant  s’exprimer afin de l’accompagner dans son cheminement. De plus il doit  s’appuyer sur les connaissances antérieures de l’apprenant. Dans la  formation adulte, on admet que les étudiants ont de mauvaises habitudes  de travail intellectuel qui  peuvent être un obstacle à l’acquisition de  nouvelles informations mais c’est avec aide que les étudiants pourront  progresser. Il est important que le formateur se questionne également  sur la formation de ces étudiants et sur les propositions à effectuer.  Depuis le référentiel du 31 juillet 2009, concernant la formation  d’infirmière et en fonction de leur critère de sélection, les étudiants  infirmiers en possession du Diplôme d’Etat d’aide-soignant peuvent  valider d’office la compétence 3 (accompagner une personne dans la  réalisation de ses soins quotidiens). Cette validation va permettre de  valoriser ces étudiants en mettant en avant leurs acquis, leurs  compétences.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Cette analyse m’a permis d’identifier différentes raisons qui peuvent  avoir une influence sur l’apprentissage des étudiants infirmiers en  promotion professionnelle. En effet, ce sont des étudiants qui manquent  de confiance en eux notamment en ce qui concerne leur capacité  intellectuelle. Mais ce peut être également leur rapport au savoir qui  peut quelquefois être négatif et de ce fait perturbe les apprentissages  futurs. Le désir d’apprendre, la motivation des apprenants sont des  facteurs à prendre en compte. Un autre axe qui est important pour  l’adulte en formation, c’est la mise en projet et la réflexion du sujet à  partir de ses anciennes connaissances. Les compétences, les  connaissances acquises auparavant sont importantes pour son  apprentissage à venir et également pour la construction de leur identité  professionnelle. Selon Jacqueline Beckers &lt;i&gt;« La construction de l’identité évolue tout  au long de la vie de l’individu. Elle passe d’une identité individuelle à  une identité sociale et une identité professionnelle [&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nb9" class="spip_note" rel="footnote" title="BECKERS (J). Compétences et identité professionnelle. Paris, Editions De (...)" id="nh9"&gt;9&lt;/a&gt;] »&lt;/i&gt; .&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;BIBLIOGRAPHIE&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;img src="http://www.cadredesante.com/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" style="height: 11px; width: 8px;" height="11" width="8" /&gt; Arrêté du 31 juillet 2009 relatif au Diplôme d’Etat d’Infirmier Référentiel &lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.cadredesante.com/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" style="height: 11px; width: 8px;" height="11" width="8" /&gt; BARTH (B-M). Le savoir en construction. Former à une pédagogie de compréhension. Paris, Editions Retz, 1993,  208 p.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.cadredesante.com/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" style="height: 11px; width: 8px;" height="11" width="8" /&gt; BECKERS (J). Compétences et identité professionnelle. Paris, Editions De Boeck, 2007,  347 p.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.cadredesante.com/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" style="height: 11px; width: 8px;" height="11" width="8" /&gt; BELLIER (S). Ingénierie en formation d’adultes. Paris, Editions Liaisons, 1999, 122 p.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.cadredesante.com/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" style="height: 11px; width: 8px;" height="11" width="8" /&gt; BOURGEOIS (E) et NIZET (J). Apprentissage et formation des adultes. Paris, PUF, 1999,  232 p.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.cadredesante.com/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" style="height: 11px; width: 8px;" height="11" width="8" /&gt; BOURGEOIS (E). Apprendre et faire apprendre. Paris, Presse Universitaire de France, 2006, 300 p.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.cadredesante.com/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" style="height: 11px; width: 8px;" height="11" width="8" /&gt; HATCHUEL (F). Savoir, apprendre, transmettre. Paris, La Découverte, 2007,  270 p.&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.cadredesante.com/spip/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" class="puce" alt="-" style="height: 11px; width: 8px;" height="11" width="8" /&gt; ROGERS (C).  Liberté pour apprendre. Paris : Edition Dunod, 1976, 364 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;      &lt;div class="notes"&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nh1" id="nb1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="footnote"&gt;1&lt;/a&gt;] HATCHUEL (F). Savoir, apprendre, transmettre. Paris, La Découverte, 2007,  270 p.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;[&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nh2" id="nb2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="footnote"&gt;2&lt;/a&gt;] BOURGEOIS (E) et NIZET (J). Apprentissage et formation des adultes. Paris, PUF, 1999, p 34.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;[&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nh3" id="nb3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="footnote"&gt;3&lt;/a&gt;] ROGERS (C). Liberté pour apprendre, Paris : Edition Dunod, Paris, 1976, p 156&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;[&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nh4" id="nb4" class="spip_note" title="Notes 4" rev="footnote"&gt;4&lt;/a&gt;] BOURGEOIS (E). Apprendre et faire apprendre. Paris, Presse Universitaire de France, 2006, p 59.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;[&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nh5" id="nb5" class="spip_note" title="Notes 5" rev="footnote"&gt;5&lt;/a&gt;] BELLIER (S). Ingénierie en formation d’adultes. Paris, Editions Liaisons, 1999,  p : 13&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;[&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nh6" id="nb6" class="spip_note" title="Notes 6" rev="footnote"&gt;6&lt;/a&gt;] BELLIER (S). Opus cite  p : 23&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;[&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nh7" id="nb7" class="spip_note" title="Notes 7" rev="footnote"&gt;7&lt;/a&gt;] CHIOUSSE (S). Pédagogie et apprentissage des adultes. Etat des lieux et recommandations. 2001,  p : 43&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;[&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nh8" id="nb8" class="spip_note" title="Notes 8" rev="footnote"&gt;8&lt;/a&gt;] BARTH (B-M). Le savoir en construction. Former à une pédagogie de compréhension. Paris, Editions Retz, 1993,  p : 13.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;[&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?article420#nh9" id="nb9" class="spip_note" title="Notes 9" rev="footnote"&gt;9&lt;/a&gt;] BECKERS (J). Compétences et identité professionnelle. Paris, Editions De Boeck, 2007,  p : 145&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;      &lt;br /&gt;                                &lt;h4&gt;&lt;a href="http://www.cadredesante.com/spip/spip.php?auteur275" title="Marilyne Chesne"&gt;Marilyne Chesne&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-5065407739466963838?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/5065407739466963838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/11/histoire-dune-trans-formation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/5065407739466963838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/5065407739466963838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/11/histoire-dune-trans-formation.html' title='Histoire d’une trans-formation : entreprendre des études d’infirmier quand on est aide soignant'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-1056161327794644074</id><published>2010-07-22T11:34:00.000+02:00</published><updated>2010-07-22T11:35:55.206+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sante environnement'/><title type='text'>La solitude : un chemin vers soi-même</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="firstLine"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="dropcap"&gt;L&lt;/span&gt;e rapport sur la  solitude publié début juillet par &lt;a href="http://www.fondationdefrance.org/" target="_blank"&gt;la fondation de  France&lt;/a&gt; révèle une grande souffrance sociale. Elle est un symptôme  fort de notre manière problématique de vivre avec les autres, et de  vivre avec nous-mêmes. La relation avec les autres nous constitue comme  être humain ; elle est comme le socle sur lequel chacun peut construire  sa vie. Tout au long de notre existence, elle nous façonne ; c'est dans  la relation que se joue une grande partie de notre vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="fenetreBoxesContainer"&gt;&lt;div style="visibility: hidden; display: none;" class="banner300" id="pubOAS_middle"&gt;  &lt;center&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')}&lt;/script&gt;&lt;/center&gt; &lt;/div&gt; &lt;script type="text/javascript"&gt; if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) {    MIA.Pub.OAS.events["pubOAS_middle"] = "pubOAS_middle"; } &lt;/script&gt;&lt;!-- OAS pos:'Frame1' --&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;OAS_AD('Frame1')&lt;/script&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Nous entrons dans le monde en apprenant à être avec les autres. Le  développement psychologique et social de chacun est ainsi marqué par ce  qui se joue dans ses liens avec autrui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ces liens sont des vecteurs à travers lesquels chacun intériorise au  cours de son apprentissage social  des rôles, des normes, des valeurs  sur la manière de vivre avec les autres et de se comporter avec eux de  façon acceptable socialement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aujourd'hui, les relations sont marquées chez de nombreuses personnes  par une dislocation de ces rôles, de ces valeurs, liée en particulier à  la baisse de conscience des responsabilités, de la prolifération des  ersatz relationnels que sont les réseaux sociaux sur Internet, de  l'individualisme désespéré qui se manifeste comme une affirmation  illusoire d'autonomie. Dans le fond, nous n'apprenons plus à vivre  réellement avec les autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les fractures de la vie (chômage, séparation, mort d'un proche,  maladie grave, accident, catastrophe) sont des révélateurs de la  fragilité de nos liens et représentent souvent des atteintes  destructrices : elles nous excluent du monde social, nous rejettent,  nous  isolent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La solitude montre de ce point de vue qu'il ne s'agit pas seulement  d'un problème social d'isolement et de rejet, mais aussi d'une faillite  de notre mode d'existence sociale. Quel est au fond la vraie nature de  nos attachements qui nous construisent, mais qui peuvent aussi nous  détruire ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La solitude apparaît alors aux yeux de beaucoup comme une expérience  négative, triste, affreuse où l'on n'a parfois plus de raisons de vivre.  A cet égard se pose une question fondamentale : est-ce que nous savons  encore vivre avec nous-mêmes ? Si la solitude est  perçue négativement  aujourd'hui, n'est-ce pas  parce que nous n'avons pas pris, ni fait  l'expérience avec nous-mêmes ? Nous ne réalisons ni nous n'acceptons  réellement ce que cela comporte de positif pour vivre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Nous pensons la solitude comme une expérience négative à éviter car  nous  percevons souvent la solitude comme une perte de nous-mêmes ; elle  nous prive de la reconnaissance dont nous avons besoin du fait que nous  n'existons souvent que dans le regard des autres. Or, dans la solitude  chacun est renvoyé à lui-même Tout le monde fait un jour l'expérience de  la solitude à travers les épreuves de la vie où on est confronté à  soi-même, à sa propre vie celle que chacun doit assumer seul.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dans la vie ordinaire nous pensons souvent de façon illusoire que les  autres nous aident à régler nos problèmes ; en fait, quand on est seul  alors seulement on réalise que personne ne règle le problème à notre  place. La solitude est plus qu'on ne le croit une école de vie où l'on  peut beaucoup  apprendre sur soi-même, apprendre à vivre avec soi-même,  par soi-même et non plus par procuration avec les autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;LE RETOUR VERS SOI DANS LA SOLITUDE, UN PASSAGE VERS SA  PROPRE VIE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La solitude peut-être une école où l'on devient responsable de soi,  mais plus largement aussi responsable des autres car la solitude peut  être une expérience d'ouverture au monde et non d'enfermement. La  solitude est si difficile à supporter par ce que nous avons souvent tout  misé sur les relations extérieures, alors que nous n'avons peut-être  jamais réussi à construire notre propre vie en ayant une vie à nous, une  vie intérieure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour beaucoup,  l'intérieur c'est le vide, car nous ne savons  pas  quoi faire avec nous-mêmes. Nous nous ennuyons quand nous sommes seuls,  peut-être parce que nous sommes étrangers à nous-mêmes. C'est dire que  la solitude est une expérience indispensable de rencontre avec soi-même.  La solitude, c'est prendre sa vie en main, vivre avec ce que nous  sommes devenus, pour nous retrouver. Car bien souvent nous faisons tout  pour échapper à nous-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Apprendre à vivre sa solitude, c'est aussi commencer à habiter sa  propre vie. La solitude apprend combien il est difficile d'avoir une vie  à soi. Car se retrouver, c'est être présent à soi, c'est retrouver un  espace intérieur où on se réapproprie sa vie. La dimension de  l'intériorité est souvent  dissociée de la solitude et mal comprise. Il  n'y a pas d'intérieur  sans séparation, qui n'est pas simplement coupure  d'avec les autres ; exister comme être seul, c'est une condition  essentielle pour se retrouver avec soi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Se retrouver avec soi est donc une exigence de la solitude pour se  construire et se construire comme être humain. Ce retour vers soi est le  mouvement même vers sa propre réalisation qui apparaît d'autant plus  nécessaire que nous sommes tous pris dans des situations relationnelles  qui nous enferment souvent et nous dispersent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le retour vers soi dans la solitude est un voyage que les  circonstances de la vie nous imposent souvent, mais qu'il faut savoir  accueillir non comme un drame et une impossibilité de vivre, mais comme  un passage vers sa propre vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Alors seulement la solitude peut donner lieu à une métamorphose  intérieure qui permet de vivre votre vie comme le seul chemin de notre  accomplissement véritable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Gustave Nicolas Fischer&lt;/strong&gt; est l'auteur de &lt;em&gt;La Trace  de l'Autre&lt;/em&gt; (Odile Jacob, 2005).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-1056161327794644074?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/1056161327794644074/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/07/la-solitude-un-chemin-vers-soi-meme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/1056161327794644074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/1056161327794644074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/07/la-solitude-un-chemin-vers-soi-meme.html' title='La solitude : un chemin vers soi-même'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-5079933669710706872</id><published>2010-07-01T13:00:00.001+02:00</published><updated>2010-07-01T13:01:53.800+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='HPST 2009'/><title type='text'>Présidence de l'AP-HP : Briet l'emporte sur Le Guen dans une élection très surveillée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/let/c.gif" alt="" title="" align="left" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="ar-txt"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;'est une élection  hautement symbolique qui s'est tenue, mercredi 30 juin à l'Assistance  publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), et il aura fallu trois tours pour  trancher : le haut fonctionnaire Raoul Briet (ancien directeur de la  Sécurité sociale, magistrat à la Cour des comptes et membre de la Haute  autorité de santé), a été élu, par 8 voix contre sept, président du tout  nouveau conseil de surveillance du plus gros hôpital de France. Face à  lui se trouvait Jean-Marie Le Guen, adjoint (PS) au maire de Paris,  jusque-là président suppléant du conseil d'administration de  l'institution, et candidat à sa propre succession, même avec un  changement de structure.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;table style="float: left; clear: both; padding-right: 6px; text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;center&gt;&lt;script language="JavaScript"&gt;OAS_AD('Middle1');&lt;/script&gt;&lt;/center&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C'est en effet la loi Bachelot, votée en 2009,  qui a créé les conseils de surveillance, en remplacement  des conseils  d'administration. Avec une évolution majeure : peut désormais  être élu  président, non plus seulement le maire de la ville où est situé  l'établissement, mais aussi une &lt;em&gt;"personnalité qualifiée"&lt;/em&gt;. Une  révolution, et un enjeu politique, surtout à Paris.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Aussitôt, le maire Bertrand Delanoë a fait savoir ses &lt;em&gt;"vifs  regrets"&lt;/em&gt; que le choix ne se soit pas porté sur un élu. &lt;em&gt;"C'est  encore une fois la manifestation d'un traitement spécifique à l'AP-HP,  un consensus ayant été trouvé pour que les CHU des autres grandes villes  demeurent présidés par des élus&lt;/em&gt;, écrit-il, regrettant cette &lt;em&gt;rupture  supplémentaire du pacte de confiance entre l'Etat et les collectivités  locales."&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;"PARODIE DE DÉMOCRATIE"&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le syndicat Sud des hôpitaux parisiens, pour sa part, a réagi jeudi 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;  juillet : "Élection du président du conseil de surveillance de l'AP-HP:  l'Elysée reprend la main", titre-t-il son communiqué. Il y déplore des  nominations au conseil téléguidées, et dénonce une &lt;em&gt;"parodie de  démocratie"&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ironie du sort, M. Briet a été désigné au conseil de surveillance  dans la catégorie &lt;em&gt;"personnalités qualifiées"&lt;/em&gt; par Claude Evin,  lui-même nommé directeur général de l'Agence régionale de santé  d'Ile-de-France par le gouvernement… et ancien ministre socialiste de la  santé. Tandis que M. Le Guen avait annoncé sa candidature depuis  longtemps, il n'avait confirmé la sienne que la veille du scrutin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le système ayant changé, il estime qu'un profil comme le sien  pourrait permettre de contribuer à moderniser l'AP-HP. Il a eu notamment  la charge du récent rapport remis à Nicolas Sarkozy sur le respect de  l'objectif des dépenses de santé. Maintenant l'élection passée, le  conseil de surveillance va devoir examiner le budget 2010 des hôpitaux  de Paris, puis leur plan de modernisation 2010-2014. Deux sujets qui  suscitent de vifs remous chez les médecins et les soignants, car de  nombreuses suppressions de postes pourraient être décidées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-5079933669710706872?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/5079933669710706872/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/07/presidence-de-lap-hp-briet-lemporte-sur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/5079933669710706872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/5079933669710706872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/07/presidence-de-lap-hp-briet-lemporte-sur.html' title='Présidence de l&apos;AP-HP : Briet l&apos;emporte sur Le Guen dans une élection très surveillée'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-660040191391094832</id><published>2010-05-22T13:24:00.000+02:00</published><updated>2010-05-22T13:25:40.551+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='HPST 2009'/><title type='text'>Analyse juridique détaillée de la loi "Hôpital"</title><content type='html'>&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a name="top" title="top"&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les enjeux de la  réforme de l'hôpital sont majeurs :&lt;br /&gt;- mieux coordonner les actions  des établissements de santé pour répondre aux besoins de la population,&lt;br /&gt;-  répartir de façon plus égalitaire l'offre de soins sur le territoire,&lt;br /&gt;-  développer une politique de prévention et de santé publique&lt;br /&gt;- et  définir les missions et moyens des agences régionales de santé (ARS).  Les ARS constituent l'innovation principale de ce texte. Ces nouvelles  instances déclineront à l'échelon régional les objectifs de la politique  nationale de santé, les principes de l'action sociale et médico-sociale  et ceux de la protection sociale, à savoir le caractère universel,  obligatoire et solidaire de l'assurance maladie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le Conseil  constitutionnel a rejeté le recours contre cette loi, ne censurant qu'un  petit nombre d'articles présentés comme secondaires. Il n'en reste pas  moins que les opposants à la réforme restent mobilisés.&lt;strong&gt;  Décryptage de Christophe Lonqueue - SCP Sartorio,  Lonqueue,  Sagalovitsch &amp;amp; Associé, avocats au barreau de Paris ("La nouvelle  gouvernance des établissements publics de santé") et Hélène Delmotte&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020879475&amp;amp;dateTexte=&amp;amp;categorieLien=id" target="_blank" title="Consulter la loi"&gt;La loi portant réforme de  l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires&lt;/a&gt;  (JO du 22 juillet 2009) comporte quatre titres, que nous examinerons  successivement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Titre 1 - &lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#moder"&gt;&lt;strong&gt;La  modernisation des établissements de santé&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Titre 2 -  &lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#acc%C3%A8s"&gt;&lt;strong&gt;L'accès  de tous à des soins de qualité &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Titre 3&lt;strong&gt; - &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#pr%C3%A9vention"&gt;&lt;strong&gt;Prévention  et santé publique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Titre 4 - &lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#orga"&gt;&lt;strong&gt;Organisation  territoriale du système de santé&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;On se  référera également&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/actualite/a-la-une-decryptage-de-la-decision-du-conseil-constitutionnel-12197.html?dossier=128" target="_blank" title="Lire la décision"&gt;&lt;strong&gt;à la décision du  Conseil constitutionnel&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; et&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-les-debats-videos-de-la-gazette-sante-social-2700.html?dossier=128" target="_blank"&gt;aux débats de GSS&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, à ne pas manquer,  dans le numéro de septembre de &lt;em&gt;la Gazette Santé-Social&lt;/em&gt; : le  débat « la régionalisation de la santé est-elle taboue ? »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a name="moder" title="moder"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Titre 1 : MODERNISATION DES  ETABLISSEMENTS DE SANTE &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Un mot d'ordre :  coordination&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 1er de la loi vient en préciser  l'esprit. Selon le nouvel article L. 6111-1 du code de la santé  publique, les établissements de santé publics, privés et privés  d'intérêt collectif « participent à la coordination des soins en  relation avec les membres des professions de santé exerçant en pratique  de ville et les établissements et services médico-sociaux, dans le cadre  défini par l'agence régionale de santé en concertation avec les  conseils généraux pour les compétences qui les concernent ».&lt;br /&gt;Le  gouvernement devra présenter avant le 15 octobre de chaque année au  Parlement un rapport sur la tarification à l'activité des établissements  de santé et ses conséquences sur l'activité et l'équilibre financier  des établissements publics et privés. Jusqu'en 2018, ce rapport devra  être transmis au Parlement en même temps que le bilan d'avancement du  processus de convergence. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Obligations concernant les  praticiens hospitaliers&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Selon l'article 7 de la loi, il peut  être interdit aux praticiens hospitaliers ayant exercé plus de cinq ans  à titre permanent dans le même établissement d'ouvrir, dans un délai de  deux ans suivant leur démission, un cabinet privé ou d'exercer une  activité rémunérée dans un établissement de santé privé à but lucratif,  un laboratoire privé d'analyses de biologie médicale ou une officine de  pharmacie où ils peuvent entrer en concurrence directe avec  l'établissement public dont ils sont démissionnaires (article L.  6152-5-1 CSP).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;La nouvelle gouvernance des établissements  publics de santé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La loi s'inscrit dans un mouvement de  réforme initié par la loi n°2003-1199 du 18 décembre 2003 de financement  de la sécurité sociale pour 2004 qui a notamment introduit la  tarification à l'activité (T2A). Inscrite dans le plan « Hôpital 2007 »,  l'ordonnance n°2005-406 du 2 mai 2005 avait déjà permis d'engager une  démarche globale de changement pour moderniser la gestion hospitalière,  notamment à travers la mise en place d'une « nouvelle gouvernance »  destinée à renforcer la direction administrative des établissements et  les équipes médicales afin de donner à l'hôpital plus de souplesse, de  réactivité et d'efficacité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Du rapport Larcher au projet  de loi&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Lors de son déplacement au centre hospitalier de  Dunkerque, en mai 2007, le président de la République avait annoncé une  concertation sur les missions de l'hôpital et demandait à l'ensemble des  professionnels de santé de réfléchir aux changements nécessaires pour  que le système de santé réponde, avec qualité et égalité, aux besoins de  la population.&lt;br /&gt;Dans ce cadre, il confiait également, par lettre de  mission en date du 12 octobre 2007, à une commission présidée par Gérard  Larcher et composée de 23 personnalités une mission d'animation de la  réflexion et de proposition.&lt;br /&gt;A l'issue de ses travaux et des débats  menés en régions, cette commission remettait son rapport au Premier  ministre le 10 avril 2008. L'un des volets de ce rapport était consacré à  la gouvernance des établissements publics de santé.&lt;br /&gt;La commission  Larcher, après avoir dressé le constat des évolutions législatives de  ces dernières années en matière de gouvernance des établissements  publics de santé, concluait à la nécessité d'une clarification des rôles  des différents acteurs et &lt;strong&gt;proposait une évolution fondée sur  trois piliers complémentaires&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;1 - &lt;strong&gt;un&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;directeur  conforté et responsabilisé&lt;/strong&gt; ;&lt;br /&gt;2 - &lt;strong&gt;un organe  délibérant recentré sur la définition d'orientations stratégiques&lt;/strong&gt;  ;&lt;br /&gt;3 - &lt;strong&gt;un conseil exécutif resserré impliquant fortement les  médecins&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre objectif annoncé de la réforme était  de &lt;strong&gt;rénover le fonctionnement des établissements de santé&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;Dans ce but, le projet de loi ambitionnait de redéfinir les  missions de service public des établissements de santé, de les confier  aux établissements de santé privés en cas d'insuffisance de l'offre de  soins publics et de moderniser le statut des établissements publics de  santé.&lt;br /&gt;A ce titre, le chapitre II du titre I de la loi "HPST"  (articles 8 à 21) redéfinit les instances de direction et  d'administration des établissements publics de santé et modifie, en  conséquence, les articles L. 6143-1 et suivants du code de la santé  publique (CSP).&lt;br /&gt;La loi substitue à l'organisation antérieure  (reposant sur un conseil d'administration, un conseil exécutif et un  directeur), une nouvelle organisation centrée sur le directeur  d'établissement, assisté d'un directoire et d'un conseil de  surveillance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un directeur conforté et renforcé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article  10 de la loi, qui réécrit l'article L. 6143-7 du CSP relatif aux  pouvoirs du directeur, s'inscrit dans une tendance, déjà ancienne, de  renforcement progressif des compétences du directeur de l'hôpital, tout  en lui faisant réaliser une avancée significative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Désormais le  directeur conduit la politique générale de l'établissement et préside le  directoire. La loi marque ainsi une évolution notable en transférant au  directeur l'essentiel des pouvoirs qui restaient détenus par le conseil  d'administration. La première phrase du premier alinéa du texte proposé  pour l'article L. 6143-7 CSP désigne très clairement le directeur comme  « l'héritier » du conseil d'administration en lui confiant le soin de «  conduire la politique générale de l'établissement  ». Comme le souligne  le premier alinéa de l'article L. 6143-7 du CSP, le directeur est  désormais seul compétent pour régler les affaires de l'établissement,  sous réserve des attributions dévolues au conseil de surveillance et des  attributions pour lesquelles le directeur doit procéder à une  concertation préalable avec le directoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme par le passé, le  directeur représente l'établissement dans tous les actes de la vie  civile et agit en justice au nom de l'établissement. Il est également  l'ordonnateur de l'état de prévision des recettes et des dépenses  (EPRD). Il nomme les personnels non médicaux et a autorité sur  l'ensemble des personnels de l'établissement.&lt;br /&gt;Mais alors que le  directeur était chargé de préparer et d'exécuter les délibérations du  conseil d'administration, il est désormais investi d'une compétence  générale pour connaître des affaires de l'établissement autres que  celles réservées au conseil de surveillance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En particulier, la  loi HPST renforce les pouvoirs du directeur concernant l'organisation  interne de l'établissement. Tout établissement public de santé, y  compris les hôpitaux locaux, doit s'organiser en pôles.&lt;br /&gt;L'article L.  6146-1 du CSP prévoit ainsi que le directeur (en lieu et place de  l'ancien conseil d'administration) définit l'organisation de  l'établissement en pôles d'activité conformément au projet médical  d'établissement, après avis du président de la commission médicale  d'établissement et, dans les CHU, du directeur de l'UFR médicale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est  également le directeur qui a désormais compétence pour nommer les chefs  de pôles sur présentation, s'agissant des chefs de pôle clinique ou  médico-technique, d'une liste élaborée par le président de la CME. Les  autres chefs de pôles (administratifs, logistiques, etc.) sont nommés  directement par le directeur.&lt;br /&gt;L'article L. 6146-1 du CSP prévoit  également la parution d'un décret qui définira les conditions dans  lesquelles, le directeur pourra demander au président de la CME  l'établissement d'une nouvelle liste, et en cas de désaccord persistant,  nommer les chefs de pôle de son choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dispositif de  contractualisation interne entre l'établissement et le chef de pôle est  également maintenu, mais, là encore, il n'est plus prévu d'intervention  du président de la CME en qualité de cocontractant. Celui-ci sera  seulement consulté pour avis afin de vérifier la cohérence du projet de  contrat de pôle avec le projet médical. Dans les CHU, le projet de  contrat de pôle est également soumis pour avis au directeur de l'UFR  médical.&lt;br /&gt;De façon strictement similaire aux fonctions qu'il exerçait  vis-à-vis du conseil d'administration, le directeur prépare les travaux  du conseil de surveillance, y assiste et exécute ses délibérations.&lt;br /&gt;L'article  L. 6143-7, alinéa 2, du CSP consacre, de manière expresse, le pouvoir  de nomination du directeur dans l'établissement public en précisant que «  le directeur dispose d'un pouvoir de nomination dans l'établissement »  qui était déjà consacré, dans le cadre du statut de la fonction  publique, par les lois des 13 juillet 1983 et 9 janvier 1986.&lt;br /&gt;Désormais,  le CSP précise que le directeur propose au directeur général du centre  national de gestion, la nomination des directeurs adjoints et des  directeurs des soins de l'établissement, après avis de la commission  administrative paritaire compétente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la même façon, son rôle  est renforcé en matière de gestion du personnel.  L'article L. 6143-7,  alinéa 3, du CSP dispose ainsi que c'est le directeur qui propose au  directeur général du centre national de gestion, sur proposition du chef  de pôle, lorsqu'il existe, et après avis du président de la commission  médicale d'établissement, la nomination, dans les conditions fixées par  voie réglementaire, du personnel médical, pharmaceutique et  odontologique qui exerce tout ou partie de ses  activités dans  l'établissement public de santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#top"&gt;[Retour  haut de page]&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Les conditions de nomination du  directeur sont également modifiées&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article L. 6143-7-2 du  CSP prévoit désormais que le directeur est nommé :&lt;br /&gt;- par décret sur  le rapport du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de  l'université et de la recherche dans le cas des CHU,&lt;br /&gt;- par décret  sur le rapport du ministre de la santé pour les centres hospitaliers  régionaux,&lt;br /&gt;Et pour les autres établissements par arrêté du directeur  général du centre national de gestion sur une liste, comportant au moins  trois noms, établie par le directeur de l'agence régionale de santé, et  après avis du président du conseil de surveillance.&lt;br /&gt;L'article 11 de  la loi HPST modifie également l'article 3 de la loi du 9 janvier 1986  relative à la fonction publique hospitalière en autorisant, par  dérogation à l'article 3 du titre Ier du statut général des  fonctionnaires, que des personnes n'ayant pas la qualité de  fonctionnaire soient nommées dans les emplois de directeurs  d'établissements publics de santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le directeur peut, dans  l'intérêt du service, être révoqué par décision de l'autorité investie  du pouvoir de nomination, après avis du conseil de surveillance.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Du  conseil exécutif au directoire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article L. 6143-6-1 ancien  du code de la santé publique qui prévoyait l'existence, dans tous les  établissements publics de santé autres que les hôpitaux locaux, d'un  conseil exécutif, présidé par le directeur et composé à parité de  représentants de la direction administrative de l'établissement et des  personnels médicaux est supprimé.&lt;br /&gt;L'article 10 de la loi (articles L.  6143-7-4 et L. 6143-7-5 du CSP) lui substitue un « directoire » dont la  composition et les attributions sont réduites.&lt;br /&gt;Alors que le conseil  exécutif était composé, au maximum de 12 membres (16 membres dans les  CHU) en application de l'article D. 6143-33 du CSP, le directoire voit  sa composition uniformément fixée, par la loi, à 7 membres (9 membres  dans les CHU).&lt;br /&gt;Par ailleurs, le nouvel article L. 6143-7-5 du CSP ne  prévoit plus l'exigence d'une composition paritaire du directoire.&lt;br /&gt;Si  la loi continue d'imposer la présence d'un noyau dur de représentants  des personnels médicaux, membres de droit, elle renforce le pouvoir du  directeur pour nommer et, le cas échéant révoquer, après information du  conseil de surveillance, les autres membres du directoire, tout en  exigeant que le directoire soit composé, en majorité, des représentants  du personnel médical, pharmaceutique, maïeutique et ondotologique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Composition  du directoire - article L. 6143-7-5 du CSP.&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Etablissements  publics de santé &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;- Directeur de l'établissement  (président du directoire)&lt;br /&gt;- Président de la CME (vice-président du  directoire)&lt;br /&gt;- Président de la commission des soins infirmiers, de  rééducation et médico-techniques - Président de la commission des soins  infirmiers, de rééducation et médico-techniques&lt;br /&gt;- Membres nommés par  le directeur (lorsque ces personnes appartiennent au personnel médical,  celui-ci doit choisir dans une liste établie par le président de la CME)  &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#1"&gt;&lt;u&gt;1&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Centres hospitaliers universitaires&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;-  Directeur de l'établissement&lt;br /&gt;(président du directoire)&lt;br /&gt; -  Président de la CME (1er vice-président du directoire)&lt;br /&gt;- Directeur de  l'UFR ou président du comité de coordination de l'enseignement médical  (vice-président doyen)&lt;br /&gt;- Vice-président chargé de la recherche (nommé  par le directeur sur proposition conjointe)&lt;br /&gt;- Membres nommés par le  directeur (lorsque ces personnes appartiennent au personnel médical,  celui-ci doit choisir dans une liste établie conjointement par le  président de la CME et le directeur de l'UFR). &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#1"&gt;&lt;u&gt;1&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a name="1" title="1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;(&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;1). &lt;/strong&gt;Un décret  viendra préciser les conditions dans lesquelles le directeur pourra  demander aux personnes compétentes une nouvelle liste des personnels  médicaux susceptibles d'être nommés membres du directoire et, en cas de  désaccord persistant, la nomination des personnes de son choix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le  directoire voit également ses attributions réduites&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Alors  que l'ancien conseil exécutif était chargé de préparer les mesures  nécessaires à l'élaboration et à la mise en œuvre du projet  d'établissement, de la préparation du projet médical et des plans de  formation, de contribuer à l'élaboration et la mise en œuvre du plan de  sauvegarde et de redressement, de formuler un avis sur la nomination des  responsables de pôle d'activité, et des professionnels de santé appelés  à travailler conjointement avec la commission des soins infirmiers, le  directoire voit sa mission significativement réduite à  l'approbation du  projet médical, la préparation du projet d'établissement et à une  fonction de conseil au directeur dans la gestion et la conduite de  l'établissement.&lt;br /&gt;Le directoire est également appelé à donner son avis  préalablement à l'exercice, par le directeur, de certaines de ses  compétences prévues aux 1° à 15° de l'article L. 6143-7 du CSP. Le  législateur a ainsi prévu que, dans ces matières, le directeur  déciderait après concertation avec le directoire.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;Du  conseil d'administration au conseil de surveillance&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Conformément  au modèle traditionnel de gouvernance des établissements publics, les  établissements publics de santé étaient dotés, depuis la loi du 31  décembre 1970, d'un organe délibérant, « le conseil d'administration »,  dont le directeur était à la fois l'autorité responsable et l'exécutif.&lt;br /&gt;L'article  9 de la loi (articles L. 6143-1 et L. 6143-5 du CSP) substitue au  conseil d'administration un conseil de surveillance, dont les  attributions sont recentrées sur les orientations stratégiques de  l'établissement et le contrôle permanent de l'établissement.&lt;br /&gt;Poursuivant  le mouvement initié par l'ordonnance n°2005-406 du 2 mai 2005 qui avait  déjà entendu recentrer les missions du conseil d'administration des  établissements publics de santé sur la définition de la stratégie de  l'établissement et l'évaluation et le contrôle de sa politique », le  nouvel article L. 6143-1 du CSP réduit encore le rôle de ce conseil de  surveillance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ordonnance n°2005-406 du 2 mai 2005 avait déjà  entendu recentrer les missions du conseil d'administration sur la  définition des orientations stratégiques de l'établissement,  l'évaluation et le contrôle de sa politique, cette volonté ne s'était  pas traduite dans les textes. Le conseil d'administration était demeuré,  même après l'intervention de ce texte, investi d'un réel pouvoir  d'administration et  s'était même vu conforter dans ces attributions en  se voyant offrir de nouvelles attributions (organisation en pôles des  établissements, définition de la politique de contractualisation  interne, l'affectation du résultat d'exploitation, élaboration de la  politique sociale).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'énoncé des &lt;strong&gt;attributions du conseil  de surveillance&lt;/strong&gt; est nettement plus bref que celui de l'ancien  conseil d'administration. Le conseil de surveillance est désormais  chargé de se prononcer sur la stratégie de l'établissement public de  santé, de contrôler sa gestion et d'intervenir, à titre consultatif, sur  diverses questions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Au titre de la stratégie de  l'établissement, le conseil de surveillance délibère sur&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;-  le projet d'établissement défini à l'article L. 6143-2 du CSP&lt;br /&gt;- la  convention constitutive des CHU&lt;br /&gt;- les conventions à intervenir avec  les syndicats hospitaliers&lt;br /&gt;- la participation de l'établissement à  une communauté hospitalière de territoire&lt;br /&gt;- les statuts des  fondations hospitalières créées par l'établissement&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Au  titre du contrôle de la gestion de l'établissement, il délibère sur&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;-  le compte financier et l'affectation des résultats&lt;br /&gt;- le rapport  annuel sur l'activité de l'établissement&lt;br /&gt;- les conventions à  intervenir, de manière directe ou indirecte, entre l'établissement et  les membres du directoire ou du conseil de surveillance (art. L.  6143-3-2)&lt;br /&gt;- la nomination du commissaire aux comptes lorsque les  comptes de l'établissement sont soumis à certification&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le  conseil de surveillance opère, à tout moment, les vérifications et  contrôles qu'il juge opportuns et peut se faire communiquer les  documents qu'il estime nécessaires à l'accomplissement de sa mission.  Il  entend le directeur sur l'état des prévisions de recettes et de  dépenses ainsi que sur le programme d'investissement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Enfin,  le conseil de surveillance est obligatoirement consulté sur&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;-  la politique d'amélioration continue de la qualité et de la sécurité  des soins, la gestion des risques, les conditions d'accueil et de prise  en charge des usagers&lt;br /&gt;- les acquisitions, aliénations, échanges  d'immeubles et leur affectation, les baux de plus de dix-huit ans, les  baux emphytéotiques et les contrats de partenariat&lt;br /&gt;- le règlement  intérieur de l'établissement&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La loi modifie également &lt;strong&gt;la  composition du conseil de surveillance. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Comme  antérieurement le conseil d'administration, sa composition est  tripartite et associe des élus locaux, des représentants des personnels  et des personnalités qualifiées.&lt;br /&gt;Chacune des catégories de  représentants ne peut comporter plus de 5 membres. Dans les faits, le  conseil de surveillance ne peut donc comporter plus de 15 membres à voix  délibératives.&lt;br /&gt;Alors que le conseil d'administration des  établissements publics de santé comportait un effectif de 18 (hôpitaux  locaux), 22 (centres hospitaliers et centres hospitaliers régionaux) et  31 (CHU) membres et ne prévoyait une représentation paritaire qu'en ce  qui concerne les élus locaux et les représentants des personnels, le  nouvel article L. 6143- CSP resserre, quelle que soit la nature de  l'établissement public de santé, la composition du conseil de  surveillance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le conseil de surveillance reste, comme le conseil  d'administration, composé de trois collèges. Mais, désormais, le nombre  de représentants issus de chaque collège doit être identique. La loi met  ainsi fin à la sous-représentation des personnalités qualifiées, qui,  dans les textes antérieurs, étaient au nombre de six, quel que soit le  type d'établissement. &lt;br /&gt;- Le collège &lt;strong&gt;des élus locaux&lt;/strong&gt;,  composé de cinq membres au plus, compte au moins parmi ses membres le  maire de la commune siège de l'établissement et le président du conseil  général ou leurs représentants.&lt;br /&gt;- Le collège &lt;strong&gt;des  représentants du personnel&lt;/strong&gt;, également composé de cinq membres  au plus, comporte au moins un représentant de la commission des soins  infirmiers et, à parité, des représentants des personnels médicaux  désignés par la CME  et des personnels non médicaux désignés par les  organisations syndicales les plus représentatives.&lt;br /&gt;La  représentativité des organisations syndicales est appréciée compte tenu  des résultats obtenus lors des dernières élections au comité technique  d'établissement.&lt;br /&gt;- Le collège &lt;strong&gt;des personnalités qualifiées&lt;/strong&gt;  (cinq membres au plus) comporte également deux personnalités désignées  par le directeur de l'ARS ainsi que deux représentants des usagers et  une personnalité qualifiée désignés par le préfet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la mesure  où le collège des personnalités, tel que défini par la loi comporte  obligatoirement cinq membres, les deux autres collèges (élus et  représentants des personnels) devront également comporter cinq membres  afin de respecter l'exigence d'identité de composition de chacun des  collèges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la différence de la présidence du conseil  d'administration des établissements de santé communaux et départementaux  qui, en vertu de l'ancien article L. 6143-5 du CSP, était en principe,  réservée aux maires et aux présidents de conseils généraux, la  présidence du conseil de surveillance pourra, comme cela était déjà le  cas des établissements de santé intercommunaux et interdépartementaux,  être dévolue à un membre de la catégorie des représentants des  collectivités locales ou à un membre de la catégorie des représentants  des personnalités qualifiées et des représentants des usagers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le  conseil de surveillance des établissements publics de santé compte  également différents &lt;strong&gt;membres ayant voix consultative&lt;/strong&gt; :&lt;br /&gt;-  le directeur général de l'agence régionale de santé,&lt;br /&gt;- le  représentant de la structure chargée de la réflexion d'éthique  (lorsqu'elle existe),&lt;br /&gt;- le directeur de la caisse d'assurance maladie  désignée en application du premier alinéa de l'article L. 174-2 du code  de la Sécurité sociale,&lt;br /&gt;- dans le cas des CHU, le directeur de l'UFR  ou le président du comité de coordination de l'enseignement médical  siège au conseil de surveillance avec voix consultative.&lt;br /&gt;- dans les  établissements délivrant des soins de longue durée ou gérant un  établissement d'hébergement pour personnes âgées mentionné au 6° du I de  l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, un  représentant des familles de personnes accueillies participe, avec voix  consultative, aux réunions du conseil de surveillance. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'article  L. 6143-6 du CSP relatif aux incompatibilités affectant les membres du  conseil de surveillance est entièrement réécrit, mais l'essentiel du  régime juridique des incompatibilités demeure néanmoins inchangé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#top"&gt;[Retour  haut de page]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Convention de communauté hospitalière  de territoire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 22 de la loi traite de la  coopération entre établissements de santé. Des établissements publics de  santé peuvent conclure une convention de communauté hospitalière de  territoire afin de mettre en œuvre une stratégie commune et de gérer en  commun certaines fonctions et activités grâce à des délégations ou des  transferts de compétences entre les établissements et grâce à la  télémédecine. Un établissement public de santé ne peut être partie qu'à  une seule convention de communauté hospitalière de territoire. Un ou  plusieurs établissements publics médico-sociaux peuvent participer aux  actions menées dans le cadre d'une convention de communauté hospitalière  de territoire (article L. 6132-1 CSP). Les modalités de création de la  convention de communauté hospitalière de territoire sont précisées aux  articles L. 6132-2 et s. CSP, celles de sa résiliation à l'article L.  6132-7 CSP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'au 31 décembre 2012, une partie des crédits  d'aide à la contractualisation et des crédits du fonds pour la  modernisation des établissements de santé publics et privés sont  prioritairement affectés au soutien des établissements s'engageant dans  des projets de coopération. Les agences régionales de santé s'assurent  que les établissements participant à un projet de communauté  hospitalière de territoire et aux groupements de coopération sanitaire  bénéficient d'un financement majoré de 15% &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Groupements de  coopération sanitaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 23 traite des groupements  de coopération sanitaire. Le groupement de coopération sanitaire de  moyens a pour objet de faciliter, de développer ou d'améliorer  l'activité de ses membres (article L. 6133-1 CSP). Un groupement de  coopération sanitaire de moyens peut être constitué pour organiser ou  gérer des activités administratives, logistiques, techniques,  médico-techniques, d'enseignement ou de recherche ; réaliser ou gérer  des équipements d'intérêt commun et permettre les interventions communes  de professionnels médicaux et non médicaux exerçant dans les  établissements ou centres de santé membres du groupement ainsi que des  professionnels libéraux membres du groupement. Il poursuit un but non  lucratif. Les modalités de constitution d'un groupement de coopération  sanitaire sont précisées aux articles L. 6133-2 et s. CSP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La  rémunération des médecins libéraux est versée par le groupement de  coopération sanitaire lorsque ce dernier est financé par application des  tarifs des prestations d'hospitalisation des établissements publics ou  privés non lucratifs. Le tarif de l'acte ainsi versé au médecin est  réduit d'une redevance représentative des moyens mis à sa disposition  par le groupement de coopération sanitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque le  groupement de coopération sanitaire est financé par application des  tarifs des prestations d'hospitalisation des établissements privés  n'ayant pas conclu un contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens, la  rémunération des médecins est versée sous la forme d'honoraires  directement par l'assurance maladie au médecin lorsque celui-ci est  libéral et au groupement de coopération sanitaire lorsque le médecin est  salarié. Dans un délai de trois ans, les syndicats interhospitaliers  seront transformés, sans dissolution ni création d'une personne morale  nouvelle, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, soit  en communauté hospitalière de territoire, soit en groupement de  coopération sanitaire, soit en groupement d'intérêt public. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Coordination  de l'évolution du système de santé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 23 détaille  également la coordination de l'évolution du système de santé par  l'agence régionale de santé.&lt;br /&gt;Le directeur général de l'agence  régionale de santé coordonne l'évolution du système hospitalier,  notamment en vue de l'adapter aux besoins de la population et d'assurer  l'accessibilité aux tarifs opposables, de garantir la qualité et la  sécurité des soins, d'améliorer l'organisation et l'efficacité de  l'offre de soins et de maîtriser son coût et améliorer les synergies  interrégionales en matière de recherche (article L. 6131-1 CSP). A cette  fin, le directeur général de l'agence régionale de santé peut demander à  des établissements publics de santé de conclure une convention de  coopération, une convention de communauté hospitalière de territoire, de  créer un groupement de coopération sanitaire ou un groupement d'intérêt  public ou de prendre une délibération tendant à la création d'un nouvel  établissement public de santé par fusion des établissements concernés  (article L. 6131-2 CSP). Les articles 6131-2 et s. détaillent la  procédure ainsi que les pouvoirs du directeur de l'ARS lorsque sa  demande n'est pas suivie d'effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le directeur général de  l'agence régionale de santé peut demander à un établissement concerné  par une opération de restructuration la suppression d'emplois et la  révision de son contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens. Il réduit  en conséquence le montant de sa dotation de financement des missions  d'intérêt général et d'aide à la contractualisation ou des crédits de sa  dotation annuelle de financement (article L. 6131-5 CSP).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Conférence  nationale de santé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La Conférence nationale de santé  comprend au moins un représentant d'un établissement assurant une  activité de soins à domicile (article 27 de la loi ; article L. 1411-3  CSP). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Gouvernance des établissements publics de santé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il  est créé un comité de suivi de la réforme de la gouvernance des  établissements publics de santé, placé auprès du ministre chargé de la  santé (article 35 de la loi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a name="accès" title="accès"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Titre 2 : L'ACCES DE TOUS A DES SOINS DE  QUALITE &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Accès aux soins de premier recours&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article  36 de la loi définit l'accès aux soins de premier recours et la prise  en charge continue des malades (article L. 1411-11 CSP). Les  professionnels de santé, dont les médecins traitants, ainsi que les  centres de santé concourent à l'offre de soins de premier recours en  collaboration et, le cas échéant, dans le cadre de coopérations  organisées avec les établissements et services de santé, sociaux et  médico-sociaux.&lt;br /&gt;L'article L. 4130-1 CSP définit les missions du  médecin généraliste de premier recours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pôles de santé   assurent des activités de soins de premier recours, de second recours  (article L. 1411-12 CSP), et peuvent participer aux actions de  prévention, de promotion de la santé et de sécurité sanitaire prévues  par le schéma régional de prévention (article 40 de la loi). « Ils sont  constitués entre des professionnels de santé et, le cas échéant, des  maisons de santé, des centres de santé, des réseaux de santé, des  établissements de santé, des établissements et des services  médico-sociaux, des groupements de coopération sanitaire et des  groupements de coopération sociale et médico-sociale » (article L.  6323-4 CSP).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Nombre d'internes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 43 de  la loi précise qu'un arrêté du ministre chargé de l'enseignement  supérieur et du ministre chargé de la santé détermine pour une période  de cinq ans le nombre d'internes à former par spécialité (en particulier  celle de médecine générale), et par subdivision territoriale, compte  tenu de la situation de la démographie médicale dans les différentes  spécialités concernées et de son évolution au regard des besoins de  prise en charge spécialisée.&lt;br /&gt;Un deuxième arrêté déterminera les  modalités en fonction desquelles tout étudiant qui présente le concours  d'entrée en deuxième année d'études de médecine est informé de  l'objectif de la collectivité nationale de rééquilibrage de la densité  médicale sur le territoire et des mesures permettant d'y concourir.  Enfin, un troisième arrêté précisera le nombre de postes d'interne  offerts chaque année par discipline ou spécialité et par centre  hospitalier universitaire. Des décrets en Conseil d'Etat détermineront  notamment les subdivisions territoriales, les modalités des épreuves  d'accès au troisième cycle et de choix d'une spécialité par les  internes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des décrets en Conseil d'Etat pourront déterminer les  conditions dans lesquelles l'expérience acquise au cours de l'exercice  professionnel peut être validée, en tout ou partie, en vue de  l'obtention d'un diplôme de formation médicale spécialisé, dans une  limite compatible avec les besoins de soins de la population et après  une durée minimale d'exercice de la spécialité correspondant à la  formation initiale.&lt;br /&gt;Les internes pourront effectuer leur stage  auprès de praticiens des centres de santé ou des structures de soins  alternatives à l'hospitalisation agréés. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le contrat santé  solidarité&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le schéma régional d'organisation des soins  détermine les zones dans lesquelles le niveau de l'offre de soins  médicaux est particulièrement élevé (article 43 de la loi). A l'échéance  d'un délai de trois ans à compter de l'entrée en vigueur du schéma  régional d'organisation des soins, le directeur général de l'agence  régionale de santé évalue la satisfaction des besoins en implantations  pour l'exercice des soins de premier recours.&lt;br /&gt;S'il apparaît que les  besoins ne sont pas satisfaits, le directeur général de l'ARS peut,  après avis de la conférence régionale de la santé et de l'autonomie, de  l'union régionale des professionnels de santé compétente pour les  médecins et des organisations les plus représentatives des étudiants en  médecine, des internes et des chefs de clinique, proposer aux médecins  exerçant dans les zones particulièrement bien dotées d'adhérer à un  contrat santé solidarité par lequel ils s'engagent à contribuer à  répondre aux besoins de santé de la population des zones où les besoins  en implantations ne sont pas satisfaits. Les médecins qui refusent de  signer un tel contrat, ou qui ne respectent pas les obligations qu'il  comporte pour eux, s'acquittent d'une contribution forfaitaire annuelle,  au plus égale au plafond mensuel de la Sécurité sociale (article L.  1434-8 CSP).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#top"&gt;[Retour  haut de page]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le contrat d'engagement de service  public&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 46 de la loi détaille le contenu et les  objectifs du contrat d'engagement de service public applicable à l'issue  de l'année universitaire 2009-2010.&lt;br /&gt;Chaque année, un arrêté du  ministre chargé de la santé et du ministre chargé de la sécurité sociale  déterminera le nombre d'étudiants qui peuvent signer un contrat  d'engagement de service public avec le Centre national de gestion des  praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction  publique hospitalière (article L. 632-6 code de l'éducation).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Recrutement  des enseignants et des chefs de clinique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 47 de la  loi prévoit qu'à compter de la rentrée universitaire 2009-2010, et  pendant quatre ans, le nombre annuel d'emplois créés ne peut être  inférieur à vingt pour les professeurs des universités de médecine  générale, trente pour les maîtres de conférences des universités de  médecine générale et cinquante pour les chefs de clinique des  universités de médecine générale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Continuité des soins&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La  continuité des soins aux malades est assurée, quelles que soient les  circonstances. Lorsque le médecin se dégage de sa mission de soins pour  des raisons professionnelles ou personnelles, il doit indiquer à ses  patients le confrère auquel ils pourront s'adresser en son absence. Le  médecin doit également informer le conseil départemental de l'ordre de  ses absences programmées dans les conditions et selon les modalités  définies par décret (article 49 de la loi ; article L. 6315-1 CSP). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Coopération  entre professionnels de santé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 51 de la loi traite  de la coopération entre professionnels de santé. Ceux-ci peuvent  s'engager dans une démarche de coopération ayant pour objet d'opérer  entre eux des transferts d'activités ou d'actes de soins ou de  réorganiser leurs modes d'intervention auprès du patient. Le patient en  est informé (article L. 4011-1 CSP). Les professionnels de santé  soumettent à l'agence régionale de santé des protocoles de coopération.  Le directeur général de l'agence les autorisent après avis conforme de  la Haute Autorité de santé (article L. 4011-2 CSP).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Dépassements  d'honoraires&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;A défaut de conclusion avant le 15 octobre  2009 d'un avenant conventionnel (articles L 162-5 et L 162-14-1 du code  de la sécurité sociale), autorisant des médecins relevant de certaines  spécialités, sous des conditions tenant notamment à leur formation, à  leur expérience professionnelle, à la qualité de leur pratique et à  l'information des patients sur leurs honoraires, à pratiquer de manière  encadrée des dépassements d'honoraires pour une partie de leur activité,  les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale modifieront  par arrêté pendant un délai de quatre mois, les dispositions de la  convention nationale des médecins généralistes et spécialistes conclue  le 12 janvier 2005. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Les refus de soins et les  discriminations&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 54 de la loi traite des refus de  soins : le nouvel article L. 1110-3 CSP précise que toute personne qui  s'estime victime d'un refus de soins illégitime peut saisir le directeur  de l'organisme local d'assurance maladie ou le président du conseil  territorialement compétent de l'ordre professionnel concerné. Cette  saisine vaut dépôt de plainte. Le déroulement de la procédure est  détaillé dans l'article. &lt;br /&gt;L'article L. 162-1-14-1 du code de la  sécurité sociale précise par ailleurs les comportements des  professionnels de santé qui peuvent faire l'objet d'une sanction,  prononcée par le directeur de l'organisme local d'assurance maladie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Consultation  de prévention&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les assurés ou ayants droit âgés de 16 à 25  ans peuvent bénéficier chaque année d'une consultation de prévention,  réalisée par un médecin généraliste, pour laquelle ils sont dispensés de  l'avance des frais (article 55 de la loi, article L. 162-1-18 CSS).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Déontologie  médicale &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les directeurs des organismes locaux d'assurance  maladie et les services médicaux de ces organismes sont tenus de  communiquer à l'ordre compétent les informations qu'ils ont recueillies  dans le cadre de leur activité et qui sont susceptibles de constituer un  manquement à la déontologie de la part d'un professionnel de santé  inscrit à un ordre professionnel.&lt;br /&gt;L'ordre est tenu de faire  connaître à l'organisme qui l'a saisi, dans les trois mois, les suites  qu'il y a apportées (article 56 de la loi, article L. 162-1-19 CSS).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Développement  professionnel continu&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les articles L. 4133-1 à L. 4133-4 du  code de la santé publique traitent du « développement professionnel  continu » qui constitue une obligation pour les médecins. La gestion des  sommes affectées au développement professionnel continu est assurée,  pour l'ensemble des professions de santé, par un organisme gestionnaire  doté de la personnalité morale et administré par un conseil de gestion  (article L. 4021-1 CSP).&lt;br /&gt;Les auxiliaires médicaux concourent à la  formation initiale des étudiants et élèves auxiliaires médicaux. A ce  titre, ils peuvent accueillir, pour des stages à finalité pédagogique  nécessitant leur présence constante, des étudiants et élèves auxiliaires  médicaux en formation. La réalisation de ces stages ne peut avoir pour  objet ou pour effet d'accroître l'activité rémunérée de ces praticiens.  Les stagiaires peuvent bénéficier de l'indemnisation de contraintes  liées à l'accomplissement de leurs stages, à l'exclusion de toute autre  rémunération ou gratification (article L. 4381-1 CSP).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Formation  initiale des sages-femmes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Selon l'article 60 de la loi, la  formation initiale des sages-femmes peut être organisée au sein des  universités, par dérogation à l'article L. 4151-7 CSP, sous réserve de  l'accord du conseil régional. Cet accord doit notamment porter sur les  modalités de financement de la formation (article L. 4151-7-1 CSP). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Formation&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Parmi  de nombreuses dispositions relatives aux ordres, l'article L. 4124-6-1  CSP précise que lorsque les faits reprochés à un médecin, un  chirurgien-dentiste ou une sage-femme ont révélé une insuffisance de  compétence professionnelle, la chambre disciplinaire de première  instance peut, sans préjudice des peines qu'elle prononce éventuellement  en application de l'article L. 4124-6 CSP, enjoindre à l'intéressé de  suivre une formation (article 62 de la loi).&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#top"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Industrie  pharmaceutique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;A compter de 2010, les entreprises  fabriquant et commercialisant des produits de santé devront déclarer  chaque année, avant le 30 juin, auprès de la Haute Autorité de santé, la  liste des associations de patients qu'elles soutiennent et le montant  des aides de toute nature qu'elles leur ont procurées l'année  précédente. Des informations qui seront publiées par la Haute Autorité  de santé (article 74 de la loi).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#top"&gt;[Retour  haut de page]&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a name="#prévention" title="#prévention"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Titre  3 : PREVENTION ET SANTE PUBLIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Actions de  prévention&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 81 de la loi traite de la prévention  des facteurs de risques pour la santé. Une fondation va contribuer à la  mobilisation des moyens nécessaires pour soutenir des actions  individuelles ou collectives destinées à promouvoir la santé. Ces  actions contribuent notamment à la promotion d'une alimentation  équilibrée et de l'activité physique et sportive ainsi qu'à la lutte  contre les addictions (article L. 1171-1 CSP). Autre aspect, un rapport  précisant le nombre des malades de l'alcool, du tabac et des drogues en  France sera transmis au Parlement avant le 31 décembre 2010 (article 82  de la loi). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Education thérapeutique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;En  matière d'éducation thérapeutique, l'article L. 1161-1 CSP précise  qu'elle n'est pas opposable au malade. Elle ne peut donc pas  conditionner le taux de remboursement des actes et des médicaments  afférents à sa maladie. Les compétences nécessaires pour dispenser  l'éducation thérapeutique du patient sont déterminées par décret. Les  programmes d'éducation thérapeutique seront mis en œuvre au niveau  local, après autorisation des agences régionales de santé. Ils seront  proposés au malade par le médecin prescripteur, donneront lieu à  l'élaboration d'un programme personnalisé et seront évalués par la Haute  Autorité de santé (article L. 1161-2 CSP). En l'absence de  l'autorisation de l'ARS, des sanctions pénales sont précisées à  l'article L. 1162-1 (30 000 euros d'amende).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les programmes  d'action thérapeutique ne peuvent être ni élaborés, ni mis en œuvre par  des laboratoires pharmaceutiques, des personnes responsables de la mise  sur le marché d'un dispositif médical ou d'un dispositif médical de  diagnostic in vitro ou des entreprises proposant des prestations en lien  avec la santé. Ces entreprises peuvent toutefois prendre part à ces  programmes, notamment pour leur financement, dès lors que des  professionnels de santé et des associations les élaborent et les mettent  en œuvre (article 84 de la loi, article L. 1161-4 CSP). Les promoteurs  de programmes d'éducation thérapeutique du patient déjà mis en œuvre ont  jusqu'au 1er janvier 2011 pour obtenir l'autorisation auprès des  agences régionales de santé compétentes. Un rapport sera présenté au  Parlement avant le 31 décembre 2010 sur la mise en œuvre de ces  programmes et sur leurs financements. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Examen prénatal&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article  86 de la loi prévoit qu'à l'occasion du premier examen prénatal, le  médecin ou la sage-femme proposent un frottis cervico-utérin, dans les  conditions fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Compétences  nouvelles des sages-femmes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Parmi les nouvelles compétences  des sages-femmes, figure la réalisation de consultations de  contraception et de suivi gynécologique de prévention (sous réserve que  la sage-femme adresse la femme à un médecin en cas de situation  pathologique - article L. 4151-1 CSP), la prescription des contraceptifs  intra-utérins, des diaphragmes et des capes, la première pose du  diaphragme ou de la cape. Mais si les sages-femmes sont habilitées à  prescrire les contraceptifs locaux et les contraceptifs hormonaux, la  surveillance et le suivi biologique sont assurés par le médecin  traitant. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Contraception et contraception d'urgence&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article  87 de la loi précise que dans les services de médecine de prévention  des universités, la délivrance de médicaments ayant pour but la  contraception, et notamment la contraception d'urgence, s'effectue dans  des conditions définies par décret. Ces services s'assurent de  l'accompagnement psychologique de l'étudiant et veillent à la mise en  œuvre d'un suivi médical. L'infirmière ou l'infirmier est autorisé à  renouveler les prescriptions, datant de moins d'un an, de médicaments  contraceptifs oraux dont la liste est fixée par arrêté du ministre  chargé de la santé, après avis de l'Agence française de sécurité  sanitaire des produits de santé, pour une durée maximale de six mois,  non renouvelable. Cette disposition est également applicable aux  infirmières et infirmiers exerçant dans les établissements  d'enseignement du second degré, dans les services de la protection  maternelle et infantile et dans les centres de planification ou  d'éducation familiale. S'agissant des contraceptifs oraux, lorsque la  durée de validité d'une ordonnance datant de moins d'un an est expirée,  le pharmacien peut dispenser les médicaments nécessaires à la poursuite  du traitement, s'ils figurent sur une liste fixée par arrêté du ministre  chargé de la santé après avis de l'Agence française de sécurité  sanitaire des produits de santé, pour une durée supplémentaire non  renouvelable de six mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#top"&gt;[Retour  haut de page]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Registre national des psychothérapeutes  &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 52 de la loi n°2004-806 du 9 août 2004 relative à  la politique de santé publique a été modifié par l'article 91 de la  loi. Un décret en Conseil d'Etat devra préciser les conditions de  formation théorique et pratique en psychopathologie clinique que doivent  remplir les professionnels souhaitant s'inscrire au registre national  des psychothérapeutes. Il définira les conditions dans lesquelles les  ministres chargés de la santé et de l'enseignement supérieur agréent les  établissements autorisés à délivrer cette formation. L'accès à cette  formation est réservé aux titulaires d'un diplôme de niveau doctorat  donnant le droit d'exercer la médecine en France ou d'un diplôme de  niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la  psychanalyse. Ce décret précisera également les possibilités de dispense  totale ou partielle pour la formation en psychopathologie clinique pour  certains professionnels et les dispositions transitoires dont peuvent  bénéficier les professionnels justifiant d'au moins cinq ans de pratique  de la psychothérapie à la date de publication du décret. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Accueil  familial&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'instruction de la demande, la délivrance et le  renouvellement de l'agrément aux accueillants familiaux, ainsi que le  contrôle et le suivi social et médico-social des personnes accueillies,  peuvent être assumés par l'établissement ou le service de soins. Les  accueillants familiaux thérapeutiques employés par cet établissement ou  service sont des agents non titulaires de cet établissement ou service  (article 92 de la loi). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Lutte contre l'alcool&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'interdiction  de délivrer de l'alcool à des mineurs a été renforcée. Un modèle  spécifique d'affiche rappelant cette interdiction doit par exemple être  apposé dans les débits de boissons à emporter (article L. 3342-4 CSP).  Les sanctions en cas de vente à des mineurs de boissons alcooliques ont  été durcies (articles L. 3353-3 et s. CSP), ainsi que les conditions de  vente d'alcool dans les points de vente de carburant. L'article 95  prévoit que sans préjudice du pouvoir de police générale, le maire peut  fixer par arrêté une plage horaire, qui ne peut être établie en deçà de  20 heures et au-delà de 8 heures, durant laquelle la vente à emporter de  boissons alcooliques sur le territoire de sa commune est interdite. La  pratique des « Happy Hours » a également été encadrée (article 96) : si  le débitant propose des boissons alcooliques à prix réduits pendant une  période restreinte, il doit également proposer à prix réduit les  boissons non alcooliques. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Lutte contre le tabac&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;En  matière de lutte contre le tabagisme, l'article 98 de la loi prévoit  que la distribution à la vente ou l'offre à titre gratuit de cigarettes  aromatisées dont la teneur en ingrédients donnant une saveur sucrée ou  acidulée dépasse des seuils fixés par décret sont interdites. Il est  interdit de vendre ou d'offrir gratuitement, dans les débits de tabac et  tous commerces ou lieux publics, des produits du tabac ou ses  ingrédients à des mineurs de moins de 18 ans (au lieu de 16 ans).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Lutte  contre le plomb et l'amiante&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans les zones délimitées pour  la réalisation d'une opération d'amélioration de l'habitat, l'autorité  administrative compétente prescrit aux propriétaires bénéficiant de  subventions de travaux pour sortie d'insalubrité la réalisation et la  communication d'un constat de risque d'exposition au plomb dans les  immeubles affectés à l'usage d'habitation construits avant le 1er  janvier 1949 (article 104 de la loi). L'article 105 précise pour sa part  les obligations des propriétaires ou à défaut des exploitants en  matière de détection de présence d'amiante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Propagation  internationale des maladies &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les obligations dans le cadre  de la lutte contre la propagation internationale des maladies ont été  renforcées par l'article 107 de la loi. En cas de voyage international,  les exploitants de moyens de transport, d'infrastructures de transport  et d'agences de voyages sont tenus d'informer leurs passagers ou leurs  clients des risques pour la santé publique constatés par les autorités  sanitaires dans les lieux de destination ou de transit. Ils les  informent également des recommandations à suivre et des mesures  sanitaires mises en place contre ces risques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cas  d'identification d'un risque sanitaire grave postérieurement à un voyage  et pour permettre la mise en place des mesures d'information et de  protection nécessaires, ces exploitants doivent communiquer aux  autorités sanitaires les données permettant l'identification des  passagers exposés ou susceptibles d'avoir été exposés au risque. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Prévention  de l'obésité&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 112 de la loi présente la prévention  de l'obésité et du surpoids comme « une priorité de la politique de  santé publique ». Il revient à l'Etat d'organiser et de coordonner la  prévention, le traitement et la lutte contre l'obésité et le surpoids.  Les campagnes d'information sont validées par l'Institut national de  prévention et d'éducation pour la santé. Elles doivent également porter  sur « l'acceptation des personnes obèses ou en surpoids et la lutte  contre les discriminations qui leur sont faites ». Par ailleurs,  l'utilisation du titre-restaurant a été étendue auprès des détaillants  en fruits et légumes dans des conditions qui seront fixées par décret  (article 113).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#top"&gt;[Retour  haut de page]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a name="orga" title="orga"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Titre 4  : ORGANISATION TERRITORIALE DU SYSTEME DE SANTE&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Création  des agences régionales de santé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 118 précise que  dans chaque région et en Corse, une agence régionale de santé a pour  mission de définir et de mettre en œuvre un ensemble coordonné de  programmes et d'actions concourant à la réalisation, à l'échelon  régional et infrarégional des objectifs de la politique nationale de  santé (article L. 1411-1 du présent code), des principes de l'action  sociale et médico-sociale (articles L. 116-1 et L. 116-2 du code de  l'action sociale et des familles) et des principes fondamentaux affirmés  à l'article L. 111-2-1 CSS, à savoir le caractère universel,  obligatoire et solidaire de l'assurance maladie. Les agences régionales  de santé contribuent au respect de l'objectif national de dépenses  d'assurance maladie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les agences régionales de santé sont  chargées, en tenant compte des spécificités de chaque région, de mettre  en œuvre au niveau régional&lt;strong&gt; la politique de santé publique&lt;/strong&gt;  définie en liaison avec les autorités compétentes dans les domaines de &lt;strong&gt;la  santé au travail, de la santé scolaire et universitaire&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;la  protection maternelle et infantile&lt;/strong&gt;; de réguler, d'orienter et  d'organiser, notamment en concertation avec les professionnels de santé,  l'offre de services de santé, de manière à répondre aux besoins en  matière de soins et de services médico-sociaux, et à garantir  l'efficacité du système de santé (article L. 1431-2 CSP).&lt;br /&gt;Un décret  peut créer des &lt;strong&gt;agences interrégionales de santé&lt;/strong&gt; et  confier des compétences interrégionales à une ou plusieurs agences  régionales de santé (article L. 1431-3 CSP).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les agences  régionales de santé sont des établissements publics de l'Etat à  caractère administratif. Elles sont placées sous la tutelle des  ministres chargés de la santé, de l'assurance maladie, des personnes  âgées et des personnes handicapées. Les agences régionales de santé sont  dotées d'un conseil de surveillance et dirigées par un directeur  général. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Auprès de chaque agence régionale de santé sont  constituées &lt;/strong&gt;: &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;une conférence régionale de la santé  et de l'autonomie, organisme consultatif composé de plusieurs collèges  qui concourt, par ses avis, à la politique régionale de santé;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;deux  commissions de coordination des politiques publiques de santé,  associant les services de l'Etat, les collectivités territoriales et  leurs groupements et les organismes de sécurité sociale. Ces commissions  seront compétentes pour assurer la cohérence et la complémentarité des  actions dans les domaines de la prévention, de la santé scolaire, de la  santé au travail et de la protection maternelle et infantile ainsi que  dans le domaine des prises en charge et des accompagnements  médico-sociaux. &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;Les agences régionales de santé mettent  en place des délégations territoriales dans les départements. L'article  L. 1432-2 CSP précise les missions et obligations du directeur général,  l'article L. 1432-3 CSP précise la composition et les missions du  conseil de surveillance de l'agence régionale de santé et l'article  1432-4 CSP le rôle de la Conférence régionale de la santé et de  l'autonomie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les &lt;strong&gt;ressources &lt;/strong&gt;de l'agence sont  constituées par une subvention de l'Etat, des contributions des régimes  d'assurance maladie, des contributions de la Caisse nationale de  solidarité pour l'autonomie pour des actions concernant les  établissements et services médico-sociaux, des ressources propres, dons  et legs et sur une base volontaire, des versements de collectivités  territoriales ou d'autres établissements publics (article L. 1432-6  CSP). Le personnel de l'agence comprend des fonctionnaires, des  médecins, odontologistes et pharmaciens, des agents contractuels de  droit public et des agents de droit privé régis par les conventions  collectives applicables au personnel des organismes de sécurité sociale  (article L. 1432-9 CSP).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#top"&gt;[Retour  haut de page]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Coordination des agences régionales de  santé &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Un conseil national de pilotage des ARS réunit des  représentants de l'Etat et de ses établissements publics, dont la Caisse  nationale de solidarité pour l'autonomie, ainsi que des représentants  des organismes nationaux d'assurance maladie membres de l'Union  nationale des caisses d'assurance maladie.&lt;br /&gt;Ce Conseil donne aux  agences régionales de santé les directives pour la mise en œuvre de la  politique nationale de santé sur le territoire. Il veille à la cohérence  des politiques qu'elles ont à mettre en œuvre en termes de santé  publique, d'organisation de l'offre de soins et de prise en charge  médico-sociale et de gestion du risque et il valide leurs objectifs. Il  valide également toutes les instructions qui leur sont données, conduit  l'animation du réseau des agences et évalue périodiquement les résultats  de l'action des agences et de leurs directeurs généraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le  conseil national de pilotage veille à ce que la répartition entre les  agences régionales de santé des financements qui leur sont attribués  prenne en compte l'objectif de réduction des inégalités de santé  (article L. 1433-1 CSP). Les ministres chargés de la santé, de  l'assurance maladie, des personnes âgées et des personnes handicapées  signent avec le directeur général de chaque agence régionale de santé un  contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens de l'agence, pour une  durée de quatre ans, révisable chaque année (article L. 1433-2 CSP). &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le  projet régional de santé &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le projet régional de santé  définit les objectifs pluriannuels des actions que mène l'agence  régionale de santé dans ses domaines de compétences, ainsi que les  mesures tendant à les atteindre (article L. 1434-1 CSP). Il est  constitué d'un plan stratégique régional de santé, qui fixe les  orientations et objectifs de santé pour la région ; de schémas régionaux  de mise en œuvre en matière de prévention, d'organisation de soins et  d'organisation médico-sociale et de programmes déclinant les modalités  spécifiques d'application de ces schémas. Parmi ces derniers, un  programme doit être consacré à l'accès à la prévention et aux soins des  personnes les plus démunies et un autre programme doit être relatif au  développement de la télémédecine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plan stratégique régional  de santé prévoit des articulations avec la santé au travail, la santé en  milieu scolaire et la santé des personnes en situation de précarité et  d'exclusion.&lt;br /&gt;Le projet régional de santé fait l'objet d'un avis de  la conférence régionale de la santé et de l'autonomie, des collectivités  territoriales et du préfet de région. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le programme  pluriannuel régional de gestion du risque &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le programme  pluriannuel régional de gestion du risque comprend, outre les actions  nationales définies par le contrat qui détermine les objectifs  pluriannuels de gestion du risque communs aux trois régimes membres de  l'Union nationale des caisses d'assurance maladie, des actions  complémentaires tenant compte des spécificités régionales. Révisé chaque  année, ce programme est intégré au projet régional de santé. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Territoires  de santé et conférences de territoire &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'agence régionale  de santé définit les territoires de santé pertinents pour les activités  de santé publique, de soins et d'équipement des établissements de santé,  de prise en charge et d'accompagnement médico-social ainsi que pour  l'accès aux soins de premier recours. Les territoires de santé peuvent  être infrarégionaux, régionaux ou interrégionaux. Ils sont définis après  avis du préfet de région, d'une part, de la conférence régionale de la  santé et de l'autonomie, d'autre part et, en ce qui concerne les  activités relevant de leurs compétences, des présidents des conseils  généraux de la région. Les territoires interrégionaux sont définis  conjointement par les agences régionales concernées, après avis du  préfet de chaque région et, en ce qui concerne les activités relevant de  leurs compétences, des présidents des conseils généraux compétents sur  ces territoires (article L. 1434-16 CSP).&lt;br /&gt;Dans chacun des territoires  de santé, le directeur général de l'ARS constitue une conférence de  territoire, composée de représentants des différentes catégories  d'acteurs du système de santé du territoire concerné, dont les usagers.  La conférence de territoire contribue à mettre en cohérence les projets  territoriaux sanitaires avec le projet régional de santé et les  programmes nationaux de santé publique. La mise en œuvre du projet  régional de santé peut faire l'objet de contrats locaux de santé conclus  par l'agence, notamment avec les collectivités territoriales et leurs  groupements, portant sur la promotion de la santé, la prévention, les  politiques de soins et l'accompagnement médico-social (article L.  1434-17 CSP).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Modalités et moyens d'intervention des ARS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les  modalités et moyens d'intervention des agences régionales de santé sont  définis dans &lt;strong&gt;quatre sections.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;1. &lt;/strong&gt;La  première section - &lt;strong&gt;Veille, sécurité et polices sanitaires&lt;/strong&gt;  - précise les modalités de coopération entre le directeur général de  l'ARS, le représentant de l'Etat territorialement compétent et les élus  territoriaux concernés s'agissant de tout événement sanitaire présentant  un risque pour la santé de la population ou susceptible de présenter un  risque de trouble à l'ordre public. L'agence est par ailleurs associée à  l'élaboration et à la mise en œuvre des programmes d'action dans les  zones urbaines sensibles pour l'aménagement et le développement du  territoire (article L. 1435-1 CSP).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;2.&lt;/strong&gt; La  deuxième section - &lt;strong&gt;Contractualisation avec les offreurs de  services de santé&lt;/strong&gt; - détaille les modalités de conclusion des  contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens (article L. 6114-1 CSP).  L'ARS peut, avec la participation des collectivités territoriales,  conclure les contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens avec des  établissements et services sociaux et médico-sociaux (article L. 313-11  du code de l'action sociale et des familles) ainsi que, dans des  conditions définies par décret, des contrats pluriannuels d'objectifs et  de moyens avec les réseaux de santé, les centres de santé, les pôles de  santé et les maisons de santé. Le versement d'aides financières ou de  subventions à ces services de santé par les agences régionales de santé  est subordonné à la conclusion d'un contrat pluriannuel d'objectifs et  de moyens. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'agence régionale de santé peut proposer aux  professionnels de santé conventionnés, aux centres de santé, aux pôles  de santé, aux établissements de santé, aux établissements d'hébergement  pour personnes âgées et dépendantes, aux maisons de santé, aux services  médico-sociaux, ainsi qu'aux réseaux de santé de son ressort, d'adhérer à  des contrats ayant pour objet d'améliorer la qualité et la coordination  des soins (article L. 1435-4 CSP). Ceux-ci fixent les engagements des  professionnels, centres, établissements, maisons, services, pôles ou  réseaux concernés et la contrepartie financière qui peut leur être  associée. L'agence régionale de santé organise, dans des conditions  définies par décret en Conseil d'Etat, la mission de service public de  permanence des soins.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3. La troisième &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;précise  l'accès de l'ARS aux données&lt;/strong&gt; nécessaires à l'exercice de ses  missions contenues dans les systèmes d'information des établissements de  santé, des établissements et services médico-sociaux, des organismes  d'assurance maladie et de la Caisse nationale de solidarité pour  l'autonomie. L'anonymat des personnes est garanti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;4.&lt;/strong&gt;  La quatrième section &lt;strong&gt;- Inspections et contrôles - &lt;/strong&gt;prévoit  que le directeur général de l'ARS peut désigner des inspecteurs et des  contrôleurs pour contrôler l'application des règles générales d'hygiène  et des lois et règlements relatifs à des sujets détaillés dans la loi  (droits des personnes malades et des usagers du système de santé,  protection des personnes en matière de recherche biomédicale et de  médecine génétique, etc.). L'article 122 de la loi prévoit qu'avant le  15 septembre 2010, le gouvernement présente au Parlement un rapport  évaluant l'intérêt qu'il y aurait à ce qu'un sous-objectif de l'objectif  national de dépenses d'assurance maladie identifie une enveloppe  destinée à contribuer à la réduction des inégalités interrégionales de  santé. Une telle enveloppe pourrait être répartie par région et déléguée  aux agences régionales de santé, qui disposeraient ainsi de moyens  accrus pour résorber les inégalités de santé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Représentation  des professions de santé libérales&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Dans chaque région et  dans la collectivité territoriale de Corse, une union régionale des  professionnels de santé rassemble, pour chaque profession, les  représentants des professionnels de santé exerçant à titre libéral. Ces  unions régionales des professionnels de santé sont regroupées en une  fédération régionale des professionnels de santé libéraux. Les unions  régionales des professionnels de santé et leurs fédérations sont des  associations régies par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat  d'association (article L. 4031-1 CSP). Ces unions contribuent à  l'organisation et à l'évolution de l'offre de santé au niveau régional,  notamment à la préparation du projet régional de santé et à sa mise en  œuvre. Elles peuvent conclure des contrats avec l'agence régionale de  santé et assurer des missions particulières impliquant les  professionnels de santé libéraux dans les domaines de compétence de  l'agence (article L. 4031-3 CSP). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Etablissements et  services médico-sociaux&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'article 124 supprime les comités  régionaux de l'organisation sociale et médico-sociale (Crosms). Par  ailleurs, &lt;strong&gt;les modalités d'élaboration des schémas d'organisation  sociale et médico-sociale &lt;/strong&gt;sont revues.&lt;br /&gt;Les ministres  chargés des personnes âgées et des personnes handicapées établissent,  sur proposition de la CNSA lorsqu'il entre dans son champ de compétences  et après avis du Comité national de l'organisation sanitaire et  sociale, un schéma au niveau national pour les établissements ou  services accueillant des catégories de personnes, dont la liste est  fixée par décret, pour lesquelles les besoins ne peuvent être appréciés  qu'à ce niveau. L'Assemblée des départements de France est tenue  informée de ce schéma national.&lt;br /&gt;Le directeur général de l'agence  régionale de santé établit le schéma régional d'organisation  médico-sociale (article L. 1434-12 CSP).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président du conseil  général élabore les schémas, adoptés par le conseil général, pour les  établissements et services de la protection de l'enfance, autres que  ceux devant figurer dans les schémas nationaux (1° et 4° du I de  l'article L. 312-1 du CASF). Il prend en compte les orientations fixées  par le préfet. Les schémas relatifs aux personnes handicapées ou en  perte d'autonomie sont arrêtés par le président du conseil général,  après concertation avec le préfet et avec l'agence régionale de santé,  dans le cadre de la commission de coordination des politiques publiques  de santé de l'ARS chargée des prises en charge et des accompagnements  médico-sociaux (2° de l'article L. 1432-1 CSP). Les représentants des  organisations professionnelles représentant les acteurs du secteur du  handicap ou de la perte d'autonomie dans le département ainsi que les  représentants des usagers sont également consultés, pour avis, sur le  contenu de ces schémas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les établissements et services qui  accueillent des personnes handicapées ou des personnes âgées (2°, 3°,  5°, 6°, 7°, 11° et 12° du I de l'article L. 312-1 du CASF), le directeur  général de l'agence régionale de santé établit un programme  interdépartemental d'accompagnement des handicaps et de la perte  d'autonomie composé d'objectifs de programmation pour la mise en œuvre  du schéma régional d'organisation médico-sociale. Ce programme dresse,  pour la part des prestations financées sur décision tarifaire du  directeur général de l'agence régionale de santé, les priorités de  financement des créations, extensions ou transformations  d'établissements ou de services au niveau régional. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lorsque les  projets, y compris expérimentaux, de création, de transformation et  d'extension d'établissements ou de services sociaux et médico-sociaux  ainsi que les projets de lieux de vie et d'accueil font appel  partiellement ou intégralement à des financements publics, les autorités  (article L313-3 CASF) délivrent l'autorisation après avis d'une  commission de sélection d'appel à projet social ou médico-social qui  associe des représentants des usagers. L'avis de cette dernière n'est  toutefois pas requis en cas d'extension inférieure à un seuil.&lt;br /&gt;Les  opérations de regroupement d'établissements et services préexistants  sont exonérées de la procédure d'appel à projet, si elles n'entraînent  pas des extensions de capacités supérieures aux seuils prévus et si  elles ne modifient pas les missions des établissements et services  concernés. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La création de la commission d'appel à projet, la  suppression du comité régional de l'organisation sociale et  médico-sociale et la nouvelle procédure d'autorisation s'appliquent aux  nouvelles demandes d'autorisation, d'extension ou de transformation des  établissements et services médico-sociaux déposées à compter du 1er  juillet 2010. Les mandats des membres des comités régionaux de  l'organisation sociale et médico-sociale, en cours ou arrivant à  échéance au cours de l'année 2009 ou de l'année 2010, restent en vigueur  pour l'examen des demandes déposées jusqu'au 1er juillet 2010 et ce  pour une durée maximale de six mois à compter de cette date. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Désormais,  les établissements et services accueillant des personnes âgées  dépendantes et les établissements et services relevant de la compétence  tarifaire exclusive du directeur général de l'agence régionale de santé  ou du préfet de région (2°, 3°, 5°, 7°, 8°, 9°, 11°, 14° et 15° du I de  l'article L. 312-1 du CASF) qui atteignent ensemble, en raison tant de  leur taille que des produits de leur tarification, un certain seuil fixé  par arrêté font l'objet d'un contrat d'objectifs et de moyens signé  avec leur personne morale gestionnaire, qui comporte notamment des  objectifs de qualité de prise en charge à atteindre. Ils peuvent  disposer pour son élaboration et sa mise en œuvre des outils  méthodologiques fournis par l'Agence nationale d'appui à la performance  des établissements de santé et médico-sociaux et s'appuyer sur les  recommandations de l'Agence nationale de l'évaluation et de la qualité  des établissements et services sociaux et médico-sociaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gazette-sante-social.fr/juridique/article-dossier-analyse-juridique-detaillee-de-la-loi-hopital-2736.html?dossier=176#top"&gt;[Retour  haut de page]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le contrôle des établissements et services  sociaux et médico-sociaux et des lieux de vie et d'accueil est exercé  par l'autorité qui a délivré l'autorisation (préfet, agence régionale de  santé, conseil général). Quelle que soit l'autorité qui a délivré  l'autorisation, le préfet peut, à tout moment, diligenter les contrôles.  Il dispose à cette fin des moyens d'inspection et de contrôle de  l'agence régionale de santé pour l'exercice de ses compétences. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le  calendrier des évaluations des établissements et services sociaux et  médico-sociaux est revu. Les établissements et services rendent compte  de la démarche d'évaluation interne engagée non plus tous les cinq ans,  mais selon un rythme et des modalités fixés par décret. Par dérogation,  les établissements et services autorisés et ouverts avant le 22 juillet  2009 communiquent les résultats d'au moins une évaluation interne dans  un délai fixé par décret. Par ailleurs, les établissements et services  sont tenus de procéder à deux évaluations externes entre la date de  l'autorisation et le renouvellement de celle-ci. Le calendrier de ces  évaluations est fixé par décret. Par dérogation, les établissements et  services autorisés et ouverts avant le 22 juillet 2009 procèdent au  moins à une évaluation externe au plus tard deux ans avant la date de  renouvellement de leur autorisation. En cas de certification par des  organismes certificateur, un décret détermine les conditions dans  lesquelles cette certification peut être prise en compte dans le cadre  de l'évaluation externe. Cette disposition entre en vigueur à compter du  1er janvier 2011.&lt;br /&gt;La section IV de la Caisse nationale de  solidarité pour l'autonomie est désormais consacrée également au  financement de la formation des aidants familiaux et des accueillants  familiaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sein des établissements et services sociaux et  médico-sociaux, lorsque les personnes ne disposent pas d'une autonomie  suffisante pour prendre seules le traitement prescrit par un médecin à  l'exclusion de tout autre, l'aide à la prise de ce traitement constitue  une modalité d'accompagnement de la personne dans les actes de sa vie  courante. L'aide à la prise des médicaments peut, à ce titre, être  assurée par toute personne chargée de l'aide aux actes de la vie  courante dès lors que le mode de prise ne présente ni difficulté  d'administration ni apprentissage particulier. Le libellé de la  prescription médicale permet, selon qu'il est fait ou non référence à la  nécessité de l'intervention d'auxiliaires médicaux, de distinguer s'il  s'agit ou non d'un acte de la vie courante. Des protocoles de soins sont  élaborés avec l'équipe soignante afin que les personnes chargées de  l'aide à la prise des médicaments soient informées des doses prescrites  et du moment de la prise.&lt;br /&gt;La loi introduit et définit la notion  d'établissement et services sociaux et médico-sociaux privés d'intérêt  collectif (art. L311-1 du CASF).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant le 30 juin 2010, le  gouvernement remet au Parlement un rapport relatif à la mise en œuvre  d'un service minimum dans le secteur médico-social. Ce rapport sera  précédé d'une concertation approfondie avec les partenaires sociaux et  les acteurs du secteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ici au 22 janvier 2010, un décret  adapte les dispositions du CASF aux modalités de fonctionnement et de  tarification de l'accueil temporaire des personnes âgées. Une évaluation  du fonctionnement de ces établissements et services fait l'objet d'un  rapport remis au Parlement avant le 15 octobre 2012.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les  établissements et services sociaux et médico-sociaux, à l'exception des  foyers de jeunes travailleurs, gérés par des organismes de droit privé à  but non lucratif, lorsque la situation financière fait apparaître un  déséquilibre financier significatif et prolongé ou lorsque sont  constatés des dysfonctionnements dans la gestion de ces établissements  et de ces services, et sans préjudice des dispositions relatives au  contrôle des établissements et services, l'autorité de tarification  compétente adresse à la personne morale gestionnaire une injonction de  remédier au déséquilibre financier ou aux dysfonctionnements constatés  et de produire un plan de redressement adapté, dans un délai qu'elle  fixe. Ce délai doit être raisonnable et adapté à l'objectif recherché.  Les modalités de retour à l'équilibre financier donnent lieu à la  signature d'un avenant au contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens.  S'il n'est pas satisfait à l'injonction, ou en cas de refus de  l'organisme gestionnaire de signer la convention susmentionnée,  l'autorité de tarification compétente peut désigner un administrateur  provisoire de l'établissement pour une durée qui ne peut être supérieure  à  six mois renouvelable une fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'abrogation des articles du  CSP relatifs au comité régional de l'organisation sanitaire interviendra  six mois après l'entrée en vigueur du décret mettant en place la  commission spécialisée de la conférence régionale de la santé et de  l'autonomie compétente pour le secteur sanitaire et, au plus tard, le  1er décembre 2010.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-660040191391094832?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/660040191391094832/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/05/analyse-juridique-detaillee-de-la-loi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/660040191391094832'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/660040191391094832'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/05/analyse-juridique-detaillee-de-la-loi.html' title='Analyse juridique détaillée de la loi &quot;Hôpital&quot;'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-6559450943779483436</id><published>2010-05-18T11:47:00.000+02:00</published><updated>2010-05-18T11:48:20.176+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='formation cadre'/><title type='text'>L'épreuve</title><content type='html'>&lt;h1 style="text-align: justify;"&gt;Combattre, fuir, subir ? &lt;/h1&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" id="auteur"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;                       &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="entete gras"&gt;À l’école ou au travail, dans la vie  privée ou dans la vie sociale,  les épreuves sont multiples. La façon  d’y faire face se résume  à trois stratégies fondamentales : combattre,  fuir ou… ne rien faire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;                          &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au XIXe siècle, les voyages d’exploration étaient à la  mode. En ce début de xxie siècle, un autre genre prolifère, la descente  aux enfers suivie d’une éventuelle renaissance : &lt;em&gt;traders&lt;/em&gt;  repentis, anciens alcooliques redevenus sobres, ex-taulards en  rédemption, anciens chômeurs tirés d’affaire, malades sortis de la  dépression, etc. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ceux qui n’ont pas connu personnellement la  galère – la drogue, le chômage, une grave maladie, la prison ou même  simplement un divorce brutal – peuvent toujours s’en faire une idée en  lisant un roman, un récit, ou une étude sur le sujet. La littérature de  la déchéance, suivie de sa rédemption, se porte bien. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;Qu’est-ce  qu’une épreuve ? &lt;/h2&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ouvrons par exemple &lt;em&gt;La guerre des cités  n’aura pas lieu&lt;/em&gt; du jeune chanteur et écrivain Abd al Malik (1). Ce  n’est pas un chef-d’œuvre mais un roman vécu édifiant. Le jeune Noir  Peggy (un nom de fille) vit dans une cité de Strasbourg. Il connaît le  destin très ordinaire d’une petite « racaille » : une famille décousue,  des embrouilles à l’école, le racisme quotidien, la petite délinquance,  un premier séjour en prison. Mais son histoire bifurque lorsqu’il fait  la connaissance d’un médecin de la cité : un jeune Français qui s’est  converti à l’islam. C’est une révélation. La vie ne se résume pas au  modèle qu’il a jusque-là côtoyé. Il découvre une philosophie – le  soufisme (une version mystique de l’islam). C’est le début d’une  renaissance. Il décide d’abandonner la vie de ses camarades, la  délinquance, la drogue…, pour une autre vie. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les sociologues  sont, pour une fois, à peu près tous d’accord : notre époque est marquée  par l’instabilité des statuts et des trajectoires. Les études n’ont  jamais été jamais été aussi longues, mais restent hésitantes, chaotiques  et scandées de bifurcations (2) ; la vie professionnelle est également  plus instable et marquée par des ruptures et reconversions, subies ou  volontaires. Le couple et la famille connaissent aussi les aléas des  séparations et recompositions. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La notion d’« épreuve » vise à  décrire ces situations humaines où les rêves et projets personnels que  nous portons tous en nous se heurtent à la réalité. En première  approximation, on peut définir l’épreuve comme un &lt;em&gt;« défi &lt;/em&gt;(…) &lt;em&gt;que  les individus sont contraints d’affronter&lt;/em&gt; (3)&lt;em&gt; »&lt;/em&gt;. Une  définition aussi large a le mérite de pouvoir embrasser un large spectre  de situations : le doctorant qui prépare sa thèse, le jeune créateur  d’entreprise qui se lance à l’aventure, le coureur qui s’entraîne dur  pour son prochain marathon, la jeune mère qui vient de divorcer et se  retrouve seule avec ses deux enfants, cet immigré afghan sans papiers  qui tente de passer les frontières pour rejoindre une terre d’asile dans  l’espoir de se construire une nouvelle vie. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le seul point commun  de ces situations est peut-être d’exiger des individus une mobilisation  personnelle en vue de réaliser leur rêve ou de faire face à un obstacle  sur leur chemin. Le décor est planté et la trame du scénario ne varie  guère. Un héros (vous, moi, nous tous…) est confronté à un défi :  réussir un concours, trouver un compagnon (ou une compagne), affronter  la maladie, partir en quête d’un nouveau travail. De là découle une  problématique dont les ressorts sont assez universels. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;Les  trois stratégies &lt;/h2&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;« Confronté à une épreuve, l’homme ne  dispose que de trois choix : combattre, ne rien faire ou fuir »&lt;/em&gt;,  écrivait en 1976 le biologiste Henri Laborit (4). À cette époque, H.  Laborit étudiait alors des rats de laboratoire en situation de stress.  Placé face à un rival agressif, un rat n’a d’autre issue que d’affronter  son adversaire, de détaler ou de courber l’échine et se soumettre aux  coups de son agresseur. Un problème, trois solutions : combattre, fuir,  subir. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il se trouve qu’à la même époque, le socioéconomiste  Albert O. Hirschman était arrivé à des conclusions similaires, mais à  partir d’un tout autre point de vue. Il étudiait quant à lui les  stratégies des salariés ou des consommateurs mécontents. Puis il a  généralisé son analyse aux électeurs insatisfaits ou citoyens frustrés.  Il en a déduit un « répertoire d’actions » de portée générale se  résumant à trois formules : &lt;em&gt;exit&lt;/em&gt; (partir), &lt;em&gt;voice&lt;/em&gt;  (protester), ou &lt;em&gt;loyalty&lt;/em&gt; (se soumettre). Le salarié mécontent  peut décider de protester. L’autre choix consiste à partir et chercher  mieux ailleurs (5). Le dernier consiste à rester fidèle, malgré ses  frustrations, à son entreprise ou à son foyer. &lt;/p&gt;&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;Combattre&lt;/h2&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  Quel point commun y a-t-il entre un sportif qui s’entraîne en vue d’une  compétition, un étudiant qui prépare un concours, un alcoolique qui fait  une cure de désintoxication, une mère qui se bat pour son enfant  malade ? Tous sont engagés dans un combat qui, comme tout combat, exige  la définition d’un but, d’une stratégie et la mobilisation de  ressources.  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La formulation d’un objectif de vie – scolaire,  professionnel, personnel… – engage tout un ensemble de finalités,  d’idéaux et de valeurs associés. Cet ensemble se cristallise parfois  autour d’un modèle identificatoire. Dans le roman de Abd al Malik, le  jeune Peggy s’identifie au médecin français qui s’est converti à  l’islam. Ce personnage clé, très différent de toutes les autres  personnes de son entourage, l’intrigue, l’attire, il voudrait lui  ressembler. C’est son héros intérieur. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le jeune footballeur qui  aspire à devenir joueur professionnel, l’étudiant qui voudrait devenir  chercheur ou cinéaste, s’entourent d’affiches, de livres, de portraits  des « héros » qui les inspirent. Le psychologue George H. Mead appelait  « autrui significatif » ces personnages de références qui servent de  support identificatoire. Les témoignages sur les processus de changement  personnel soulignent l’importance de ces personnages de référence dans  la « socialisation anticipatrice » ou « socialisation active » (6). &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La  transformation de soi s’appuie ensuite sur une discipline de vie  nouvelle. X était alcoolique et a décidé de sortir de la dépendance (7).  Il sait qu’il doit s’éloigner de certaines tentations (les sorties avec  certains amis, par exemple), fréquenter de nouveaux lieux, adopter de  nouvelles habitudes. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le recours à la volonté passe par des  messages personnels (« tu dois être fort », « tu ne vas plus te laisser  tenter »). Il faut donc apprendre peu à peu à s’observer pour cerner ses  propres points faibles (« tu ne dois pas passer devant le rayon alcool  au supermarché »). Un intense travail d’autoanalyse se met en place qui  consiste à analyser ses « démons » (ses faiblesses) ou à trouver des  trucs personnels pour se mobiliser. Tous les individus soumis à des  épreuves importantes – sportifs de haut niveau, thésards en phase de  rédaction, boulimiques en période de régime… – le savent bien, il faut  apprendre à se connaître pour changer et agir sur soi. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Cette  mobilisation psychique relève de ce que les sociologues nomment la  réflexivité : une autoanalyse de ses propres buts, de ses motivations et  des moyens d’accomplir ses objectifs. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Mais la volonté étant  souvent fragile, l’individu sait qu’il doit aussi éviter les lieux et  les moments critiques, et trouver de nouvelles aides pour l’aider dans  son combat. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Même lorsque l’on affronte seul une épreuve, le poids  de l’entourage est essentiel. Le sociologue Robert Castel a insisté sur  la possibilité de &lt;em&gt;« disposer de réserves de type relationnel,  culturel, économique, etc., qui sont les assises sur lesquelles peut  s’appuyer la possibilité de développer des stratégies individuelles&lt;/em&gt;  (8)&lt;em&gt; »&lt;/em&gt;. Les alcooliques ou les drogués participent ainsi à des  groupes de soutien pour s’épauler. Les étudiants qui préparent un  concours aiment parfois se regrouper pour travailler ensemble et se  soutenir dans l’effort, les sportifs savent que l’adhésion à un club ou  l’aide d’un &lt;em&gt;coach&lt;/em&gt; est indispensable pour se soutenir, s’épauler  et se conseiller. &lt;/p&gt;&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;Fuir&lt;/h2&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Face à une grande épreuve, plutôt  que de combattre il peut être bon de fuir. Nombre d’élèves de classes  préparatoires aux grandes écoles, sentant qu’ils ne pourront pas tenir  le rythme de travail, « décrochent » avant la fin ; de plus en plus  nombreux sont les cadres salariés, surmenés et surbookés, qui décident  de quitter leur emploi pour changer de vie (10). Dans les couples, quand  on ne s’entend plus, il n’est plus de mise de chercher à tout prix à  recoller les morceaux : on se sépare. Dans son &lt;em&gt;Éloge de la fuite&lt;/em&gt;,  H. Laborit rappelle que la fuite a quelque chose de sain et salutaire. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La  fuite n’est pas forcément de la lâcheté : c’est une condition de survie  dans le monde vivant. Il n’est pas lâche de vouloir changer d’études si  l’on s’est rendu compte qu’elles ne correspondaient pas à ses attentes.  Prendre le large, changer de travail, quitter une relation de couple  devenu invivable… L’exil, l’évasion et le départ pour un nouveau milieu  sont l’un des moteurs de l’histoire humaine. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il existe plusieurs  façons de fuir : le départ, la démission, l’abandon, la fugue, l’exil,  l’arrêt. Des doctorants abandonnent leur thèse, des femmes quittent leur  mari, des pères fuient leur foyer, des salariés démissionnent ou se  font mettre en longue maladie, des élèves sèchent les cours, des  adolescents fuguent, des émigrés fuient leur région, etc. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La  fuite n’est pas toujours un échec : on peut chercher à s’échapper vers  le haut (l’ascension sociale en est un moyen). On peut profiter d’un  départ pour construire une nouvelle vie : c’est le grand espoir des  immigrés pauvres. Quand une porte se ferme, une autre s’ouvre. Voilà ce  que ressentent beaucoup de femmes divorcées. Après une première phase  difficile, elles considèrent après coup que leur décision de rompre a  été une bonne décision qui les a « libérées ». &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Il n’est peut-être  pas toujours bon de chercher à résoudre les problèmes. Parfois, il est  plus sain d’abandonner. La fuite peut donc être un acte positif, même si  elle emporte souvent avec elle un parfum d’échec ou de culpabilité. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Mais  il est aussi des formes de fuite qui n’en sont pas vraiment : la fuite  dans l’imaginaire. Ce faux départ s’apparente plutôt à la troisième  stratégie face aux épreuves : elle consiste à ne rien faire. &lt;/p&gt;&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;Subir&lt;/h2&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Quand  une personne est mécontente de sa situation, trois solutions se  présentent à elle, nous dit A.O. Hirschmann : partir, protester ou…, se  résigner, ce qu’il nomme la « loyauté ». Ce que H. Laborit appelait « ne  rien faire ». &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans un article remarqué paru en 1988, Guy Bajois,  un sociologue de l’université de Lille, a corrigé cette typologie (11).  Le sociologue fait remarquer que la stratégie qui consiste à « ne rien  faire » recouvre en fait des attitudes très différentes : elle va de la  participation active (loyauté) à la résignation passive qu’il nomme  « apathie ». À l’appui de sa démonstration, il cite l’exemple de M. X,  un cadre salarié de 40 ans dont l’itinéraire fut le suivant : lorsqu’il a  été embauché, il était relativement enthousiaste et voulait apporter de  nouvelles idées et projets à son entreprise. C’était la phase de  loyauté. Mais il s’est bientôt heurté à la réticence et à l’inertie de  la direction. Ayant acquis de l’expérience et de l’assurance, il est  alors entré dans une logique de protestation (&lt;em&gt;voice&lt;/em&gt;). Mais le  coût humain du conflit et la difficulté à faire avancer ses propositions  l’ont conduit à envisager de partir ; il voulait alors faire défection (&lt;em&gt;exit&lt;/em&gt;).  Mais à 40 ans, avec des charges de famille, un salaire convenable, le  risque de départ était élevé. Du coup, bien que n’ayant plus confiance  dans l’organisation et ses dirigeants, il a décidé de rester en se  contentant de « faire son boulot » &lt;em&gt;a minima&lt;/em&gt;, tout en profitant  des avantages de son statut. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Face à une épreuve, la stratégie  « ne rien faire » recouvre en fait un spectre de comportements assez  différents. La loyauté est une forme d’acceptation active malgré les  désaccords et désagréments. C’était le cas de M. X, mais aussi de  millions de salariés qui s’acquittent de leur tâche faute de mieux en  rongeant leur frein, en ruminant leur rancœur et en attendant la  retraite. C’est aussi le cas de couples qui cohabitent mais ne  s’entendent plus ; c’est aussi l’épreuve d’étudiants qui se sentent pris  au piège dans une formation qui ne leur convient plus et ne voient pas  d’issue pour s’en sortir. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Subir sans ne rien pouvoir faire est,  pour H. Laborit, la pire des situations : c’est celle du rat qui reste  en cage et doit subir les assauts du rat dominant, celle du prisonnier  confiné dans sa cellule, celle de l’élève bouc émissaire qui subit en  silence les vexations de petits caïds de l’école, celles du salarié qui  se sent incompris et harcelé. La passivité face à l’épreuve est très  coûteuse psychologiquement. L’inhibition de l’action (impossibilité de  partir ou de combattre) produit des syndromes pathologiques de stress,  perte de sommeil, idées obsessionnelles, dépression et troubles  somatiques. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Face aux frustrations, notre système psychique a  élaboré des dispositifs de protection qui lui permettent d’éviter les  plus graves dommages psychologiques. Ces « mécanismes de défense » sont  autant de formes de protection psychologique. Dans &lt;em&gt;Protéger son soi &lt;/em&gt;(Odile  Jacob, 2010), le psychiatre Alain Braconnier décrit la grande diversité  des « mécanismes de défense » dont on dispose pour se protéger : les  formes d’évasion symbolique, de compensations psychologiques ou  d’investissement parallèle &lt;em&gt;(encadré ci-dessous)&lt;/em&gt;. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Ces  modes d’adaptation psychologique ont leur versant sociologique. Les  sociologues ont repéré depuis longtemps l’existence de stratégies de  protection. Dans les usines soumises aux cadences tayloriennes, les  ouvriers adoptaient le « freinage », une forme de résistance passive  consistant à limiter volontairement des cadences. Michel Crozier a  décrit les stratégies d’employés cherchant à préserver au maximum des  « zones d’autonomie » dans leur travail. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Pour faire face à  l’insécurité, aux risques, aux peurs de déclassement, les individus  cherchent à se construire des niches, des digues, des boucliers de  protection, des petits nids, des cocons, des bulles protectrices (12). &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le  sociologue Danilo Martuccelli a mené une enquête sur les épreuves de la  vie dans la France d’aujourd’hui (13). Pour cela, il a rencontré une  centaine de personnes habitant le Nord de la France, toutes âgées de 30 à  50 ans. Chacune a été interrogée sur son parcours scolaire (l’épreuve  de l’école), sa carrière professionnelle (l’épreuve du travail), sa vie  de famille (l’épreuve domestique) et son lieu de vie (l’épreuve de  l’habitat). &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;La façon dont les individus affrontent leurs épreuves  se décline de multiples manières. Certains sont désabusés, d’autres  combatifs, certains s’engagent dans la vie citoyenne, d’autres cultivent  leur jardin privé. Tout l’arsenal des stratégies est mobilisé :  l’influence des modèles (comme pour François qui, fils d’ouvrier, a pris  modèle sur un copain de classe, fils d’ingénieur qu’il admirait),  l’importance de la réflexivité (comme Jean-Claude, qui a complètement  changé d’orientation et de vision du monde suite à un voyage aux  États-Unis et l’examen de conscience qui a suivi), le rôle des supports  extérieurs (Madeleine qui s’est appuyée sur le soutien indéfectible  d’une assistante sociale et de ses grands enfants lors de sa  reconversion). &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;Les défis de nos vies &lt;/h2&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Au terme de  cette exploration où se côtoient des itinéraires multiples et des  stratégies diverses, il apparaît tout de même un constat général. Chaque  individu doit affronter au cours de sa vie plusieurs grands types  d’épreuves : scolaire, travail, domestique, sans parler des engagements  collectifs ou des grands projets personnels. Ces épreuves ne font pas  que se succéder les unes les autres, elles ont tendance à se chevaucher  et s’entremêler. Les individus que nous sommes doivent affronter des  épreuves parallèles. Incapables d’être sur tous les fronts à la fois,  nous sommes donc amenés à adopter en même temps tout le spectre des  stratégies disponibles. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;em&gt;« Les épreuves sont souvent  désynchronisées et contradictoires entre elles. Des sanctions négatives  dans un domaine sont simultanément positives dans un autre – et, plus  largement, les difficultés actuelles et passées se compensent&lt;/em&gt; (14)&lt;em&gt;.  »&lt;/em&gt; C’est le cas pour cet ouvrier qui, ayant abandonné l’école avant  le bac, n’a pas eu une carrière professionnelle très exaltante. Mais,  excellent chanteur, il s’épanouit en donnant des spectacles le week-end  sur les petites scènes de la région. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Nos vies sont ainsi faites  de plusieurs défis avec des réussites partielles et des semi-échecs, des  fuites et des attentes, des projets différés. Les épreuves conduisent à  alterner les combats et les stratégies de fuite, les rêves avortés et  les changements de cap. Aux moments d’espoir succèdent ceux de doute. La  vie nous conduit à être parfois combatifs, parfois lâches, parfois  contemplatifs : combattre, fuir ou… ne rien faire.&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;strong&gt;NOTES :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;(1)  Abd al Malik, &lt;em&gt;La guerre des banlieues n’aura pas lieu&lt;/em&gt;, Le  Cherche Midi, 2010.&lt;br /&gt;(2) Marc Besin, Claire Bidard et Michel Grossetti  (dir.), &lt;em&gt;Bifurcations. Les sciences sociales faces aux ruptures et  aux événements&lt;/em&gt;, La Découverte, 2010.&lt;br /&gt;(3) Danilo Martuccelli, &lt;em&gt;Forgé  par l’épreuve. L’individu dans la France contemporaine&lt;/em&gt;, Armand  Colin, 2006.&lt;br /&gt;(4) Henri Laborit, &lt;em&gt;Éloge de la fuite&lt;/em&gt;, 1976.&lt;br /&gt;(5)  C’est une stratégie que caressent de plus en plus de gens.&lt;br /&gt;(6) Ania  Beaumatin, Alain Baubion-Broye et Violette Hajjar, « Socialisation  active et nouvelles perspectives en psychologie de l’orientation », &lt;em&gt;L’Orientation  scolaire et professionnelle&lt;/em&gt;, vol. XXXIX, n° 1, 2010.&lt;br /&gt;(7) Voir  par exemple le récit du journaliste Hervé Chabalier, ancien alcoolique, &lt;em&gt;Le  Dernier pour la route. Chronique d’un divorce avec l’alcool&lt;/em&gt;,  Robert Laffont, 2004.&lt;br /&gt;(8) Robert Castel et Claudine Haroche, &lt;em&gt;Propriété  privée, propriété sociale, propriété de soi&lt;/em&gt;, Fayard, 2001, rééd.  2005.&lt;br /&gt;(9) François de Singly, &lt;em&gt;Fortunes et infortunes de la femme  mariée&lt;/em&gt;, Puf, 2004.&lt;br /&gt;(10) Voir &lt;em&gt;Sciences Humaines&lt;/em&gt;, dossier  « Changer sa vie », n° 205, juin 2009.&lt;br /&gt;(11) Guy Bajoit, « Exit,  voice, loyalty... and apathy. Les réactions individuelles au  mécontentement », &lt;em&gt;Revue française de sociologie&lt;/em&gt;, 1988.&lt;br /&gt;(12)  Danilo Martucelli, &lt;em&gt;op. cit.&lt;/em&gt;, et Peter Sloterdijk, &lt;em&gt;Bulles&lt;/em&gt;,  Hachette, 2003.&lt;br /&gt;(13) Danilo Martucelli, &lt;em&gt;op. cit.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;(14) &lt;em&gt;Ibid&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;                      &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="encadre"&gt;      &lt;br /&gt;&lt;h2&gt;Comment se protéger contre  l'adversité ?&lt;/h2&gt; &lt;!-- (article) --&gt;&lt;br /&gt;         &lt;p&gt;Tout être vivant est confronté à des agressions, connaît des  frustrations et doit subir des contrariétés de toute sorte. Pour faire  face aux attaques bactériologiques, l’organisme possède des défenses  immunitaires. Face aux agressions physiques, nous disposons d’un  répertoire comportemental de défense : la fuite ou l’attaque. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Notre  système psychique possède lui aussi des dispositifs de protection : ce  sont les « mécanismes de défense ». &lt;/p&gt;&lt;p&gt;La notion de mécanisme de  défense a été élaborée par Sigmund Freud et surtout développée par sa  fille Anna Freud. Dans son dernier livre, &lt;em&gt;Protéger son soi&lt;/em&gt;, le  psychiatre Alain Braconnier reprend leurs notions et bien d’autres  établies par d’autres psychologues à leur suite.  Il repère au final pas  moins de 27 mécanismes de défense différents qu’il a regroupé en trois  grandes catégories. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le premier groupe rassemble sept stratégies  qui ont l’avantage de retourner la souffrance en plaisir. L’humour  (se  moquer de soi ou des autres), la sublimation (lutter contre l’oppression  ou l’angoisse par l’évasion mentale), l’anticipation (tenter de dompter  en pensée une situation stressante), le recours à autrui (rechercher  des soutiens amicaux) en font partie. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le deuxième groupe comprend  15 mécanismes de défense qui sont des pis-aller. Ils ne résolvent pas  les problèmes mais permettent de les détourner provisoirement. Parmi  eux, il y a le refoulement (gommer les souvenirs déplaisant), le  déplacement (projeter sur une autre personne les causes de ses propres  faiblesses), mais aussi le refuge dans la rêverie, la fuite (la  politique de l’autruche), l’isolation (prendre ses distances avec une  situation gênante), la somatisation, etc. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le troisième groupe  relève de stratégies limites, utilisées dans des situations extrêmes :  le passage à l’acte impulsif (le débordement de colère incontrôlé) ou au  contraire l’agression passive (je ne dis rien mais je montre  ostensiblement mon désaccord), le repli sur soi, la régression, la  projection (ce n’est pas moi, c’est lui), le déni de réalité. Ces  attitudes, excessives et archaïques, sont des stratégies de « dernier  recours » quand on se sent menacé. Elles relèvent de la contre-attaque. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’auteur  passe ensuite plusieurs chapitres à décrire comment les mécanismes de  défense sont utilisés selon l’âge, le sexe, la culture et la  personnalité de chacun (en cas de menace, certains utilisent souvent la  contre-attaque, d’autres le repli sur soi). Un autre chapitre décrit  leur usage en société, en couple ou au travail. Ainsi la tendance à  s’isoler, à garder ses distances est une façon de se protéger. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans  les relations de travail, l’humour, l’agressivité ou l’évitement sont  des mécanismes de défense courants de protection de soi. Plutôt que  d’affronter des situations pénibles ou stressantes, on a souvent  tendance à « prendre sur soi » ou au contraire à dramatiser en portant  des accusations sur les autres : l’incompétence des subordonnés ou  l’aveuglement des responsables. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si ces mécanismes de défense sont  utiles pour « protéger son soi », il importe aussi de les utiliser au  mieux et de ne pas s’enfermer dans une carapace de défense, qui  n’apporte pas de solutions durables. C’est pourquoi l’auteur s’emploie  en troisième partie à essayer de montrer comment utiliser au mieux ses  « ressources intérieures ». &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le livre d’A. Braconnier se veut  résolument, simple, court et pratique ; il fourmille d’exemples. Destiné  à un grand public, on ne saurait donc lui reprocher son manque de  rigueur théorique, ce qui n’est manifestement pas son ambition. Mais on  est tout de même gêné par certaines approximations conceptuelles. La  sublimation par exemple, dont la définition psychanalytique a un sens  assez précis, ne s’apparente pas à toute forme de distraction ou  d’évasion mentale destinée à se détourner des problèmes. On se demande  pourquoi le mensonge et la mauvaise foi ne sont pas intégrés dans les  mécanismes de défense. Inversement pourquoi y avoir introduit  l’« action » et l’« anticipation », alors qu’elles ne sont rien d’autres  que des moyens très classiques d’agir pour résoudre des problèmes (et  non se protéger).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A LIRE &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;• &lt;strong&gt;Protéger  son soi pour vivre pleinement&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Alain Braconnier, Odile  Jacob, 2010.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;       &lt;div id="auteur"&gt;Jean-François Dortier&lt;/div&gt;        &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;br /&gt;       &lt;/div&gt;&lt;div class="encadre"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;Mots-clés&lt;/h2&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;!-- (article) --&gt;&lt;br /&gt;         &lt;/div&gt;&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt;Socialisation secondaire  &lt;/h2&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans &lt;em&gt;La Construction  sociale de la réalité&lt;/em&gt;, les sociologues Peter Berger et Tomas  Luckmann appelaient »socialisation secondaire » les formes de  socialisation qui surviennent après l’enfance (socialisation primaire)  et nous font adopter les rôles, le langage, les codes d’un nouveau  milieu d’appartenance : profession, pays d’adoption, etc.  Cette  socialisation secondaire n’est pas toujours en concordance avec la  socialisation primaire et suppose parfois un véritable travail de  reconversion identitaire. &lt;/p&gt;&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt; Socialisation anticipatrice  &lt;/h2&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le  sociologue Robert K. Merton (&lt;em&gt;Éléments de théorie et de méthode  sociologique&lt;/em&gt;, 1949) a fait remarqué que la socialisation était  souvent anticipé par les individus qui souhaitaient intégrer un milieu.  Cette socialisation anticipatrice est celle, par exemple celle de  l’adolescent, qui aspire à devenir un adulte, à ressembler à son héros.  Dans ce cas, l’individu cherche à intégrer un monde par avance en en  copiant les codes et la culture.  &lt;/p&gt;&lt;h2 style="text-align: justify;"&gt; Socialisation active  &lt;/h2&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Dans  cette forme de socialisation, l’individu n’est pas seulement  conditionné et influencé par son milieu: c’est lui qui sélectionne,  capte et s’approprie des éléments culturels du milieu qu’il cherche à  intégrer. La notion de « socialisation active » souligne une part  d’appropriation consciente et volontaire par l’individu, acteur de sa   socialisation et non sujet passif.&lt;/p&gt;               &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-6559450943779483436?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/6559450943779483436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/05/lepreuve.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/6559450943779483436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/6559450943779483436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/05/lepreuve.html' title='L&apos;épreuve'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-7953858185767402089</id><published>2010-05-18T10:20:00.000+02:00</published><updated>2010-05-18T10:22:11.627+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychiatrie'/><title type='text'>Le premier hopital psychiatrique carcéral ouvre ce matin à Lyon</title><content type='html'>&lt;h2 style="text-align: justify;" class="date-header"&gt;18/05/2010&lt;/h2&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="entry-body"&gt;    &lt;strong&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 0, 0);"&gt;PSYCHIATRIE -&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;  La première Unité d'hospitalisation spécialement aménagée (Uhsa)  française ouvre ce matin à Lyon. Elle s'appellera unité Simone Veil,  soignera des détenus atteints de troubles mentaux. Trois doivent arriver  aujourd'hui selon nos informations. La structure montera ensuite en  charge quotidiennement, pour remplir rapidement une première unité de  vingt lits. Deux suivront ensuite pour atteindre 60 détenus malades,  première étape d'un programme national prévoyant 19 Uhsa (dont 9 avant  la fin 2012), pour plus de 700 lits. Ce matin, la première est inaugurée  par un préavis de grève qui court jusqu'à vendredi, à l'appel de la  CGT, FO et l'Unsa, qui ont prévu &lt;a href="http://www.libelyon.fr/info/2010/05/le-premier-hopital-psychiatrique-carc%C3%A9ral-ouvre-aujourdhui.html" target="_blank"&gt;de distribuer des tracts devant le Vinatier... &lt;/a&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;                 &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L'Uhsa est construite au fond du parc de l'hôpital lyonnais. Un  bâtiment en béton brut, relevé de motifs d'un métal dans lequel se  reflète le parc hospitalier. De l'extérieur, des murs de six mètres, des  barbelés : cela ressemble furieusement à une prison, gardée par 46  surveillants de l'administration pénitentiaire. Mais à l'intérieur,  passée une grille et une &lt;em&gt;"zone neutre"&lt;/em&gt;, cela devient un  territoire hospitalier, où le soin doit primer. Les portes s'ouvrent  cependant à distance, commandées par les gardiens, qui peuvent  intervenir à la demande des médecins, mais aussi décider de fouilles  dans les cellules, rebaptisées chambres. Les patients seront là en tant  que malades, mais ils continuent d'effectuer leur peine pendant leur  séjour.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Des médecins s'inquiètent de la proximité entre pénitentiaire et  sanitaire, du risque de confusion que cela comporte pour des malades,  qui pourraient faire l'amalgame, ou s'engouffrer dans la brèche  qu'offrent ces métiers aux statuts et objectifs différents. Le décret et  la circulaire nécessaires à l'ouverture ont d'ailleurs fait l'objet de  nombreuses tractations entre les cabinets des différents ministères  concernés. Ces discussions ont entraîné le report de l'ouverture, prévue  au départ il y a deux mois.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Des médecins et soignants craignent un retour des&lt;em&gt; "gardiens de  fous"&lt;/em&gt;, se demande s'il s'agit d'une prison-hôpital ou d'un  hôpital-prison. Ils relèvent que les Uhsa arrivent après des fermetures  massives de lits en psychiatrie depuis trente ans. Moins soignés, de  nombreux malades se retrouveraient en prison, qui n'a pas les moyens (ni  l'objectif) de les soigner. On en retrouverait certains demain dans des  Uhsa qui constituent du coup, ironie de l'histoire, un progrès  humaniste par rapport à l'existant. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Mais des psychiatres se demandent quelle qualité de soin sera  possible dans cet univers pénitentiaire. Quelle relations de confiance  pourra se nouer. Pierre Lamothe, médecin chef qui dirigera le pôle  "Santé mentale des détenus et psychiatrie légale", dont fait partie  l'Uhsa, répond que l'hôpital sera &lt;em&gt;"une bouffée d'oxygène"&lt;/em&gt; pour  les détenus. &lt;em&gt;"C'est plutôt pour les soignants&lt;/em&gt;, ajoute-t-il, &lt;em&gt;que  la réalité sera contraignante"&lt;/em&gt;. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Le préavis de grève déposé par les organisations syndicales vise pour  sa part un problème de prime (l'équipe soignante touchera une prime de  117 euros bruts au lieu des 234 promis à l'embauche), ainsi que  d'organisation du travail - notamment la prise en compte du temps  d'accès au plateau de soin dans le temps de travail.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Les détenus seront envoyés à l'Uhsa sur prescription du médecin de la  prison dans laquelle ils séjournent, avec l'accord du chef de service  de l'Unité Simone Veil. Ils pourront être internés d'office (dans ce cas  le préfet signe un arrêté) ou être volontaire, ce qui constitue une  nouveauté. Jusqu'à présent, on pouvait hospitaliser d'office un détenu  malade, notamment lorsque l'on considère qu'il est dangereux, lorsqu'on  ne parvenait plus à le contenir. Pour le reste, on soignait la  souffrance psychique avec les moyens du bord, les soins ambulatoires ou  (à la demande du directeur de la prison) au Service médico-psychiatrique  régional, sorte d'hôpital de jour à l'intérieur de la prison. Il n'y  avait pas d'hospitalisation possible dans un service extérieur, comme  pour la médecine somatique, pour les détenus qui voulaient se faire  soigner. &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;L'Uhsa soit être inaugurée vendredi, par Michèle Alliot-Marie et  Roselyne Bachelot, en présence de Simone Veil, qui a donc donné son nom à  l'unité. Un nouveau préavis de grève a été déposé pour ce jour-là par  la CGT, à destination cette fois de l'ensemble du Vinatier.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Libération doit consacrer un long sujet, vendredi, à l'ouverture de  ce premier hôpital carcéral.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-7953858185767402089?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/7953858185767402089/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/05/le-premier-hopital-psychiatrique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/7953858185767402089'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/7953858185767402089'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/05/le-premier-hopital-psychiatrique.html' title='Le premier hopital psychiatrique carcéral ouvre ce matin à Lyon'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-1353841571010408919</id><published>2010-05-15T22:59:00.000+02:00</published><updated>2010-05-15T23:00:27.089+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fonction'/><title type='text'>Le cadre et le boulanger</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;"&gt;La place et le rôle du cadre de santé dans l'unité de soins &lt;/span&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;      &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Missions Générales :&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Le cadre Infirmier est responsable de l'encadrement d'une ou  plusieurs équipes.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Responsable de l'encadrement, le Cadre Infirmier organise,  coordonne et contrôle les activités de soins dispensées aux patients au     sein des urgences et dans les services hospitaliers.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Il assure la qualité et la continuité des soins dans le cadre  des projets de services.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Il est garant de la qualité des soins.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Missions Permanentes :Gestion de la qualité de la prestation :&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Favorise et assure le respect des pratiques professionnelles&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Organise en collaboration avec l'équipe médicale, paramédicale  et les autres professionnels, l'accueil et le séjour du     patient.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Assure auprès de l'enfant et de ses parents, un rôle privilégié  d'écoute et d'information.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Contrôle la mise en oeuvre des prescriptions médicales et  d'indicateurs de qualité dans les domaines de l'accueil, de  l'information,     des soins et de l'hygiène dans le cadre des projets de services et  de leur suivi.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Encadrement :&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Concourt au développement du professionnalisme des soignants.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Mobilise les compétences individuelles et collectives.-  Participe à l'évaluation des agents.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Identifie les écarts et collabore à l'évaluation des besoins en  formation.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Organise un système de tutorat pour les agents nouvellement  intégrés et les stagiaires.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Gestion (sous la délégation du Cadre Supérieur) :&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Gère le personnel en fonction de la charge de travail et de la  charge en soins.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Contrôle le matériel, s'assure de la maintenance, de  l'approvisionnement et de l'utilisation optimale.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Gère l'information, applique les mesures de protection et de  sécurité des patients hospitalisés ainsi que des personnels dans leur     activité quotidienne de soins.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Contrôle et participe à l'utilisation de supports efficaces de  transmissions.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Conseil, expertise :&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Professionnel référent, il assure un rôle de conseil auprès du  personnel, des patients et de leur famille.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Il maintient sa compétence par des moyens de formation et  d'information.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;- Il participe à des groupes de travail transversaux et  institutionnels.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Missions Spécifiques :&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Le cadre Infirmier invite, encourage et conduit les travaux de  recherche pour améliorer la qualité des soins. Il participe aux     recherches et travaux menés dans l'hôpital.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Particularités :&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;-Responsable de l'encadrement, le cadre infirmier de nuit  supervise le bon fonctionnement de l'ensemble des services de l'hôpital  en     alternance avec le service des urgences.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;-Il contrôle le respect de l'organisation, en analysant et en  adaptant les besoins. Il met en adéquation les besoins en fonction de la     charge de travail.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;-Il prend connaissance du planning de l'équipe de suppléance  ainsi que des présences et de l'affectation des infirmiers     intérimaires.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;-Il coordonne les activités de soins et l'intervention des  différents intervenants de l'hôpital et à l'extérieur.&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;-Il est référent pour toutes les demandes d'aide aux soins et  d'application des procédures.Il travaille en étroite collaboration avec     l'administrateur de garde (gestion des litiges avec les familles,  les patients, gestion des fugues...).&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;-Il est vecteur d'informations envers les Cadres Supérieurs  Infirmiers des différentes unités et le personnel de     nuit. &lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;Il y a du pain sur la planche&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;   &lt;/p&gt;   &lt;p&gt;     &lt;span style="font-size: 10pt;"&gt;&lt;span style="color: rgb(192, 192, 192);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-1353841571010408919?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/1353841571010408919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/05/le-cadre-et-le-boulanger.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/1353841571010408919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/1353841571010408919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/05/le-cadre-et-le-boulanger.html' title='Le cadre et le boulanger'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-7983935189694650964</id><published>2010-03-19T12:55:00.000+01:00</published><updated>2010-03-19T12:56:40.348+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='HPST 2009'/><title type='text'>Hôpital : Décrets en rafales pour la loi HPST</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le Journal officiel du 16 mars publie pas moins de quinze  textes  d’application (onze décrets et quatre arrêtés) de la loi du 21  juillet  2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à  la santé  et aux territoires (HPST).&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ces textes concernent la mise en oeuvre des  dispositions de la loi  portant sur le statut et la gestion des carrières  des directeurs  d’hôpitaux et des directeurs d’établissements  sanitaires, sociaux et  médicosociaux (maisons de retraite,  établissements pour personnes en  difficulté ou handicapées).&lt;br /&gt;La loi HPST comporte en effet de nombreuses dispositions relatives à la   situation des personnels de direction. Bien que conservant son titre de   directeur, le responsable d’un établissement hospitalier est en effet   désormais président du directoire (le maire devenant, pour sa part,   président du conseil de surveillance). La nomination des directeurs   d’hôpitaux relève dorénavant du directeur général du Centre national de   gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de  la  fonction publique hospitalière (CNG Santé), sur proposition d’une  liste  de trois noms par le directeur de l’agence régionale de santé  (ARS).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span id="more-3405"&gt;&lt;/span&gt;Les directeurs de CHU continuent  toutefois d’être nommés par décret pris  sur le rapport des ministres  chargés de la Santé et de l’Université et  de la Recherche (uniquement  sur rapport du ministre de la Santé pour les  directeurs de CHR). La loi  HPST a également introduit des dispositions  nouvelles pour la  nomination de directeurs non fonctionnaires. Le  recrutement pourra  notamment être ouvert à des personnes non issues de  la fonction  publique mais ayant une bonne connaissance du milieu de la  santé, comme  des médecins. Ces directeurs sont nommés soit par le  directeur de  l’ARS (pour les établissements publics de santé à  l’exception des CHU,  les syndicats interhospitaliers et les maisons de  retraite publiques),  soit par le préfet de département (pour les  établissements publics  relevant des services départementaux de l’aide  sociale à l’enfance, les  maisons d’enfants à caractère social, les  établissements publics pour  mineurs et adultes handicapés, et les centre  d’hébergement et de  réadaptation sociale). Ces directeurs doivent  suivre une formation  d’adaptation au poste, à l’Ecole des hautes études  en santé publique  (EHESP) ou dans tout autre organisme agréé. De façon  plus large, la  formation des directeurs - quelle que soit leur origine -  à leur prise  de poste est sensiblement renforcée.&lt;br /&gt;La procédure d’évaluation est également transformée en profondeur.   Celle-ci relève désormais - de même que la détermination de la part   variable de leur rémunération - du directeur de l’ARS (après avis du   président du conseil de surveillance, ou du conseil d’administration   dans les maisons de retraite publiques) pour les directeurs nommés par   ses soins ou par le directeur général du CNG, et du préfet pour les   autres cas de figure. Comme l’indique le communiqué du ministère de la   Santé, “la publication de ces textes constitue ainsi une étape   importante dans la mise en oeuvre de la loi HPST, dont l’objectif est de   renforcer la capacité des hôpitaux à offrir des soins de qualité à  tous  les patients”. Restent maintenant à publier les textes relatifs  aux  agences régionales de santé, dont la mise en place est  officiellement  prévue pour le début du mois d’avril.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.localtis.info/cs/ContentServer?c=artVeille&amp;amp;pagename=Localtis%2FartVeille%2FartVeille&amp;amp;cid=1250259637632" target="_blank" rel="nofollow"&gt;Pour consulter cet article &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-7983935189694650964?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/7983935189694650964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/03/hopital-decrets-en-rafales-pour-la-loi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/7983935189694650964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/7983935189694650964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/03/hopital-decrets-en-rafales-pour-la-loi.html' title='Hôpital : Décrets en rafales pour la loi HPST'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-644560496392112644</id><published>2010-03-15T16:45:00.001+01:00</published><updated>2010-03-15T16:49:29.874+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychiatrie'/><title type='text'>L'accès aux soins psychiatriques est devenu un système inéquitable</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/let/a.gif" alt="" title="" align="left" border="0" /&gt;doptée en 2009, la  loi Hôpital patients santé territoires (HPST) va entrer en vigueur. Elle  comporte des dispositions nouvelles dont la création des Agences  régionales de santé (ARS). L'esprit de la loi cherche à instaurer une  louable cohérence entre l'offre de soins, le médico-social et la  prévention. Il est une spécialité médicale pour laquelle le "t" de  territoire revêt une importance primordiale, c'est la psychiatrie. Il  s'agit de la seule discipline qui, au travers de la circulaire du 15  mars 1960 ayant instauré la sectorisation il y a cinquante ans,  positionne l'hôpital public à la tête d'un maillage géographique. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;table style="float: left; clear: both; padding-right: 6px; text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;center&gt;&lt;script language="JavaScript"&gt;OAS_AD('Middle1');&lt;/script&gt;&lt;/center&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ce réseau vise à amener les compétences au  plus près des demandes de soins par le biais des centres  médico-psychologiques (CMP) et des hôpitaux de jour. Comme toutes les  autres disciplines, en revanche, la psychiatrie prend en charge les  demandes de soins grâce aux deux systèmes qui se veulent synergiques et  complémentaires, la psychiatrie libérale et la psychiatrie publique.  C'est là que le bât blesse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le propos n'est pas ici d'opposer les  acteurs des deux formes d'exercice, il est de montrer que, dans les  conditions actuelles de régulation par l'Etat, ce système bicéphale est  inéquitable pour la population de notre pays. La réorganisation des  secteurs devient une nécessité urgente, mais elle ne peut résumer à elle  seule les solutions pour faire face à la demande de soins. Les dépenses  de soins pour troubles mentaux représentent en volume le deuxième motif  des dépenses de santé en France. Ces questions surviennent alors qu'il y  a une baisse importante du nombre de jeunes qui se dirigent vers cette  spécialité. Entre 2008 et 2009, 36 départements ont connu une perte  d'effectif psychiatres. Quelque 62 % des psychiatres en exercice ont  plus de 50 ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En termes d'analyse des politiques publiques, le  débat sur la psychiatrie est indissociable de la notion d'inégalités  sociales de santé. C'est-à-dire du fait que l'espérance de vie et le  risque de mortalité prématurée évitable sont variables selon les  catégories sociales et les revenus . Dans cette équation inégalitaire,  les hommes sont plus exposés que les femmes. Trois mécanismes principaux  conduisent à ces inégalités. Selon la catégorie socio-économique  d'appartenance, les personnes ne sont pas exposées aux mêmes risques,  sont plus ou moins informées (école, lectures...) sur les comportements  favorables ou défavorables à leur santé et, enfin, consultent plus ou  moins tard. Si bien que le degré d'évolution de la maladie étant  différent au moment du diagnostic, le pronostic sera plus grave.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Or  l'analyse des territoires révèle des inégalités flagrantes dans la  répartition spatiale des médecins libéraux en général et des psychiatres  libéraux en particulier. Les médecins généralistes, autres acteurs de  première importance dans la prise en charge des pathologies  psychiatriques, connaissent le même phénomène de répartition. Les  situations de ces deux catégories de médecins sont liées, elles  soulèvent la question de la médecine de premier recours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dans la  plupart des départements, l'offre de psychiatrie libérale est concentrée  sur les centres urbains et les centres-villes. De telle sorte que les  zones rurales, comme les périphéries des villes, sans parler des zones  urbaines sensibles, sont dépourvues de telles compétences en activité  libérale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Certes les psychiatres libéraux sont installés en zones  commerçantes bien desservies. Toutefois, les profils médicaux des  personnes prises en charge par ces praticiens, leurs horaires de  travail, les outils thérapeutiques utilisés et leur implication  effective dans la gestion des urgences concourent à laisser l'essentiel  de la réactivité face aux situations de crise aux praticiens des  hôpitaux. Il faut cependant admettre que leur mode d'exercice rend  difficile une prise en charge adaptée aux situations aiguës.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cette  dissymétrie aboutit à renforcer des entraves qui se cumulent et que la  psychiatrie publique a vocation à rééquilibrer. Car dans ces territoires  délaissés le déni de la maladie, mécanisme fondamental dans la maladie  psychiatrique, se rajoute à la stigmatisation d'avoir à aller chez les  médecins des fous, et à la distance. Dans un certain nombre de cas,  l'hospitalisation sous contrainte sera la démarche unique d'entrée, ou  de retourner dans le système de soins, pour un certain nombre de  patients isolés. Avec son cortège de violence et les questions qu'elle  soulève vis-à-vis du respect des libertés individuelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il y a  quelques années ont émergé des mesures qui se voulaient au service de  plus de "démocratie sanitaire", dont la mise en place des conférences  régionales de santé. Il s'agissait à travers ce mécanisme de donner la  parole à des citoyens et à des associations pour faire émerger des  priorités d'intervention au niveau des régions. Participer à élaborer un  diagnostic sur un territoire constituait une forme de progrès, même si  la pratique est venue nuancer le dessein de départ. La loi HPST est  assez imprécise sur la place qu'elle accordera à ces conférences,  élargies pour la circonstance aux questions d'autonomie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mais en  matière de démocratie pouvons-nous encore faire l'économie de participer  aux discussions sur l'organisation de l'ensemble du système de santé et  sur les allocations de ressources ? Le citoyen lambda, comme le  professionnel de santé, comme le responsable d'association, comme l'élu  local n'a-t-il pas son mot à dire concernant le nombre de spécialistes  dans chaque discipline, leur répartition entre public et privé, la  régulation des pratiques des professionnels à honoraires libres, leur  répartition sur le territoire national et au sein de chaque région ? Ne  peut-il avoir une opinion sur la participation de chaque professionnel  aux urgences et à la permanence des soins ? Ne sommes-nous pas tous  concernés par l'accès aux soins psychiatriques en milieu rural, des  vieux en établissements d'accueil ou à domicile, des enfants dans les  quartiers en difficulté, des SDF ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une politique publique de  psychiatrie peut-elle maintenir un système qui fait reposer sur une  partie de ses acteurs, les hospitaliers, la responsabilité sociétale  vis-à-vis de l'ensemble des populations et des territoires ? Quelle est  cette politique qui ne réaffirme pas la priorité pour les dispositifs  destinés aux plus vulnérables ? Ceux qui participent d'une forme de  "rattrapage social". La santé scolaire, la médecine du travail, la  psychiatrie publique. Sur les 11 600 psychiatres pour adultes qui  exercent en France, 44 % travaillent en milieu hospitalier. Il ne s'agit  pas d'une position partisane ou dogmatique. Il s'agit d'une approche de  bon sens d'une santé publique qui se veut au service de davantage  d'équité sociale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Périodiquement, des événements dramatiques  viennent interroger la société et son système de soins dans leurs  relations avec les personnes atteintes de maladies mentales graves. Les  responsables politiques se livrent alors à des déclarations aussi  guerrières que culpabilisantes pour les professionnels de première ligne  dans leur ensemble.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ces derniers connaissent les contraintes, les  horaires, les postes vacants, la réalité et le poids des pathologies  qu'ils accompagnent. Le vrai courage est là, quotidien et invisible pour  les caméras qui retransmettent les jugements lapidaires. C'est le  courage des équipes. On attend les mesures concrètes que ces constats  imposent. Parmi ces mesures, une analyse réelle des besoins des  territoires est nécessaire pour faire évoluer la sectorisation sur des  bases objectives. Il faut aussi instaurer une véritable complémentarité  entre psychiatrie publique et privée. Il faut enfin réguler la  répartition entre psychiatres hospitaliers et libéraux. Les Agences  régionales de santé devront être les effecteurs de cette volonté, comme  l'a affirmé le président de la République à Laon le 2 mars. Cela suppose  qu'on leur en donne les moyens. Ce courage-là est politique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px; height: 4px;"&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;Pierre  Micheletti &lt;/b&gt;est médecin, professeur associé à l'Institut d'études  politiques de Grenoble ;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;Pierre Murry &lt;/b&gt;est psychiatre,  praticien hospitalier, président de la commission médicale  d'établissement du centre hospitalier spécialisé Alpes-Isère.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-644560496392112644?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/644560496392112644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/03/lacces-aux-soins-psychiatriques-est.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/644560496392112644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/644560496392112644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/03/lacces-aux-soins-psychiatriques-est.html' title='L&apos;accès aux soins psychiatriques est devenu un système inéquitable'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-6735680918290621052</id><published>2010-03-01T12:09:00.000+01:00</published><updated>2010-03-01T12:10:04.760+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='HPST 2009'/><title type='text'>Réforme de l’hôpital : modernisation et rationalisation ou simple recherche d’économies ?</title><content type='html'>&lt;h2&gt;&lt;!-- / #actualites_article_date --&gt;               &lt;img src="http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/plan-hopital-2009/IMG/jpg/hopital-5.jpg" alt="Plan hôpital 2009." title="Plan hôpital 2009." height="127" width="192" /&gt;&lt;/h2&gt;&lt;span class="spip_document_470 spip_documents spip_lien_ok"&gt;&lt;/span&gt;        &lt;p style="text-align: justify;" class="legende"&gt;          &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Plan hôpital 2009. © La Documentation française Photo :  Philippe Graffion/Photologo&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;                                                 &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="preambule"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;                                 Les signes d’une crise du système  hospitalier sont manifestes : situation financière dégradée, personnels  insuffisants, répartition géographique inadaptée, urgences engorgées,  etc. Vieillissement de la population et hausse du nombre des malades  chroniques renforcent encore le besoin de réformes.                             &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;                                          &lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;" class="insidemenu"&gt;&lt;li&gt;                                     &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/plan-hopital-2009/reforme-hopital-modernisation-rationalisation-ou-simple-recherche-economies.html#onglet3"&gt;Sur  la toile publique&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;                                 &lt;/li&gt;&lt;li&gt;                                     &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/plan-hopital-2009/reforme-hopital-modernisation-rationalisation-ou-simple-recherche-economies.html#onglet2"&gt;Rapports&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;                                 &lt;/li&gt;&lt;li&gt;                                     &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/plan-hopital-2009/reforme-hopital-modernisation-rationalisation-ou-simple-recherche-economies.html#onglet1"&gt;Discours&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;                                 &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;                                  &lt;/div&gt;&lt;h3 style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Depuis longtemps des  réformes ont pourtant été engagées&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une ordonnance du 24 avril 1996 portant réforme de  l’hospitalisation publique et privée a créé &lt;strong class="spip"&gt;26  agences régionales de l’hospitalisation (ARH)&lt;/strong&gt; chargées de :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;li class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;  l’organisation de l’hospitalisation  publique et privée, avec, en particulier, l’élaboration des schémas  régionaux de l’organisation sanitaire (&lt;abbr&gt;SROS&lt;/abbr&gt;). Les &lt;abbr&gt;ARH&lt;/abbr&gt;  ont le pouvoir de suspendre ou de retirer des autorisations d’activité,  ou d’en modifier le contenu.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; la répartition des  enveloppes financières régionales entre les établissements publics et  privés en tenant compte de l’activité de chacun et des objectifs  négociés chaque année avec eux.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Une ordonnance du 4 septembre 2003 portait  "simplification de l’organisation administrative et du fonctionnement du  système de santé ainsi que des procédures de création d’établissements  ou de services sociaux ou médico-sociaux".  Elle a été prise dans le  cadre du &lt;strong class="spip"&gt;"plan hôpital 2007"&lt;/strong&gt; qui, outre un  programme d’investissements, comportait des mesures destinées à  "moderniser complètement les modalités du fonctionnement interne de  l’hôpital".  Ce plan a renforcé le pouvoir des agences régionales de  l’hospitalisation (&lt;abbr&gt;ARH&lt;/abbr&gt;) et modifié les règles de la  "gouvernance hospitalière", notamment pour corriger le cloisonnement  dans le pilotage des établissements entre responsables administratifs et  médicaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le &lt;strong class="spip"&gt;"plan hôpital 2008-2012"&lt;/strong&gt;,  prévoit la poursuite du programme d’investissement en insistant sur la  mise aux normes de sécurité des établissement et veut favoriser une  meilleure performance économique des établissements de santé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En même temps que ce nouveau plan était lancé, les  pouvoirs publics chargeaient une commission présidée par Gérard Larcher  de piloter une concertation avec l’ensemble des acteurs du système de  santé sur les missions de l’hôpital après avoir établi un état des  lieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;La "commission Larcher" a remis le  10 avril 2008 son rapport au Président de la République&lt;/strong&gt; qui en a  approuvé l’essentiel des orientations et qui a, dans une déclaration  faite le 17 avril 2008, demandé que sur cette base un texte législatif  soit rapidement adopté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;h3 style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le contenu de la nouvelle réforme&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Présentée comme la poursuite indispensable des réformes  précédentes, la nouvelle réforme s’est traduite par la &lt;strong class="spip"&gt;"loi portant réforme de l’hôpital et relative aux patients,  à la santé et aux territoires&lt;/strong&gt;". Cette loi a été promulguée le  21 juillet 2009 et son titre 1er, intitulé " Modernisation des  établissements de santé", est consacré à la réforme de l’hôpital. Les  innovations se structurent autour des axes suivants :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;li class="spip"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Une  collaboration accrue entre établissements de santé&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La création de &lt;strong class="spip"&gt;communautés  hospitalières de territoire&lt;/strong&gt;, qui était la proposition phare du  rapport Larcher, vise à favoriser le développement de complémentarités  et les rapprochements entre hôpitaux publics autour de projets  pertinents en termes d’activité médicale. Ces communautés peuvent se  décliner en plusieurs niveaux : plate-forme de proximité pour la  prévention, les secours d’urgence et certains soins, hôpital de  référence équipé d’unités de chirurgie, d’une maternité et d’une unité  de réanimation ainsi que de plusieurs unités de médecine spécialisée et  hôpital de recours ultra spécialisé pour la prise en charge des cas les  plus complexes (les centres hospitalo-universitaires-CHU).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt;Des établissements publics et  privés&lt;/strong&gt; pourront mettre en commun des matériels et collaborer  davantage au sein de groupements de coopération sanitaire (&lt;abbr&gt;GCS&lt;/abbr&gt;)  dont la création est simplifiée. La participation des cliniques privées  aux missions de &lt;a name="mot3429" href="http://www.vie-publique.fr/th/glossaire/service-public.html" class="cs_glossaire"&gt;&lt;span class="gl_mot"&gt;service public&lt;/span&gt;&lt;span class="gl_dl"&gt;&lt;span class="gl_dt"&gt;Service public&lt;/span&gt;&lt;span class="gl_dd"&gt;Activité d’intérêt général prise en charge par une  personne publique ou par une personne privée mais sous le contrôle d’une  personne publique. On distingue les services publics d’ordre et de  régulation (défense, justice...), ceux ayant pour but la protection  sociale et sanitaire, ceux à vocation éducative et culturelle et ceux à  caractère économique. Le régime juridique du service public est défini  autour de trois principes : continuité du service public, égalité devant  le service public et mutabilité (adaptabilité).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; sera  assortie de l’obligation de proposer une offre continue de soins au  tarif sécurité sociale et de participer à la permanence des soins.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les établissements de santé peuvent créer un nouveau  type de fondation, &lt;strong class="spip"&gt;la fondation hospitalière&lt;/strong&gt;,  permettant de faciliter le rapprochement entre le monde hospitalier,  notamment les centres hospitaliers universitaires, et le monde de  l’industrie, pour établir et travailler sur des projets de recherche  communs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A l’échelon régional les &lt;strong class="spip"&gt;Agences  régionales de santé (ARS)&lt;/strong&gt; coordonneront l’ensemble des  politiques de santé (hôpital, médecine de ville, santé publique et  prévention). Elles se substituent à un certain nombre d’organismes dont  les Agences régionales de l’hospitalisation (&lt;abbr&gt;ARH&lt;/abbr&gt;), les &lt;acronym&gt;DRASS&lt;/acronym&gt;  et &lt;acronym&gt;DDASS&lt;/acronym&gt; (direction régionale et départementale de  la santé), et les caisses régionales d’assurance maladie (&lt;abbr&gt;CRAM&lt;/abbr&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;li class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt; Une nouvelle  "gouvernance" de l’hôpital&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le conseil d’administration de l’hôpital,  traditionnellement présidé par un élu local, est supprimé. Il est  remplacé par un &lt;strong class="spip"&gt;Conseil de surveillance&lt;/strong&gt;  qui fixe les grandes orientations stratégiques de l’établissement et en  contrôle l’activité. Y siègeront des élus, des représentants des usagers  et des personnels de l’établissement.  Ce conseil de surveillance aura  accès à tous les documents concernant la gestion de l’hôpital et à  toutes les décisions. Il approuvera les comptes de l’établissement et se  fera présenter un rapport annuel sur l’activité de l’établissement et  sur sa contribution à l’offre de santé du territoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le seul organe de décision sera le &lt;strong class="spip"&gt;directoire&lt;/strong&gt;  présidé par un &lt;strong class="spip"&gt;directeur&lt;/strong&gt; nommé selon le  type d’établissement par décret pris en &lt;a name="mot3369" href="http://www.vie-publique.fr/th/glossaire/conseil-ministres.html" class="cs_glossaire"&gt;&lt;span class="gl_mot"&gt;Conseil des ministres&lt;/span&gt;&lt;span class="gl_dl"&gt;&lt;span class="gl_dt"&gt;Conseil des ministres&lt;/span&gt;&lt;span class="gl_dd"&gt;Formation collégiale réunissant l’ensemble des ministres.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;  ou par un arrêté pris par le Directeur général du centre national de  gestion, sur proposition du Directeur général de l’Agence Régionale de  la Santé (&lt;abbr&gt;ARS&lt;/abbr&gt;) et après avis consultatif du Président du  Conseil de surveillance. Le directoire comprend sept membres,  ou neuf pour les &lt;abbr&gt;CHU&lt;/abbr&gt;.  Il est composé de membres du personnel de l’établissement. En plus du  directeur, président du directoire, il comprend obligatoirement le  président de la Commission médicale d’établissement, vice-président, et  le président de la Commission des soins infirmiers, de rééducation et  médico-techniques. Les autres membres du directoire sont nommés par le  directeur. Dans les &lt;abbr&gt;CHU&lt;/abbr&gt;, le président de la Commission  médicale d’établissement est premier vice-président du directoire, car  il existe également un vice-président doyen, directeur de l’unité de  formation et de recherche médicale ou président du comité de  coordination de l’enseignement médical.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La majorité des membres du directoire sont donc nommés  par le directeur qui voit par ailleurs son autorité confortée face à  celle des chefs de service. C’est lui qui porte la responsabilité de la  politique générale de l’établissement et qui, après avis de la  Commission médicale d’établissement (assemblée représentant toutes les  catégories professionnelles de l’hôpital public), met en oeuvre le  projet médical.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il se voit cependant assigner des objectifs par le  directeur général de l’&lt;abbr&gt;ARS&lt;/abbr&gt; qui servent de base à son  évaluation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;li class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong class="spip"&gt; Des mesures  visant à &lt;strong class="spip"&gt;renforcer l’attractivité de l’hôpital&lt;/strong&gt;  pour les médecins&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Un &lt;strong class="spip"&gt;nouveau statut contractuel&lt;/strong&gt;  doit être créé pour les médecins. Il s’agit d’offrir de nouvelles  perspectives de rémunération aux praticiens désireux de s’impliquer  activement dans la vie de l’hôpital. Le contrat inclut &lt;strong class="spip"&gt;des modulations de rémunérations sur la base d’objectifs et  d’engagements individuels du praticien&lt;/strong&gt;, notamment de son  volume d’activité. L’un des articles de la loi prévoit de pouvoir  intéresser financièrement les praticiens et les autres personnels aux  résultats de leur pôle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;h3 style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les critiques, inquiétudes et oppositions&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tout au long de la procédure parlementaire qui a abouti  au vote de la loi, le débat a été ponctué par des manifestations de  médecins ou des personnels hospitaliers relayés par les principales  organisations syndicales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les réticences face à la réforme proposée se sont  cristallisées d’une part autour de la question des nouveaux pouvoirs des  directeurs et des Agences régionales de santé, d’autre part autour des  mesures visant à des regroupements d’établissements pour rationaliser  l’offre hospitalière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Concernant &lt;strong class="spip"&gt;la gouvernance de  l’hôpital&lt;/strong&gt;, les craintes qui s’expriment dans le personnel  médical portent sur la logique qui, pour eux, risque de conduire les  directeurs d’hôpitaux, non médecins nommés par le pouvoir politique, à  d’abord rechercher des résultats économiques au détriment de  considérations médicales plus coûteuses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour les opposants au texte, les pouvoirs donnés aux  Agences régionales de santé (&lt;abbr&gt;ARS&lt;/abbr&gt;) et la création des  Communautés hospitalières de territoire (&lt;abbr&gt;CHT&lt;/abbr&gt;) ont pour  objectif premier de &lt;strong class="spip"&gt;faciliter les économies  budgétaires&lt;/strong&gt; en transférant ou en supprimant certaines activités  des hôpitaux locaux sans que soit garanti d’accéder aussi facilement à  des services équivalents.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="spip"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Enfin de nombreux médecins hospitaliers se déclarent  hostiles à la mise en place d’un système de rémunération en partie fondé  sur leur taux d’activité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-6735680918290621052?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/6735680918290621052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/03/reforme-de-lhopital-modernisation-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/6735680918290621052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/6735680918290621052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/03/reforme-de-lhopital-modernisation-et.html' title='Réforme de l’hôpital : modernisation et rationalisation ou simple recherche d’économies ?'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-7320574375693817893</id><published>2010-03-01T11:49:00.001+01:00</published><updated>2010-03-01T11:51:00.611+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='management'/><title type='text'>Petit manuel de management</title><content type='html'>&lt;div class="entry clearfloat"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;img class="alignleft size-medium  wp-image-2415" title="FlickR - Manager - Visual Psychology - A3-  h.koppdelaney" src="http://www.hospidroit.net/wp-content/uploads/2009/11/FlickR-Manager-Visual-Psychology-A3-h.koppdelaney-300x228.jpg" alt="FlickR - Manager - Visual Psychology - A3- h.koppdelaney" height="228" width="300" /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;France Telecom fait couler beaucoup d’encre,  beaucoup de larmes, et… quelques gouttes de sang. A écouter les médias  qui exploitent les suicides au travail comme une sorte de feuilleton de  nature à tenir le lecteur en haleine, la souffrance au travail est  devenue un enjeu de société majeur. Hier, ce fut France Telecom,  aujourd’hui, c’est l’AP-HP. Demain, que sera-ce ? Dernière nouvelle en  date : le syndicat national des praticiens hospitaliers  anesthésistes-réanimateurs (SNPHAR) a décidé, face aux alertes répétées  de ses adhérents, de mettre en place un observatoire de la souffrance au  travail en milieu hospitalier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour avoir vécu pendant un temps les  joies de l’anti-management et pour en avoir discuté avec des personnes  de tous horizons, votre serviteur vous propose un manuel condensé de  management, ou l’exemple type de ce qu’il ne faudrait faire et ne pas  faire. Loin de moi l’idée de donner des leçons à qui que ce soit, bien  évidemment. Chacun trouvera, espérons le, midi à sa porte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Disons le d’emblée, l’action de diriger  des hommes ne s’improvise pas et repose sur un bon nombre de qualités.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dès lors, chacun de nous étant intégré  dans une équipe de travail, comme « manager » et /ou comme « managé »  une réflexion sur le sujet ne nous parait pas superflue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;De la distinction entre pouvoir  et autorité&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le mauvais « manager » est celui qui se  borne à exercer légitimement le pouvoir au sein d’une équipe, sans en  avoir l’autorité naturelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Première difficulté auquel se heurte le  management : il doit reposer sur une autorité et non pas seulement sur  un pouvoir. Un simple acte de nature administratif, croit-il, fonde et  son pouvoir et son autorité. Or, l’autorité ne se décrète pas. Elle doit  se reconnaître car elle est totalement immatérielle, il s’agit d’un  style de direction qui s’exerce exclusivement sur des individus par un  mode d’adhésion volontaire et personnel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En d’autres termes, l’autorité n’est pas  tant « une capacité d’agir » qu’« un savoir socialement reconnu ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Quel est donc le « savoir » que doit  posséder le manager ? C’est indiscutablement la &lt;strong&gt;compétence&lt;/strong&gt;.  Mais quelle est la compétence exigée d’un responsable hiérarchique ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;La compétence technique ne fonde  pas l’autorité&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En ce sens, le mauvais manager est soit  doté purement et simplement d’une compétence purement scientifique ou  technique, sans la capacité à gouverner, soit il est techniquement  incompétent et inapte au commandement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;A titre d’illustration, une analogie  peut être faite avec le gouvernement politique. Un général, aussi  compétent soit-il, ne fait pas forcément un bon ministre de la défense,  car un bon ministre est avant tout celui qui a le don de gouverner,  d’organiser et ce, quel que soit le ministère où il est affecté. En  définitive, l’on peut observer que plus on monte dans l’organisation  hiérarchique, plus cette capacité à diriger les hommes doit primer sur  la compétence technique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Or, malheureusement, dans les systèmes  d’évolution de carrière actuelle, le titre de manager est trop souvent  dévolu à la personne qui s’est révélée la plus experte dans son domaine,  « la première de la classe », la plus efficace ou simplement la plus  diplômée. Ce mode de gestion, fondé uniquement sur la reconnaissance  technique, peut être préjudiciable pour le climat social de l’entité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Compétence technique et compétence de  gouvernement ne sont pas pour autant incompatibles. Bien au contraire.  Néanmoins, ce qui est essentiel pour exercer à bon escient le pouvoir  c’est cette faculté du chef à faire converger les savoirs techniques de  son équipe vers un but commun. Cette capacité managériale permet non  seulement de souder une équipe autour d’objectifs communs mais encore,  elle permet la valorisation des personnes qui la composent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Autrement dit, pour agir et commander,  le manager doit être doté d’une autorité, c’est-à-dire du savoir  nécessaire pour exercer le pouvoir qui lui a été juridiquement conféré.  Ce savoir ne s’identifie pas à une compétence technique il s’agit plutôt  d’une sagesse de gouvernement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Distinguer charisme et autorité&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le charisme est un don naturel qui  permet à celui qui en jouit de séduire, d’influencer, voire de fasciner  les autres. La maîtrise des techniques de communication permet  aujourd’hui de renforcer le charisme personnel d’un individu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Toutefois, le charisme ne suffit pas  pour exercer véritablement l’autorité. Plus encore, si l’ascendant  purement psychologique ou charismatique dont peut être doté le manager  est indéniablement une qualité, cette dernière doit toujours se mettre  au service de l’autorité, sous peine de conduire à une forme de  gouvernent tyrannique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Deux écueils menacent, en effet, celui  qui s’appuie trop systématiquement sur son charisme :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;tout d’abord, que  son mode de gouvernement soit autoritaire (la volonté du chef s’imposant  uniquement parce que c’est lui le chef. Un tel autoritarisme devient, à  long terme, intolérable pour des collaborateurs qui veulent  légitimement agir en ayant conscience du but commun qui est poursuivi  par l’entreprise) ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="padding-left: 30px; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;ensuite, que son  mode de gouvernement soit fondé sur l’affectif (dans cette situation,  sans pour autant le formuler explicitement auprès de son subordonné,  lorsqu’il commande, le chef sous-entend : « fais le puisque c’est moi  qui te le demande » ou encore « tu peux bien le faire pour moi puisque  je t’apprécie »), ce type de gouvernement est à la longue destructeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Rendre l’obéissance plus  impersonnelle&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En effet, la véritable autorité n’est  pas centrée sur la personne qui l’exerce mais elle est dirigée vers  autrui. Elle a ce pouvoir de rendre l’obéissance plus objective et plus  impersonnelle, car dans un rapport d’autorité authentique ce n’est pas  un homme qui s’impose à un autre homme, c’est un homme qui convainc  autrui d’adhérer à un projet commun.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le mauvais manager considère que  l’autorité est purement une question de charisme personnel,  d’intelligence spéculative, ou de bonne maîtrise de la communication.   En effet, l’autorité ramène plus profondément à des valeurs, un projet  commun, un idéal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;img class="alignright  size-medium wp-image-2416" title="FlickR - Management of Complexity -  michael.heiss" src="http://www.hospidroit.net/wp-content/uploads/2009/11/FlickR-Management-of-Complexity-michael.heiss-300x224.jpg" alt="FlickR - Management of Complexity - michael.heiss" height="224" width="300" /&gt;Réfléchir à sa mission&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Qu’est-ce qui caractérise, en  définitive, une personne dotée d’autorité ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sans prétendre aucunement à  l’exhaustivité, il convient de mentionner deux traits caractéristiques  du bon manager : il s’agit d’une personne de conviction, d’une personne  qui véhicule des valeurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;À autorité celui qui croit à la valeur  de sa mission d’encadrement&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; Diriger une équipe n’est  jamais une mission accessoire quel que soit le métier que l’on exerce.  Le terme de cadre est à ce propos très évocateur, un cadre se définit  par sa fonction d’encadrement et non plus par son métier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En ce sens, le manager doit avoir une  réelle capacité d’autoréflexion pour s’examiner régulièrement sur son  rôle et sur sa mission d’encadrement. Autrement dit, il doit se  demander : à travers tel ou tel projet, qu’est ce que l’on attend de moi  en tant que manager ? Dans la réalisation de cette action quelle est la  vision ou les valeurs que je dois faire passer à mon équipe ? Quel est  au fond le sens de mon agir : ma carrière, le respect de ma feuille de  route, la professionnalisation de mon équipe, l’épanouissement de mes  collaborateurs… ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On l’aura compris, pour répondre à ce  type d’interrogations, le manager doit réfléchir sur le sens de son  action, il doit avoir et savoir transmettre une vision d’avenir, il doit  savoir bâtir des projets réellement fédérateurs. Le mauvais manager  divisera pour mieux  régner en croyant faire preuve d’autorité…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il doit aussi avoir le &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;courage&lt;/span&gt; de hiérarchiser de  manière réaliste les actions de son équipe pour éviter que  l’intensification et la pression ne détériorent le climat social.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Dresser le « bilan social » de  son action&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cette capacité d’autoréflexion doit  aussi l’amener à faire régulièrement le « bilan social » des projets qui  ont été finalisés par son équipe : en effet, le niveau d’exigence qu’un  projet peut faire peser sur une équipe est bien souvent sous évalué par  les managers. Or, il s’agit de moments forts d’implication  intellectuelle sociale et émotionnelle pour toute une équipe. On peut  notamment penser à la préparation d’une visite de certification.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dès lors, s’interroger sur la manière  dont les projets ont été vécus par une équipe, sur le degré de  satisfaction et de reconnaissance que chacun de ses membres a pu  ressentir une fois que le projet est finalisé, nous paraît fondamental  pour éviter les déceptions ou les frustrations.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En définitive, un bon manager n’est pas  tant celui qui atteint ses objectifs que celui qui a su donner du sens  au travail prescrit et qui a ainsi permis à chacun d’en retirer une  satisfaction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Profil du mauvais manager&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour courir à l’échec, voici les  pratiques que tout mauvais manager se doit d’appliquer :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;lancer des ordres à la cantonade sans préciser le « qui fait  quoi » ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;ne pas jouer la transparence ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;prendre des revendications ou des remarques comme des attaques  personnelles ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;en situation de tension « faire l’autruche » en pensant que les  choses s’arrangeront avec le temps ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;confondre autonomie des collaborateurs avec l’absence de prise de  connaissance de la réalité de leur travail au quotidien ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;ne pas vouloir faire remonter les problèmes pour éviter d’être remis  en cause ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;donner des réponses fondées sur l’affectif : du style « il n’y a que  toi qui puisse le faire », « vous êtes brillant », ce qui est très  différent de « c’est un travail remarquable » ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;confondre l’erreur d’avec la faute en sanctionnant la première ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;reporter sa responsabilité sur les autres ou se démettre de sa  responsabilité ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;culpabiliser l’autre ou lui faire croire que le problème vient de  lui ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;semer la zizanie pour créer la suspicion et ainsi mieux régner ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;donner des ordres toujours au dernier moment ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;arriver à l’improviste pour s’imposer ou pour transférer un  problème ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;utiliser les autres pour atteindre ses propres buts ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;flatter pour mieux manipuler…&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le manager doit être réellement  soutenu dans son rôle d’encadrement&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cette conception du management devrait  bien évidemment être intégrée en premier lieu par les organisations  elles-mêmes afin qu’elles donnent réellement aux personnels  d’encadrement le temps, les moyens et les leviers nécessaires pour  réaliser leur fonction d’encadrement, en évitant notamment de noyer  l’encadrement intermédiaire sous des flots incessants d’injonctions  souvent contradictoires ou peu réalistes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;img class="alignleft  size-medium wp-image-2419" title="FlickR - Working Together Teamwork  Puzzle Concept - lumaxart" src="http://www.hospidroit.net/wp-content/uploads/2009/11/FlickR-Working-Together-Teamwork-Puzzle-Concept-lumaxart-300x300.jpg" alt="FlickR - Working Together Teamwork Puzzle Concept - lumaxart" height="300" width="300" /&gt;Profil du bon manager&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;La justice&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Il n’y a pas de véritable autorité si  celui qui détient le pouvoir n’est pas pénétré de l’idée qu’il doit être  juste dans ses décisions, ne pas montrer ses sympathies ou antipathies  naturelles, ni prendre une position de « protecteur » vis-à-vis de  certains de ses subordonnés. La justice exige de bien connaître ses  collaborateurs, d’éviter les surcharges de travail. Elle demande une  organisation souple des équipes, de manière à aider qui en a besoin et à  exiger de chacun ce qu’il peut réellement donner.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Gageons que la volonté de justice chez  le chef est rapidement perçue par un collaborateur et qu’en conséquence,  le phénomène de contrainte sous-jacent à l’exercice normal du  commandement, tend à disparaître lorsque la volonté de justice du  manager est manifeste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;L’exemplarité&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Qu’est-ce que les salariés attendent de  leurs chefs ? Au-delà de leur diversité, les réponses convergent  systématiquement sur les qualités de compétence en matière de décision,  de choix d’avenir, mais plus encore sur les qualités d’ordre éthique que  doit avoir le chef (courage, honnêteté, justice, loyauté, force,  disponibilité…).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;La prudence&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Parmi les qualités du chef, citons  également la prudence, qui permet d’innover, de s’écarter des processus  habituels en vue d’un bien supérieur, de prendre des risques judicieux  et mesurés et de tirer les enseignements de ses erreurs. La prudence  pousse aussi à déléguer à bon escient le pouvoir, à diffuser l’autonomie  en la proportionnant aux capacités de chacun, et à faire confiance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;La confiance&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Créer et faire confiance. Car si la  confiance n’existe pas, il est impossible de promouvoir un travail en  équipe. Elle est, en définitive, la condition du développement et de  l’engagement. J.-P. Dherse et H. Minguet&lt;sup&gt;&lt;a href="http://www.hospidroit.net/archives/2383#footnote_0_2383" id="identifier_0_2383" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="P. Dherse et H. Minguet : « l’éthique ou le chaos ? » éd. Presse  de la Renaissance 1998."&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt; ont listé, de manière tout à fait  pertinente, cinq conditions pour que la confiance puisse s’installer :  la première est la vérité qui repose souvent sur l’information et la  transparence, la deuxième est la sécurité, sans laquelle il est  impossible d’avancer, la troisième est la mutation du sens du pouvoir :  c’est-à-dire une transformation du désir de domination en pouvoir de  servir autrui, la quatrième condition est la fidélité qui s’exprime par  la juste réciprocité enfin, la cinquième condition de la confiance est  le respect.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;C’est dans mesure où la personne se sait  respectée que la confiance réciproque peut s’établir. Sans confiance,  la subordination est une sorte de &lt;em&gt;« servitude dissimulée »&lt;/em&gt; pour  reprendre une expression du philosophe Rafael Alvira.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;On pourra toujours considérer les  présents propos comme moralisateurs, théoriques ou idéalistes. Il n’en  demeure pas moins que les responsables sont toujours appréciés par leurs  collaborateurs en termes d’éthique et sous l’angle de leur autorité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour finir, le mot autorité vient du  latin « augere » qui exprime l’idée d’accroissement de développement.  Elle appelle l’intelligence, la volonté, la conscience… Finalement, à  l’heure où l’on s’interroge très justement sur le bon fonctionnement de  l’entreprise, il conviendrait de redécouvrir la valeur du concept.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;ol style="text-align: justify;" class="footnotes"&gt;&lt;li id="footnote_0_2383" class="footnote"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;P.  Dherse et H. Minguet : « l’éthique ou le chaos ? » éd. Presse de la  Renaissance 1998. [&lt;a href="http://www.hospidroit.net/archives/2383#identifier_0_2383" class="footnote-link footnote-back-link"&gt;↩&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;         &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-7320574375693817893?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/7320574375693817893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/03/petit-manuel-de-management.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/7320574375693817893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/7320574375693817893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/03/petit-manuel-de-management.html' title='Petit manuel de management'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-2806452377860504301</id><published>2010-02-09T18:48:00.000+01:00</published><updated>2010-02-09T18:50:17.475+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychiatrie'/><title type='text'>Journée de défense de la psychiatrie de service public Soins psychiques et indépendance professionnelle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Vendredi 15 janvier 2010&lt;br /&gt;Maison Folie Wazemmes ; 70 rue des Sarrazins LILLE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PIERRE PARESYS&lt;br /&gt;Union nationale de la Psychiatrie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que c'est-il passé à l'EPSM des Flandres en 2009 ?.. Nous avons défendu des&lt;br /&gt;pratiques , la politique de secteur , l'accès au soins pour tous , des moyens pour les&lt;br /&gt;mettre en oeuvre et ne pas sombrer dans le sécuritaire etc .. Cela , nous l'avions déjà fait, comme d'autres ,et nous le ferons encore , comme d'autres je l'espère ..&lt;br /&gt;Le fait nouveau n'est donc pas là ,mais dans la violence de la contre attaque , violence&lt;br /&gt;encore artisanale de la nouvelle gouvernance puisqu'il s'agissait de couper une tête ,&lt;br /&gt;violence qui précède celle industrielle de la Loi HPST puisque celle-ci a coupé d'un seul coup toutes les têtes en supprimant tous les services-secteurs et par la même occasion leurs chefs .. Ceux qui pensait pouvoir se protéger en déplaçant quelques virgules de la&lt;br /&gt;loi en sont pour leurs frais .. La politique de la peur à l'échelle industrielle est à l'oeuvre .&lt;br /&gt;La mobilisation de l'ensemble des personnels de l' EPSM contre un EPRD (budget)&lt;br /&gt;insuffisant, rejeté une première fois par le Conseil d'administration ,et contre le déni de&lt;br /&gt;démocratie que constituait le nouveau vote sur les mêmes bases , a trouvé sa réponse :&lt;br /&gt;sans démocratie , il n'y a plus de déni de démocratie ..&lt;br /&gt;Le directeur avait parfaitement anticipé la loi ( pour ce qui concerne la démocratie), et&lt;br /&gt;donné une parfaite leçon de management participatif, technique qui permet une&lt;br /&gt;authentique sensation de codécision . Pour le directeur le plus grave danger étant de se&lt;br /&gt;tirer une balle dans le pied , il s’agissait de favoriser le suicide assisté du conseil&lt;br /&gt;d’administration pour éviter toute souffrance liée au sentiment d’impuissance…&lt;br /&gt;Le conseil d'administration a voté l' EPRD , et les élus étiquetés à gauche , nous ont dit&lt;br /&gt;que certes ils étaient de gauche , mais qu' ils étaient des gens responsables ..&lt;br /&gt;Les personnels médicaux ou non , des services publics ne sont pas des gens&lt;br /&gt;responsables , ils dépensent trop et mal,ils coûtent trop cher ils faut donc les encadrer et&lt;br /&gt;encadrer leurs pratiques .. Le PMSI en était la première pierre .. Même si la violence des&lt;br /&gt;derniers gouvernements , et plus particulièrement du ministère actuel de la santé ,à&lt;br /&gt;l'égard des services publics et sans communes mesure avec les gouvernements&lt;br /&gt;précédents ,ce sont les mêmes arguments qu'ils utilisent pour servir leur propagande&lt;br /&gt;auprès de la population , sans oublier la notion de pouvoir médical auquel les associations&lt;br /&gt;de patients sont très sensibles . Pour la psychiatrie , le sécuritaire , au non d'un possible&lt;br /&gt;risque 0 reste le meilleur argument avancé pour soumettre les psychiatres et&lt;br /&gt;instrumentaliser la psychiatrie .&lt;br /&gt;La nouvelle gouvernance , trop artisanale n'aurait donc pas atteint ses objectifs , la&lt;br /&gt;suppression de tout lieu de débat , du pouvoir des élus , la soumission statutaire des&lt;br /&gt;médecins à un seul patron-directeur réduit lui-meme à la fonction de chef comptable&lt;br /&gt;soumis à l'ARS et à Bercy était donc indispensable .. La T2a , la convergence tarifaire ,&lt;br /&gt;la Vap- rimpsy pour la psychiatrie sont à la fois les outils de cette dérive comptable et un&lt;br /&gt;excellent moyen de formatage des pratiques .. C'est là me semble-t-il le moyen le plus&lt;br /&gt;redoutable et incidieux d'atteinte à l'indépendance professionnelle de tous les acteurs ..&lt;br /&gt;La "maîtrise des coûts " et la sécurité sont les principaux piliers de la propagande destinée&lt;br /&gt;à la population et largement relayée par les médias .C'est cette propagande jusqu'à&lt;br /&gt;présent plutôt efficace qu'il nous faut démonter .&lt;br /&gt;La loi HPST est une machine de guerre contre l'hôpital public et sa vocation d'assurer,&lt;br /&gt;sans condition de ressources, des soins de qualité pour tous les usagers.&lt;br /&gt;L’organisation des structures sanitaires et des soins qui y sont dispensés se trouvent&lt;br /&gt;assujettis au primat d’un logique comptable, fortement contrôlée hiérarchiquement par&lt;br /&gt;l’administration et sans contre-pouvoir. Parce qu’il écarte délibérément la priorité de la&lt;br /&gt;dimension médicale et des soins, ce mode d’organisation provoquera inéluctablement une&lt;br /&gt;détérioration de l'accessibilité et de la qualité des soins, avec des manques dans la&lt;br /&gt;couverture sanitaire et des pertes de chance pour les usagers. Combien de souffrances et&lt;br /&gt;de morts se trouvent ainsi programmées ?&lt;br /&gt;Pour être très schématique , si la "prescription" sera bien signée par un médecin, la&lt;br /&gt;fragilisation de son statut , voir le contrat pour les autres , les menaces (même indirectes)&lt;br /&gt;sur sa carrière lui retireront toute possibilité de contester un contenu pour une grande&lt;br /&gt;partie rédigé par le comptable (directeur), totalement dépendant du chef comptable(&lt;br /&gt;ARS) lui-même dépendant de Bercy .. Le même comptable imposera le choix de patients&lt;br /&gt;et de pathologies rentables ( jamais directement mais toujours de façon insidieuse par les&lt;br /&gt;variations de dotation ou du coût de l'activité) , en psychiatrie la mise en chambre&lt;br /&gt;d'isolement sera ainsi encouragée par un financement plus élevé ..&lt;br /&gt;La suppression de toutes les instances démocratiques de débat et de consultation :&lt;br /&gt;commission médicale d'établissement (CME), conseil d'administration (CA), comité&lt;br /&gt;technique d'établissement (CTE) , pour les remplacer par des instances usine à gaz&lt;br /&gt;coûteuses et à orientation exclusivement comptable ne permet plus d'empêcher les&lt;br /&gt;dérives .. La dégradation du service public et ses conséquences sur l'accès au soin sans&lt;br /&gt;oublier la baisse de la prise en charge par l'assurance maladie qui amène la population à&lt;br /&gt;retarder la demande de soins vont entraîner comme aux états unis un surcoût global&lt;br /&gt;financé par les patients et la population au profits des entreprises de santé et de leurs&lt;br /&gt;actionnaires, des assurances et de leurs actionnaires , des laboratoires pharmaceutiques ..&lt;br /&gt;Ce sont ces 3 lobbies que l'on retrouve dans la lutte contre Obama dans sa lutte pour&lt;br /&gt;entreprendre timidement le chemin inverse ..&lt;br /&gt;Chaque soignant (médecin ou autre) sera confronté à des conflits éthiques et&lt;br /&gt;déontologiques inacceptables et bien évidemment préjudiciables à leur propre état de&lt;br /&gt;santé .. Alcoolisme , dépression , suicide , maladresses professionnelles avec ses&lt;br /&gt;conséquences ( car il est difficile d'être à son meilleur niveau dans ces conditions),&lt;br /&gt;démissions culpabilisées ( par l'impression de quitter le navire avec les rats et de favoriser&lt;br /&gt;ainsi la casse programmée de l'outil "service public de santé)..&lt;br /&gt;Comment est-il possible pour des soignants d'admettre que la poursuite de la destruction&lt;br /&gt;du dispositif aggrave encore l'exclusion alors que près de quatre Français sur dix&lt;br /&gt;(39%) ont déjà renoncé à un soin, ou l'ont retardé, en raison de son coût et 85%&lt;br /&gt;estiment que leurs enfants ont plus de risques qu'eux de connaître un jour la pauvreté,&lt;br /&gt;selon un sondage Ipsos pour le Secours populaire français publié le jeudi 25/09/08.&lt;br /&gt;A cause de l'éloignement géographique, 9% des sondés ont déjà renoncé à une&lt;br /&gt;visite chez un généraliste … Encore un effort et les dysfonctionnements&lt;br /&gt;performants (pour coller aux chiffres et aux exigences productivistes) vont désorganiser&lt;br /&gt;un peu plus les hôpitaux publics, les rendant déficients et plus chers, plus inaccessibles&lt;br /&gt;par le défaut de prise en charge des soins et la distance … La dégradation programmée&lt;br /&gt;du service qui vise à convaincre la population de son incurabilité et la dernière étape&lt;br /&gt;avant la fin ..&lt;br /&gt;MADAME BACHELOT NE CHERCHE PAS À FAIRE BAISSER LES COÛTS EN&lt;br /&gt;DEHORS DE CELUI DE LA SOLIDARITÉ .LA PROPAGANDE RESTE LA&lt;br /&gt;PROPAGANDE .&lt;br /&gt;La loi Bachelot est une usine à gaz à multiples strates ou le contrôle , le fichage et la&lt;br /&gt;bureaucratie vont par ailleurs grignoter encore un peu plus la part consacrée aux soins .&lt;br /&gt;Le bon vieux code de déontologie médicale présente dans l’évolution actuelle un&lt;br /&gt;caractère révolutionnaire qui doit pouvoir nous être utile :&lt;br /&gt;- Article 7 : (qui traite de l’égalité et interdiction de toute discrimination)&lt;br /&gt;le médecin doit écouter, examiner, conseiller ou soigner avec la même conscience&lt;br /&gt;toutes les personnes quels que soient leur origine, leurs moeurs et leur situation de&lt;br /&gt;famille, leur appartenance ou leur non-appartenance à une ethnie, une nation ou&lt;br /&gt;une religion déterminée, leur handicap ou leur état de santé, leur réputation ou les&lt;br /&gt;sentiments qu'il peut éprouver à leur égard. Il doit leur apporter son concours en&lt;br /&gt;toutes circonstances. Il ne doit jamais se départir d'une attitude correcte et&lt;br /&gt;attentive envers la personne examinée.&lt;br /&gt;- Article 95 : (qui traite de l’indépendance)&lt;br /&gt;Le fait pour un médecin d'être lié dans son exercice professionnel par un contrat&lt;br /&gt;ou un statut à une administration, une collectivité ou tout autre organisme public&lt;br /&gt;ou privé n'enlève rien à ses devoirs professionnels et en particulier à ses&lt;br /&gt;obligations concernant le secret professionnel et l'indépendance de ses décisions.&lt;br /&gt;En aucune circonstance, le médecin ne peut accepter de limitation à son&lt;br /&gt;indépendance dans son exercice médical de la part de l'entreprise ou de&lt;br /&gt;l'organisme qui l'emploie. Il doit toujours agir, en priorité, dans l'intérêt de la santé&lt;br /&gt;publique et dans l'intérêt des personnes et de leur sécurité au sein des entreprises&lt;br /&gt;ou des collectivités où il exerce.&lt;br /&gt;- Article 97 : (qui interdit norme de productivité et rendement)&lt;br /&gt;Un médecin salarié ne peut, en aucun cas, accepter une rémunération fondée sur&lt;br /&gt;des normes de productivité, de rendement horaire ou toute autre disposition qui&lt;br /&gt;auraient pour conséquence une limitation ou un abandon de son indépendance ou&lt;br /&gt;une atteinte à la qualité des soins.&lt;br /&gt;Ce sont d'ailleurs en partie ces arguments qui ont été mis en avant par le Comité&lt;br /&gt;Consultatif National d'Ethique dans son avis sur la T2A .. Mais il est vrai que pour notre&lt;br /&gt;président, éthique, déontologie et plus généralement débat contradictoire aboutissent à des&lt;br /&gt;avis « éloignés de la vraie vie » : « il en est parfois très choqué » (APM 31/2/2008) !&lt;br /&gt;Et c'était pour lui une bonne raison pour changer profondément le fonctionnement du&lt;br /&gt;CCNE. Il est vrai que celui-ci ose émettre des avis sur les orientations actuelles de la&lt;br /&gt;politique de santé qui pourraient réveiller les consciences (chut ! Les français&lt;br /&gt;dorment…). Avis n°101 du CCNE, à propos de la T2A : « en privilégiant la&lt;br /&gt;comptabilisation des actes techniques au détriment de l'écoute ou d'examens cliniques&lt;br /&gt;longs et précis, elle conduit à considérer comme « non rentables » beaucoup de patients&lt;br /&gt;accueillis notamment en médecine générale, en psychiatrie, en gérontologie ou en&lt;br /&gt;pédiatrie »&lt;br /&gt;Peut-on comme c'est le cas depuis de nombreuses années se contenter d'une&lt;br /&gt;application passive de ce code , ou les médecins, au fond de leur service ou de leur&lt;br /&gt;cabinet , pourrons continuer à penser qu'ils traitent tous les patients avec la même&lt;br /&gt;conscience professionnelle alors qu'ils auront laissé s'organiser une sélection et un&lt;br /&gt;discrimination de plus en plus grande sur le chemin qui mène à eux ... L'indépendance&lt;br /&gt;professionnelle c'est donc aussi se soucier de l'égal accès aux soins pour tous .&lt;br /&gt;Récemment ( début décembre) en psychiatrie de liaison à l'hôpital général , on m'a&lt;br /&gt;demandé de rencontrer une patiente ; il s'agissait d'une agricultrice admise pour une&lt;br /&gt;phlébite .. elle présentait par ailleurs un cancer mammaire évoluant depuis 6 mois et&lt;br /&gt;l'équipe sollicitait une aide pour elle même comme pour la patiente .. celle-ci apparaissait&lt;br /&gt;triste mais il n'en était rien , elle avait bien compris ce dont il s'agissait et attendait&lt;br /&gt;l'intervention pour pouvoir retrouver ces bêtes .. elle aime ses bêtes , pas trop la&lt;br /&gt;médecine ou s'apitoyer sur son sort , elle s'exprime peu .. Suffisamment toutefois pour&lt;br /&gt;me raconter la découverte de la mastite en juin , la prise en charge de son examen par un&lt;br /&gt;médecin remplaçant car le sien était en congé, la série d'examens et le diagnostic .. Elle&lt;br /&gt;n'aime pas trop les médecins et encore moins se plaindre , quand elle se rendra compte&lt;br /&gt;que la sortie du parcours de soins à entraîné une faible prise en charge de ses soins , elle&lt;br /&gt;s'est contenté de ne plus revoir de médecin .. Je l'ai rencontré 2 ou 3 fois , à mon retour&lt;br /&gt;des vacances de Noel on m'a annoncé son décès .. Le retard dans l'accès aux soins&lt;br /&gt;entraîne en général un surcoût , ici c'est tout économie .. sans oublier la retraite qui devait&lt;br /&gt;intervenir dans 10 mois .. Pari gagné .. J'avais la haîne comme dirait l'autre ..&lt;br /&gt;Nous sommes au quotidien aux prises à de plus en plus de difficultés dans l'exercice de&lt;br /&gt;notre métier, nous avons été confronté à un raz-de-marée sécuritaire et à des attaques&lt;br /&gt;constantes contre le service public et les principes de solidarité ...Les réformes engagées&lt;br /&gt;depuis 2002 sont parfaitement cohérentes et visent toutes à abandonner le principe de&lt;br /&gt;solidarité au profit d’une politique de marchandisation de l’individu et de contrôle social.&lt;br /&gt;Surveiller et punir, pas soigner et surtout pas de façon solidaire ».&lt;br /&gt;Dans cette logique, la liquidation des services publics devient un impératif : ils&lt;br /&gt;représentent un facteur de cohésion et de paix sociale, un filet de « sécurité sociale »&lt;br /&gt;réduisant les inégalités et les écarts, c’est un mode de redistribution des richesses&lt;br /&gt;atténuant la violence du marché. Ils favorisent donc la survie des inutiles…Porte atteinte&lt;br /&gt;à la productivité et aux profits .. Le système américain qui fascine lui aussi notre&lt;br /&gt;président est beaucoup plus performant : essentiellement privé, et le plus coûteux au&lt;br /&gt;monde : les Etats unis dépensent 14 % de leur PIB pour leurs frais de santé, contre 10 %&lt;br /&gt;pour la France. Plus d’un tiers (36 %) des familles américaines vivant en dessous du seuil&lt;br /&gt;de pauvreté n’ont aucune couverture médicale. 18 000 personnes meurent chaque année&lt;br /&gt;aux Etats-Unis parce qu’elles n’ont pas de couverture médicale ! Mieux encore, c’est sur&lt;br /&gt;décision « médicale », mais en réalité financière, que les soins seront effectués, en&lt;br /&gt;fonction d’une équation savante entre la valeur de l’individu (son niveau de couverture&lt;br /&gt;sociale, reflet de son niveau de vie) et le coût des soins pour la collectivité. Depuis 2002,&lt;br /&gt;les amis du président ou ses valets, de Mattéi à Bertrand, en passant par Douste Blazy&lt;br /&gt;(précurseur avec son forfait, Kouchner les a rejoints), nous ont donc concocté des&lt;br /&gt;réformes visant à « privatiser » l’organisation du système de santé et surtout le statut des&lt;br /&gt;médecins pour mieux les soumettre comme aux Etats-Unis au diktat gestionnaire.&lt;br /&gt;Ces questions sont évidemment transversales et la défense d'un certain nombre d'enjeux&lt;br /&gt;dans une approche non catégorielle est indispensable pour élargir les alliances.&lt;br /&gt;Ainsi l'inquiétude que nous manifestions en 2005 concernant les services d'intérêts&lt;br /&gt;généraux trouvent leur pleine illustration dans hôpital 2007, la nouvelle gouvernance et&lt;br /&gt;les enjeux statutaires qui dans le service public concerne aussi bien le facteur&lt;br /&gt;,l'électricien que le praticien hospitalier ..&lt;br /&gt;La question posée par Convergence services publics sur ce point m'apparaît tout à fait&lt;br /&gt;pertinente: "la question du statut, des agents, des personnels est inséparables de l'action&lt;br /&gt;pour la qualité et la protection des services publics. La précarité est préjudiciable à la&lt;br /&gt;volonté de répondre aux besoins et en premier lieu à ceux des plus démunis. De même le&lt;br /&gt;statut est garant de l'intérêt général, dans une nécessaire indépendance des&lt;br /&gt;agents vis-à-vis de l'autorité politique et des pouvoirs économiques. Ainsi,&lt;br /&gt;la défense du statut se conjugue-t-elle avec la qualité du service public".. J'y ajouterai&lt;br /&gt;pour ma part le risque de corruption déjà à l'oeuvre à l'hôpital par la généralisation des&lt;br /&gt;dessous de table.&lt;br /&gt;C'est une question importante source de malentendu dans le meilleurs des cas , pourtant&lt;br /&gt;le débat autour du traité constitutionnel en 2005 aurait pu permettre , j'en suis convaincu&lt;br /&gt;s'il n'avait pas été présenté de manière caricaturale dans la propagande de l'époque,&lt;br /&gt;d'infléchir cette évolution .. Le projet de traité constitutionnel européen s’inscrivait avant&lt;br /&gt;tout dans une logique économique néolibérale. Le passage du statut au contrat, de la&lt;br /&gt;planification à la concurrence, l’absence de référence au service public remplacé par un&lt;br /&gt;service économique d’intérêt général, dont la préfiguration actuelle nous démontre déjà&lt;br /&gt;qu’il ne pourra répondre aux besoins des populations les plus défavorisées, inscrivent&lt;br /&gt;désormais la Santé dans une dimension commerciale de marché. Confirmant ce que&lt;br /&gt;projettaient déjà les directives de l’A.G.C.S. (Accord Général sur le Commerce des&lt;br /&gt;Services), ces mesures avaient pour finalité d’aboutir au démantèlement du service&lt;br /&gt;public et à la disparition du principe de solidarité jusqu’alors porté par l’Assurance&lt;br /&gt;maladie.&lt;br /&gt;Le service public de santé en fait les frais mais il n'est pas le premier ni le dernier .. La&lt;br /&gt;sous-traitance de mission de service public finit par coûter plus cher , fragilise les&lt;br /&gt;travailleurs ( dans leurs statuts et leurs revenus) , pour un moins bon service rendu au&lt;br /&gt;plus grand nombre .. Dans le système Brésilien les actionnaires des entreprises de santé&lt;br /&gt;préfèrent payer les amendes plutôt que de mettre à disposition des soins non rentables ..&lt;br /&gt;Même si l'on a pas une vision angélique de la fonction publique il est clair que renseigner&lt;br /&gt;une personne âgée sur un nouveau dispositif sera moins valorisé, que sa manipulation&lt;br /&gt;pour la vente d'un gadget inutile, à France télécom qu'aux ex PTT , sans bien-sûr donner&lt;br /&gt;de consignes à ce niveau, et si le facteur ne peut plus apporter son pain à la même&lt;br /&gt;personne âgée , il s'agit bien là d'une transformation et d'une dégradation du service&lt;br /&gt;rendu ..&lt;br /&gt;L'écrasement des professionalités est bien un phénomène général ..&lt;br /&gt;Dès 2003-2004 le ministre de l'intérieur s'en est pris aux travailleurs sociaux dans&lt;br /&gt;l'indifférence quasi générale y compris dans le monde de la psychiatrie .. Il s'agissait&lt;br /&gt;pourtant d'une attaque du secret professionnel , d'un encouragement à la délation et au&lt;br /&gt;contrôle social , et l'ensemble du texte entretenait la confusion entre délinquance,&lt;br /&gt;précarité, fragilité, absentéisme scolaire, santé mentale . La dérive sécuritaire était elle&lt;br /&gt;aussi prévisible mais bénéficiait (et bénéficie toujours) d'une propagande trop rarement&lt;br /&gt;dénoncée . La encore , il me semble regrétable que les professionnels de la psychiatrie&lt;br /&gt;aient pour la plupart insuffisamment investi un mouvement comme le collectif national&lt;br /&gt;unitaire anti-délation qui a le mérite d'avoir une approche globale du problème ..&lt;br /&gt;L'instrumentalisation des travailleurs sociaux ( territoriaux , pjj) , de la justice , de&lt;br /&gt;l'éducation nationale et de la psychiatrie à visée de contrôle social reste un problème&lt;br /&gt;majeur.&lt;br /&gt;Les prise de position d'un certain nombre de psychiatres et d'appareils ne sont pas pour&lt;br /&gt;clarifier les enjeux .. Il s'agit trop souvent de défendre une psychiatrie paternaliste ou le&lt;br /&gt;psychiatre serait par définition la meilleur chose qui puisse arriver au patient et qui&lt;br /&gt;pourrait donc décider seul de ce qui est bon pour le patient .. Cette indépendance là ne&lt;br /&gt;serait-elle pas plutôt inquiétante ?..&lt;br /&gt;S’il nous faut peut-être remercier Mme Bachelot pour ne pas s’être précipitée de ficeler&lt;br /&gt;une révision sécuritaire de la loi de 90, alors que, en dehors de l'USP, peu de voix&lt;br /&gt;s’élevaient pour condamner la garde à vue psychiatrique de 72 heures et l’obligation de&lt;br /&gt;soins généralisée dans la communauté, j’ose espérer toutefois qu’au delà de l’incurie&lt;br /&gt;ministérielle, le mouvement soutenant la judiciarisation de l’internement a largement&lt;br /&gt;participé à cette provisoire mise au placard... La menace reste réelle et risque de&lt;br /&gt;prendre la forme des conclusions de la commission Lopez (Propositions de réforme&lt;br /&gt;de la loi du 27 juin 1990 relative aux droits et à la protection des personnes&lt;br /&gt;hospitalisées en raison de troubles mentaux et à leurs conditions d'hospitalisation.&lt;br /&gt;MAI 2005 Rapport présenté par l'Igas ,docteurs LOPEZ et YENI, et par Igsj Mme&lt;br /&gt;Valdes-Boulouque et Mr Castoldi) dont le rapport , comme la loi HPST, est une&lt;br /&gt;véritable merveille ; ce rapport reconnaît bien, dans la mesure de contrainte et les soins&lt;br /&gt;forcés une atteinte sévère à la liberté individuelle (p 6 et 13) elle constate, que le nombre&lt;br /&gt;des mesures d’hospitalisation sous contrainte a presque doublé depuis 1990 , elle admet&lt;br /&gt;qu’il s’agit de situations douloureuses et stigmatisantes pour les personnes ; les&lt;br /&gt;rédacteurs regrettent, concernant les sorties à l’essai, que leur durée prolongée&lt;br /&gt;contrevient à l’esprit de la loi et de la mesure (p 36), qu’elles finissent à l’évidence par&lt;br /&gt;être une obligation de soins qui ne dit pas son nom (p 36) ou déguisées (p40)(cf :texte&lt;br /&gt;"pire que la loi de 38").. Mais plutôt que de durcir les contrôles pour imposer une&lt;br /&gt;meilleure application, la commission se propose d'assouplir ces mêmes mesures.!..&lt;br /&gt;L'exception devenant la règle il suffit de faire de l'exception la règle , pour que tout&lt;br /&gt;rentre dans l'ordre .&lt;br /&gt;Ce n’est pas le gouvernement de Nicolas Sarkozy, mais certains confrères, qui ont&lt;br /&gt;commis une série de rapports dont les propositions sont liberticides en proposant une&lt;br /&gt;participation des équipes de secteur à un hyper contrôle social dans le cadre d'un «&lt;br /&gt;réseau » où la transparence et le « tout savoir sur tous » seraient de toute évidence la&lt;br /&gt;solution orwelienne à toute difficulté sociale, réduisant par ailleurs le psychiatre à un rôle&lt;br /&gt;d’expert coordinateur et de prescripteur de psychotropes et de psychothérapies&lt;br /&gt;formatées . Les contrats dont parle Alain Chabert (psychiatre) dans son texte&lt;br /&gt;« psychiatrie : pratique sociale , ou politique ? », en y introduisant le suivi et la prise de&lt;br /&gt;traitement obligatoires sont de parfaits outils pour effacer la singularité de l’individu.&lt;br /&gt;Toute parole discordante sera annulée, quand chaque malade-déviant potentiel aura préconsenti&lt;br /&gt;par « contrat : travail, logement, traitement », l’admission, la mise en chambre&lt;br /&gt;d’isolement (banalisé comme « protocole de soin » et encouragée financièrement)...&lt;br /&gt;Ces confrères prétendent pourtant défendre le secteur !.. Comment s'étonner ensuite&lt;br /&gt;des conclusions de la commission Couty .. Même si par définition il ne doit pas exister de&lt;br /&gt;modèle ou d'organisation type , au risque du formatage par ailleurs décrié il est manifeste&lt;br /&gt;qu'un certain nombre de principes devraient être rendu plus lisibles. Quelle psychiatrie&lt;br /&gt;pour quelle société ?...&lt;br /&gt;En conclusion au delà du travail nécessaire de lisibilité concernant la psychiatrie pour&lt;br /&gt;nous même , et à l'égard de nos interlocuteurs et parfois partenaires du champ social ,&lt;br /&gt;judiciaire , politique mais aussi de la population il m'apparaît tout aussi indispensable pour&lt;br /&gt;nous enrichir et nous unir dans les luttes de nous en distancier pour nous intéresser à&lt;br /&gt;l'accès aux soins partout et pour tous , au service public de santé et plus généralement&lt;br /&gt;quel type de service public soutenir et défendre , le système judiciaire etc ..&lt;br /&gt;Les collectifs sont à ce titre des lieux de convergence , de réflexion et d'organisation&lt;br /&gt;des luttes indispensables et je pense en particulier : au collectif contre les franchises ,&lt;br /&gt;à "refusons la politique de la peur", au collectif national unitaire anti-délation (&lt;br /&gt;essentiellement contre la loi de prévention de la délinquance , sa dimension sécuritaire et&lt;br /&gt;toutes les atteintes aux professionnalités qui lui sont liées), au collectif liberté égalité&lt;br /&gt;justice ( qui associe entre autre : le Syndicat de la Magistrature, la Ligue des Droits&lt;br /&gt;de l’Homme, FCPE, SNEPAP-FSU, Association des juristes démocrates, MJS,&lt;br /&gt;Commission Justice des Verts, CGT-PJJ, CGT-UGICT, SNPES-PJJ- FSU, LCR&lt;br /&gt;(Anne Leclerc), Union syndicale de la psychiatrie, FSU territoriaux, Le GENEPI,&lt;br /&gt;UNEF, Les Verts, SNESUP) , à convergence service public , la coordination des comités&lt;br /&gt;de défense des hôpitaux et maternités de proximité ,etc ..&lt;br /&gt;J'en terminerais par la question posée au monde politique :&lt;br /&gt;Lesquels parmi vous sont près à clarifier ses positions et à s'engager à abroger&lt;br /&gt;- la nouvelle gouvernance , hôpital 2007 et la loi HPST&lt;br /&gt;-la T2a (ou son équivalent Vap-rimpsy )en proposant une dissociation de la dotation&lt;br /&gt;budgétaire et du contrôle de l'activité ,&lt;br /&gt;-les franchises et les sanctions dans le parcours de soin&lt;br /&gt;-les lois Perben , Dati et la perpétuité sur ordonnance . &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-2806452377860504301?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/2806452377860504301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/journee-de-defense-de-la-psychiatrie-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/2806452377860504301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/2806452377860504301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/journee-de-defense-de-la-psychiatrie-de.html' title='Journée de défense de la psychiatrie de service public Soins psychiques et indépendance professionnelle'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-8473388436907579656</id><published>2010-02-09T18:41:00.000+01:00</published><updated>2010-02-09T18:42:38.483+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='H1N1'/><title type='text'>13.000 morts à travers le monde</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="myexerg"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La psychose due à la grippe A éclipse la grippe saisonnière qui fait jusqu’à 500.000 morts par an.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="myarticle"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;13.554. Tel est le nombre de personnes décédées à travers le monde des suites de la grippe A(H1N1) depuis son apparition au Mexique en avril dernier, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié vendredi dernier. 755 nouveaux décès ont été enregistrés en une semaine, ajoute l’OMS qui précise que le virus continue à sévir «&lt;i&gt;intensément&lt;/i&gt;» dans différentes parties d’Europe, d’Afrique, d’Asie et des Amériques. Paradoxalement, au moment où l’OMS donne ces bilans pour le moins alarmistes, la France annonce la fin de cette épidémie dans sa métropole.&lt;br /&gt;Le docteur Thierry Blanchon du réseau Sentinelles a affirmé, mercredi dernier, que le nombre de cas de grippe A qui a conduit à consulter des généralistes «&lt;i&gt;est passé sous le seuil épidémique depuis deux semaines&lt;/i&gt;» impliquant, de ce fait, que le virus a pratiquement disparu.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, les gens de par le monde commencent à douter sérieusement de la dangerosité de la grippe A. Les spécialistes de la santé affirment que cette grippe est loin d’être aussi dangereuse que la grippe saisonnière. Cette dernière, souvent banalisée comme syndrome de rhume ou de «&lt;i&gt;coup de froid&lt;/i&gt;», est en vérité une maladie sérieuse et un problème majeur de santé publique à l’échelle planétaire. Selon des statistiques de l’OMS, elle est responsable d’une mortalité élevée. On lui impute le décès de 250.000 à 500.000 personnes par an à travers le monde, essentiellement chez les jeunes enfants et les personnes âgées. Outre cela, son coût sanitaire et social annuel est considérable et s’évalue à plusieurs milliards de dollars. En France, elle tue entre 2000 et 5000 personnes et coûte à l’Etat quelque 460 millions d’euros chaque année. Plus que cela, les analystes déclarent que la grippe A tue une personne sur 10.000, alors que la saisonnière tue une personne sur 1000. A ce sujet, ils soutiennent que la grippe A n’est pas aussi mortelle que la saisonnière, mais les gens en meurent suite à des complications quand la maladie n’est pas traitée à temps. C’est pourquoi ils insistent sur les comportements préventifs à adopter comme le moyen le plus efficace pour faire barrage au virus.&lt;br /&gt;Par ailleurs, d’autres voix se font entendre également, et cette fois-ci pour accuser les laboratoires pharmaceutiques, l’OMS ainsi que certains pays.&lt;br /&gt;En effet, outre le parlementaire allemand, le renommé épidémiologiste, Wolfgang Wodarg qui a accusé les lobbies pharmaceutiques d’avoir organisé la psychose, le journaliste, économiste et écrivain, Frederick William Engdahl, a indiqué, le 6 janvier en cours, qu’un scandale a éclaté aux Pays-Bas et fait l’objet d’un débat au Parlement de ce pays. Il s’agit du professeur Albert Osterhaus, principal conseiller de l’OMS, ayant des liens personnels avec les laboratoires fabriquant les vaccins qu’il fait prescrire par l’OMS et qui ont été approuvés.&lt;br /&gt;D’autre part, l’association italienne de consommateurs Codacons a annoncé vendredi, le lancement d’une action collective visant à obtenir le remboursement des vaccins contre la grippe A/H1N1 commandés par le gouvernement. La demande de remboursement porte sur 186 millions d’euros. Dans le même contexte, le laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) a indiqué vendredi avoir vendu pour 835 millions de livres (près de 938 millions d’euros) de vaccins antivirus H1N1 au cours du dernier trimestre 2009. Près de 130 millions de doses de vaccin ont été ainsi livrées par GSK à différents pays du monde au cours des quatre derniers mois de l’année écoulée. Toutes ces raisons ont fini par attirer les soupçons sur ce que Wolfgang Wodarg a qualifié de «&lt;i&gt;Triangle d’or&lt;/i&gt;» de la corruption thérapeutique entre l’OMS, l’industrie pharmaceutique et les chercheurs universitaires, qui ont compromis à jamais la vie de millions de gens, voire provoqué la mort.&lt;br /&gt;Cela a décidé les membres du Conseil de l’Europe à lancer une enquête en janvier 2010 sur l’influence des laboratoires pharmaceutiques dans la campagne mondiale de grippe porcine, en se concentrant plus particulièrement sur l’étendue de l’influence de l’industrie pharmaceutique au sein de l’OMS.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-8473388436907579656?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/8473388436907579656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/13000-morts-travers-le-monde.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/8473388436907579656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/8473388436907579656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/13000-morts-travers-le-monde.html' title='13.000 morts à travers le monde'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-6662485209293299964</id><published>2010-02-09T18:37:00.001+01:00</published><updated>2010-02-09T18:37:58.212+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='propos'/><title type='text'>Comment aider l'hôpital à changer ?</title><content type='html'>&lt;h5 style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;GUY VALLANCIEN EST PROFESSEUR D'UROLOGIE À L'UNIVERSITÉ PARIS-DESCARTES.&lt;/span&gt;&lt;/h5&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="texte"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'hôpital souffre, l'hôpital agonise, l'hôpital se meurt ! Mais quels établissements de soins publics enterre-t-on ainsi à grand renfort de discours populistes récupérés par des médias avides de drames ? De quelle politique fait-on le procès à charge pour mieux défendre ses propres intérêts ? Rien ne ressemble moins à un petit hôpital local distribuant des soins de proximité que le mastodonte de technologie qu'est devenu le centre hospitalo-universitaire ou que l'hôpital psychiatrique de secteur vivant sur ses seuls personnels soignants ? Hôpital, nom générique qui recouvre des missions et des réalités entrepreneuriales très différentes aux résultats financiers variés allant du déficit aggravé en dizaines de millions d'euros aux bénéfices pour certains d'entre eux. Faut-il rappeler que 54 % des hôpitaux sont à l'équilibre financier, en particulier en province où la dimension moyenne des établissements est plus propice à l'efficience. L'appellation avec un grand H est trompeuse : l'assurance d'un égal accès et d'une égale qualité des soins pour tous sans discrimination d'argent, de lieu ou d'information n'est qu'un voeu pieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="texte"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Refusant de voir la réalité en face, nous nous gaussons de fausses vérités accumulées, traduction réductrice de la peur du changement. Nous soupçonnons les décideurs de vouloir abattre le dernier rempart du service public à la française, de fait de plus en plus dispendieux mais de moins en moins efficace. Nous n'acceptons pas de passer de la notion d'hôpital hospice à celle d'hôpital entreprise. Or c'est bien la question du management qui est aujourd'hui brutalement posée, si l'on veut rendre l'hôpital efficient. Il ne s'agit pas de faire des économies sur le dos des malades, mais d'éviter la dispersion et le gâchis. Lancer des projets médicaux cohérents et rétablir l'équilibre des comptes hospitaliers sont les priorités absolues.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="texte"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Entreprise : « communauté humaine au service d'une production de biens ». Que produit l'hôpital si ce n'est la santé, ce bien supérieur le plus recherché ? En guérissant ou en soulageant, les personnels hospitaliers accomplissent une tâche difficile ; mais cessons de croire que seules les infirmières sont dévouées et admirables et que seuls les médecins sont compétents. Dans toute entreprise respectable, les personnels sont aussi dévoués et efficaces. A force de parier sur la seule bienveillance, nous ne réglerons pas la question de l'organisation des hôpitaux, pivot de l'amélioration de la qualité du service rendu aux malades et blessés. 100.000 personnels recrutés en un peu plus de dix ans, 1.000 praticiens hospitaliers de plus chaque année depuis vingt-cinq ans (13.000 en 1983, plus de 40.000 en 2008). Nulle administration n'a reçu autant en ressources humaines et il en faudrait encore davantage ! Il n'y a pas un hôpital, mais des hôpitaux : dans certains, on travaille en flux tendu, alors que dans d'autres on ronronne. L'esprit d'équipe s'arrête à la porte des bureaux : chaque médecin chef de service veut garder son personnel décompté sur le nombre de lits qui ne traduit en rien la charge de travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="texte"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les politiques médicales valsent au gré des administrations et des commissions innombrables qui distraient les soignants de leur métier premier. Deux indicateurs simples devraient faire frémir le plus médiocre des manageurs : comment peut-on accepter de faire attendre jusqu'à midi un malade qui a un rendez-vous de consultation à 9 heures ? Nul ne répond, ni ne s'excuse. Comment certains professeurs parmi les plus connus peuvent-ils oser venir serrer la main de leur opéré payant en privé une somme rondelette pour ensuite filer faire autre chose en laissant leur assistant opérer à leur place mais en n'oubliant surtout pas de signer le compte rendu ? Quand une autorité remettra de l'ordre dans ce gigantesque capharnaüm sanitaire où chacun fait ce qu'il veut tout en se plaignant d'être sous la pression des directeurs ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="texte"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'hôpital souffre d'incapacité chronique à se réformer, maladie dégénérative mortelle à terme. Il n'y a pas d'autre solution que de lui perfuser par voie intraveineuse une très forte dose d'aide au changement, tout en révisant son organigramme de décision et d'action. En un mot, il faut traiter l'hôpital comme une entreprise, certes de service public, mais comme une entreprise d'abord. Tous nos voisins l'ont compris, pourquoi les Français s'y opposeraient-ils, sauf à écouter les chantres du statu quo qui scient la branche sur laquelle ils sont assis ? Nos concitoyens demandent à être bien soignés, ce qui implique compétence et humanité. Peu importe quel établissement de soins les accueille du moment que la qualité soit au rendez-vous à un prix raisonnable. La pédagogie du changement manque cruellement. Faire comprendre les enjeux sans parti pris, afin d'amener les acteurs à se mobiliser tant individuellement que collectivement sans crainte de l'avenir, est une urgence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="texte"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les chantiers à ouvrir sont colossaux : révision de la politique immobilière des 60 millions de mètres carrés des terrains hospitaliers publics d'une valeur de 36,5 milliards d'euros, révision de l'offre de soins graduée selon le plan Hôpital patient santé territoire et amplification des partenariats public-privé et des relais avec la médecine de ville, révision de la gouvernance interne plus proche des acteurs et mieux déléguée, révision des politiques salariales afin de mettre en phase la tarification à l'activité et des rémunérations à la performance, développement accéléré de l'informatisation, seul moyen de connaître la production de soins dans ses détails et d'en améliorer la qualité par une évaluation continue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="texte"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tels sont les travaux à ne pas reporter d'un jour, d'une heure, d'une minute ! Nous savons quoi faire, encore faut-il avoir le courage d'agir et ne pas céder aux premières menaces. Il y va de la survie de l'hôpital dont aucun de nous ne veut la mort, mais au contraire, la résurrection afin de lui rendre sa place de service public de haut niveau dévolu aux malades, mais adapté à son temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-6662485209293299964?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/6662485209293299964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/comment-aider-lhopital-changer.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/6662485209293299964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/6662485209293299964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/comment-aider-lhopital-changer.html' title='Comment aider l&apos;hôpital à changer ?'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-6947285569175246424</id><published>2010-02-09T16:37:00.000+01:00</published><updated>2010-02-09T16:38:05.439+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ordre infirmier'/><title type='text'>Coopération entre PROFESSIONNELS DE SANTE : 7 Ordres centrés sur les besoins du patient</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-size: 12pt;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;« Revisiter le modèle de la coopération, au service de la qualité et de la sécurité des soins délivrés aux patients&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;Les ordres des médecins, des pharmaciens, des sages-femmes, des chirurgiens-dentistes, des pédicures-podologues, des masseurs kinésithérapeutes et des infirmiers vont proposer, très prochainement, au ministère de la Santé et des Sports, les formes que devraient prendre l’organisation des coopérations des professionnels de santé. Ces propositions seront centrées sur les besoins des patients et l’efficience du système de santé, pour une prise en charge basée sur des critères de qualité et de compétences identiques sur l’ensemble du territoire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;Les propositions ordinales feront, notamment, l’objet d’un recours gracieux auprès de la ministre sur la rédaction de l’arrêté du 31 décembre 2009, publié le 15 janvier au Journal Officiel. Cet arrêté fixe les modalités d’application de l’article 51 de la loi Hôpital-Patient-Santé-Territoire sur les protocoles de coopération entre professionnels de santé. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;b style=""&gt;Dans un communiqué commun&lt;/b&gt; , l’ensemble des ordres des professions de santé a désapprouvé cet arrêté jugeant qu’en l’état, il ouvrait la porte aux risques de dérives de qualité et de sécurité des soins délivrés aux patients. La mise en place des protocoles, telle qu’indiquée dans l’arrêté, peut entraîner des risques qui seraient préjudiciables aux patients, en particulier pour ce qui concerne la nécessaire qualification des professionnels.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;b style=""&gt;Selon l’article 2&lt;/b&gt; – I – 4° de l’arrêté du 31 décembre 2009, relatif aux pièces à fournir à l’agence régionale de santé par le professionnel de santé qui souhaite adhérer à un protocole de coopération : « Tous documents attestant de l’expérience, de la formation initiale et continue et des actions de développement professionnel continu acquises leur permettant la réalisation des activités, des actes de soins ou des modes d’intervention définis par le protocole et dans le champs prévu par celui-ci. Ces documents peuvent prendre la forme d’attestation, d’habilitation ou de certificats délivrés par toutes entités, telles que les organismes formateurs, organismes professionnels, organismes certificateurs, établissements de santé, établissements sociaux ou médico-sociaux, associations professionnelles ayant été en capacité de les constater. L’expérience peut également être attestée par des professionnels de santé ayant été en capacité de la constater. »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;L’article 2, s’il était appliqué en l’état, augmenterait notamment les disparités régionales et les inégalités sociales. Ainsi, les régions et les départements qui rencontrent des problèmes de démographie verront s’appliquer la mise en place des protocoles de coopération entre professionnels de santé, tels que prévus par l’arrêté, sans aucune garantie de compétence, de qualité et de sécurité des soins pour les patients. Le choix fait d’un professionnel moins qualifié qu’un autre, sans formation, pour les mêmes soins et avec la même exigence est potentiellement source d’erreur, à la défaveur des patients les plus démunis et les plus précaires.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;b style=""&gt;Alors qu’aujourd’hui, près de 15 millions de personnes sont atteintes de maladies chroniques&lt;/b&gt;, que 28 millions seront traitées à terme, que les technologies de santé évoluent rapidement, que les demandes de soins grandissent et que des professions souffrent d’une démographie à la baisse, il est urgent de réorganiser le système de santé autour du patient, en lui garantissant des soins de qualité et en toute sécurité, où qu’il soit, quel que soit son âge et son niveau de vie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;Les compétences des professionnels de santé, la déontologie, la santé publique et la promotion de la qualité des soins font partie des missions régaliennes ordinales, c’est à partir de ces fondamentaux que les ordres souhaitent développer la coopération entre professionnels de santé ». &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 12pt; text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;Les Ordres des professionnels de santé&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma;"&gt;&lt;b style=""&gt;Source :&lt;/b&gt; Communiqué des Ordres des professionnels de santé, &lt;span style="color: rgb(127, 127, 127);"&gt;reproduction intégrale, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 4 février 2010&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-6947285569175246424?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/6947285569175246424/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/cooperation-entre-professionnels-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/6947285569175246424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/6947285569175246424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/cooperation-entre-professionnels-de.html' title='Coopération entre PROFESSIONNELS DE SANTE : 7 Ordres centrés sur les besoins du patient'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-2729854751245342979</id><published>2010-02-09T16:33:00.000+01:00</published><updated>2010-02-09T16:34:18.313+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Qualite'/><title type='text'>A quelles sanctions s'exposent les établissements de santé qui ne publient pas les indicateurs de qualité et de sécurité des soins ?</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les indicateurs de qualité et de sécurité des soins permettent, avec le &lt;a class="doc" target="_blank" href="http://www.icalin.sante.gouv.fr/"&gt;tableau de bord&lt;/a&gt; des infections nosocomiales et la plate-forme d'information sur les établissements de santé (&lt;a class="doc" target="_blank" href="http://www.platines.sante.gouv.fr/"&gt;Platines&lt;/a&gt;), d'améliorer la qualité générale des soins et d'identifier plus facilement les mauvaises pratiques. Les objectifs de la généralisation des indicateurs de qualité sont de : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;proposer aux établissements de santé de nouveaux outils et méthodes de pilotage de la qualité dans la perspective de développer une culture de la mesure de la qualité et de renforcer l'effet levier sur l'amélioration de la qualité des soins ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;améliorer la pertinence de la procédure de certification des établissements de santé ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;répondre à l'exigence de transparence et au besoin d'information de la part des usagers du système de santé et de leurs représentants sur la qualité des soins délivrés ;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;fournir aux pouvoirs publics des éléments d'aide à la décision en matière de politique d'organisation du secteur hospitalier, prenant en compte la qualité des soins dispensés.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Etant donné que l'objectif de la Haute Autorité de Santé (&lt;a class="doc" target="_blank" href="http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_5071/grand-public?cid=c_5071"&gt;HAS&lt;/a&gt;) est d'intégrer des indicateurs de qualité dans la procédure de certification des établissements de santé, on comprendra que tous les établissements doivent jouer le jeu de la transparence.&lt;br /&gt;Aussi, le Code de la santé publique prévoit que dans chaque établissement public et privés de santé, la commission médicale d'établissement ou la conférence médicale, doit veiller à la mise à disposition du public, des résultats annuels des indicateurs de qualité et de sécurité des soins. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lorsque le directeur général de l'agence régionale de santé constate le non-respect de ces dispositions, il peut prendre les mesures appropriées, notamment une modulation des dotations de financement mentionnées à l'&lt;a class="doc" target="_blank" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=DEC4D868A067C9C1A9EBDB30AA45D2C1.tpdjo16v_3?cidTexte=LEGITEXT000006073189&amp;amp;idArticle=LEGIARTI000006741401&amp;amp;dateTexte=&amp;amp;categorieLien=cid"&gt;article L162-22-13&lt;/a&gt; du Code de la sécurité sociale, dans les conditions posées par le &lt;a class="doc" target="_blank" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=DEC4D868A067C9C1A9EBDB30AA45D2C1.tpdjo16v_3?cidTexte=JORFTEXT000021573186&amp;amp;categorieLien=id"&gt;décret (n°2009-1763)&lt;/a&gt; du 30 décembre 2009.&lt;br /&gt;Selon l'article D6111-23 du Code de la santé public, ce non-respect est constaté notamment, dans les cas où l'établissement de santé s'abstient de mettre à la disposition du public les résultats de ses indicateurs de qualité et de sécurité des soins, ou lorsque cette mise à disposition est incomplète ou insuffisante. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le directeur général de l'agence régionale de santé adresse alors au directeur de l'établissement de santé une mise en demeure de mettre ses indicateurs à la disposition du public dans un délai de 3 mois.&lt;br /&gt;Lorsque le directeur de l'établissement ne peut déférer à cette mise en demeure, il présente au directeur général de l'agence régionale de santé, avant l'expiration du délai qu'il prescrit, ses observations et les mesures qu'il s'engage à mettre en oeuvre pour remédier aux manquements constatés.&lt;br /&gt;Le directeur général de l'agence régionale de santé décide, au vu de ces observations et engagements, des mesures appropriées. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En cas d'insuffisance ou de non-respect des engagements pris, le directeur général de l'agence régionale de santé peut prononcer, par décision motivée et publiée, une diminution de la dotation de financement, dans la limite de 0,1% des recettes totales d'assurance maladie de l'année de la mise en demeure. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;Lorsque l'établissement ne bénéficie pas de cette dotation, la diminution porte, dans la même limite, selon le cas, sur le produit des tarifs des prestations d'hospitalisation mentionnés à l'&lt;a class="doc" target="_blank" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=DEC4D868A067C9C1A9EBDB30AA45D2C1.tpdjo16v_3?cidTexte=LEGITEXT000006073189&amp;amp;idArticle=LEGIARTI000006740649&amp;amp;dateTexte=&amp;amp;categorieLien=cid"&gt;article L162-22-4&lt;/a&gt; du Code de la sécurité sociale ou sur la dotation mentionnée à l'&lt;a class="doc" target="_blank" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=DEC4D868A067C9C1A9EBDB30AA45D2C1.tpdjo16v_3?idArticle=LEGIARTI000006740937&amp;amp;cidTexte=LEGITEXT000006073189&amp;amp;dateTexte=20100120"&gt;article L174-1&lt;/a&gt;. En outre, le directeur général de l'agence régionale de santé en informe sans délai les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-2729854751245342979?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/2729854751245342979/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/quelles-sanctions-sexposent-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/2729854751245342979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/2729854751245342979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/quelles-sanctions-sexposent-les.html' title='A quelles sanctions s&apos;exposent les établissements de santé qui ne publient pas les indicateurs de qualité et de sécurité des soins ?'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-6637950771659380805</id><published>2010-02-09T16:25:00.000+01:00</published><updated>2010-02-09T16:26:12.488+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='T2A'/><title type='text'>La Tarification à l’activité déséquilibre dangereusement l’hôpital public.</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;La Tarification à l’activité déséquilibre dangereusement l’hôpital public.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Au moment des débats sur l’entrée en vigueur de la loi hpst, il nous semble important de revenir sur l’actuel et unique mode de financement des services hospitaliers, la tarification à l’activité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La tarification à l’activité (T2A) est issue de l’ambitieux plan hôpital 2007 des gouvernements qui se sont succédé au cours du second mandat de Jacques Chirac.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Elle consiste en ce que chaque acte rapporte de l’argent au service hospitalier, selon un tarif fixé par l’assurance maladie . L’idée de base était de sortir de la logique de moyens jugée trop onéreuse : à savoir le financement des services hospitaliers sous forme d’une « enveloppe » globale annuelle(calculée en fonction des dépenses des années précédentes, du nombre de lits (donc du personnel à disposition), du coût du matériel médical, des médicaments…); au profit d’une logique de résultats « l’hôpital ne coûte plus, il rapporte », auparavant expérimentée dans le secteur privé .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La tarification à l’activité peut se justifier dans certains cas d’actes techniques très codifiés qui ne varient pas beaucoup (actes de type chirurgicaux ou radiologiques), mais est inadaptée dans la majorité des autres autres actes médicaux tels la réanimation, la pédiatrie, les maladies chroniques, les pathologies complexes, les maladies rares et orphelines, ou en recherche. Par une série d’exemple, nous allons venir point par point aux inconvénients et risques de la t2a : abandon de pans de la médecine au privé, laissant à l’hôpital publique les cas difficiles (sans spécialement lui en donner les moyens financiers), prise de risques inutiles pour le patient, dégradation de la qualité des soins par pression sur le personnel soignant .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le fossé public-privé &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Prenons l’exemple d’une pose de prothèse de hanche. C’est un acte extrêmement fréquent, donc des équipes très entrainées savent le faire très bien et très rapidement, certains parlent de travail à la chaîne . Comme le secteur privé peut sélectionner ses patients (liberté du choix du patient, l’un des principes de la médecine libérale) alors que la médecine hospitalière se doit de prendre en charge tout le monde (c’est un service public), ce genre d’actes devient phagocyté par le secteur privé. Dans la logique d’entreprise qu’a l’esprit de la T2A, cela entraîne un manque à gagner pour le secteur public puisque le « marché des prothèses de hanche » part principalement aux cliniques . C’est ainsi que sur le classement du Point des meilleurs établissements pour la prothèse de hanche , dans les dix premières places, 5 sont des cliniques donc du secteur privé (alors que sur le classement général des meilleurs hôpitaux de France, deux cliniques apparaissent dans les 50 premières places).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Revenons à notre prothèse de hanche, mais cette fois dans le cas d’une femme âgée présentant par ailleurs d’autres maladies comme le diabète, l’hypertension artérielle avec insuffisance rénale et (allons-y fort) une insuffisance cardiaque. Il y a de fortes chances que la personne fasse un séjour en réanimation après l’anesthésie, ce qui nécessite des soins plus complexes et une opération plus risquée entraînant des complications incompatibles avec une logique d’acte à l’heure. Cette opération sera d’avantage prise en charge à l’hôpital public qu’en clinique, suivant le schéma énoncé plus haut. Car bien que payés, il est plus difficile de rentabiliser le personnel, pour ces actes qui subissent le hasard de la nature humaine et non le côté itératif d’opérations à la chaîne cadrant avec la volonté de gain de temps et d’argent d’une logique de résultats.. L’hôpital public gagne beaucoup moins d’argent pour le même nombre de patients.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Les dérives possibles&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Parallèlement au risque de creuser un fossé entre le domaine public et le domaine privé, on assiste fréquemment à des dérives liées directement au principe de tarification à l’acte. En effet, certaines pathologies dont la prise en charge médicale ou chirurgicale est en discussion seront plus aisément orientés vers une prise en charge rapportant plus, pour des raisons financières. Une étude de 2003 publiée dans la revue économique des presses de science-po montre que que les établissements privés, déjà financés à l’acte, pratiquaient significativement plus d’accouchements par césarienne que les établissements du service public, financés par enveloppe globale, toute chose étant égale par ailleurs. Or la césarienne n’est pas dénuée de risque pour la patiente (risque infectieux, risque hémorragique …), donc en plus d’utiliser l’argent des cotisants pour des actes non justifiés médicalement, on fait prendre un risque pour la patiente. Mais le service gagne plus d’argent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Par ailleurs, la logique d’entreprise à l’hôpital a aussi pour conséquence une augmentation de la pression sur le personnel paramédical et médical. En effet, on demandera plus d’actes pour un même temps de travail, le personnel de soin devant ainsi faire plus rapidement certaines choses (quand il n’en deviendrait pas contraint faute de temps d’en faire l’impasse). Pour ne prendre qu’un exemple représentatif, il se pourrait que le personnel passe un peu moins de temps à se laver les mains, ce qui pourrait favoriser un peu plus la survenue d’infections nosocomiales (des maladies liées aux conditions d’hygiène sur le lieu de soin). Or ces infections augmentent en moyenne de 2 jours la durée d’hospitalisation, exposent le patient à un risque de septicémie (germes hospitaliers parfois résistants) et coûtent énormément à l’assurance maladie ! Et voilà le serpent d’Asclépios qui se mord la queue! Trop de pression voulue par une démarche de rentabilité conduit à d’infimes petites prises de risques qui engendreront par leur multiplication un surcroit de travail et finalement de coût pour la société et le patient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Enfin, prenons pour dernier exemple quelque chose auquel nous seront tous confrontés et regardons du côté des soins en fin de vie : 80% des Français meurent à l’hôpital . On a donc inventé un tarif spécifique pour ces soins dits “palliatifs” qui se décompose comme suit : si le patient meurt avant minuit, le service touche 800 euros alors que s’il reste 15 jours, ce chiffre passe à 8000 euros et s’il reste plus encore, le forfait reste à 8000 euros. De là à en déduire que ni la mort trop rapide ni la mort trop lente ne sont pas “rentables”, il n’y a qu’un pas que je ne franchirais pas, mais comment douter que personne un jour ne le fasse, sous le coup d’une pression administrative et budgétaire trop importante, avec toutes les dérives que cela peut engendrer?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En somme pour toutes ces raisons, on comprendra en quoi ce système de financement conforte l’hôpital public dans des déficits chroniques, mais apporte en plus un facteur de dangerosité lié à la pression sur les actes. La T2A ne peut et ne doit pas constituer le seul mode de financement de l’hôpital. La logique de résultats n’est pas adaptable à la santé en général, la logique de moyens est la seule qui soit acceptable. Et bien loin d’être une réponse à l’augmentation des dépenses de santé, la T2A est une mine d’or pour le secteur privé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-6637950771659380805?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/6637950771659380805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/la-tarification-lactivite-desequilibre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/6637950771659380805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/6637950771659380805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/la-tarification-lactivite-desequilibre.html' title='La Tarification à l’activité déséquilibre dangereusement l’hôpital public.'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-5121858520702025331</id><published>2010-02-04T08:27:00.000+01:00</published><updated>2010-02-04T08:28:27.987+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='femmes'/><title type='text'>Etat des lieux de la contraception et de l’avortement en France</title><content type='html'>&lt;div style="margin-top: 18px; margin-bottom: 18px; font-size: 75%; text-align: justify;"&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://sante-plus.org/275-Contraception-et-IVG-un-rapport" class="spip_out"&gt;Un rapport&lt;/a&gt; dressant l’état des lieux de la contraception et de l’avortement en France a été remis ce mardi à la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. En matière de l’éducation à la sexualité , M&lt;sup class="typo_exposants"&gt;me&lt;/sup&gt; Bachelot compte « mettre le paquet sur l’information en milieu scolaire » en France pour faire reculer le nombre de grossesses indésirées chez les mineures, a-t-elle confié au Parisien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;div class="cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond" id="outil_sommaire"&gt;           &lt;div class="cs_sommaire_inner"&gt;             &lt;div class="cs_sommaire_titre_avec_fond cs_done cs_sommaire_replie"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;  Sommaire  &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;             &lt;ul class="cs_sommaire_invisible"&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a title="Une large diffusion de la contraception en 40 ans :" href="http://sante-plus.org/spip.php?page=imprimir_articulo&amp;amp;id_article=274#outil_sommaire_0"&gt;Une large diffusion de la (...)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a title="Une femme sur trois prend la pilule" href="http://sante-plus.org/spip.php?page=imprimir_articulo&amp;amp;id_article=274#outil_sommaire_1"&gt;Une femme sur trois prend (...)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a title="Les jeunes utilisent beaucoup le préservatif" href="http://sante-plus.org/spip.php?page=imprimir_articulo&amp;amp;id_article=274#outil_sommaire_2"&gt;Les jeunes utilisent beaucoup&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a title="La stérilisation à but contraceptif se pratique très peu" href="http://sante-plus.org/spip.php?page=imprimir_articulo&amp;amp;id_article=274#outil_sommaire_3"&gt;La stérilisation à but contracep&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a title="Un paysage contraceptif fortement médicalisé mais des échecs de contraception (...)" href="http://sante-plus.org/spip.php?page=imprimir_articulo&amp;amp;id_article=274#outil_sommaire_4"&gt;Un paysage contraceptif (...)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a title="Une adaptation constante des dispositifs législatifs" href="http://sante-plus.org/spip.php?page=imprimir_articulo&amp;amp;id_article=274#outil_sommaire_5"&gt;Une adaptation constante (...)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a title="Des recommandations pour faire évoluer la pratique des prescripteurs" href="http://sante-plus.org/spip.php?page=imprimir_articulo&amp;amp;id_article=274#outil_sommaire_6"&gt;Des recommandations pour (...)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a title="Un dispositif de communication pour tous les publics" href="http://sante-plus.org/spip.php?page=imprimir_articulo&amp;amp;id_article=274#outil_sommaire_7"&gt;Un dispositif de communication&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;           &lt;/div&gt;         &lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Alors qu’un rapport sur l’état des lieux de la contraception et de l’avortement lui est remis ce mardi, la ministre de la santé Roselyne Bachelot se dit « frappée d’apprendre que deux tiers des filles de 3&lt;sup class="typo_exposants"&gt;e&lt;/sup&gt;  pensent encore qu’on ne peut pas tomber enceinte lors du premier rapport sexuel ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Etat des lieux de la contraception&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Quarante ans après sa légalisation, la contraception est généralisée en France métropolitaine et dans les DOM-TOM. Elle se traduit principalement par l’utilisation de la pilule contraceptive, la stérilisation étant très peu répandue contrairement à beaucoup d’autres pays du Sud ou du Nord. Ces dernières années, la crainte du sida a fait progresser l’usage du préservatif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le contrôle des naissances est une question de santé publique de vaste ampleur puisqu’il concerne potentiellement, à un moment ou l’autre de la vie, l’ensemble de la population française. Si on prend en compte la population âgée de 18 à 45 ans, la contraception concerne en France approximativement 32 millions de femmes et d’hommes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;object height="366" width="480"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x30jkj&amp;amp;related=0"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x30jkj&amp;amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" height="366" width="480"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x30jkj_la-meilleure-contraception-inpes"&gt;La meilleure contraception - INPES&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoyé par             &lt;a href="http://www.dailymotion.com/sante-jeunesse-sports"&gt;sante-jeunesse-sports&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;         &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_0"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://sante-plus.org/local/cache-vignettes/L480xH25/30d393afdd223a52726d6e9b5cbe6727-7dc98.png" style="height: 25px; width: 480px;" alt="Une large diffusion de la contraception en 40 ans :" height="25" width="480" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les méthodes contraceptives ont connu une large diffusion depuis le vote, en 19671, de la Loi Neuwirth, il y a exactement 40 ans. Depuis cette date, la France est devenue un des pays où le taux de contraception, notamment en ce qui concerne les méthodes nécessitant une prescription médicale, est le plus élevé au monde. Seules moins de 5 % des femmes concernées par la contraception n’utilisent aucune méthode contraceptive.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Les dernières données disponibles permettent de faire le bilan des pratiques contraceptives près de 30 ans plus tard. Plus de deux femmes sur trois entre 20 et 49 ans (69 %) utilisent une méthode contraceptive. Les autres, qui n’en utilisent pas, ne sont pas pour autant exposées au risque d’une grossesse non désirée : 7% sont stériles – elle ou leur partenaire – de façon naturelle ou parce qu’elles ont subi une opération stérilisante, 11 % n’ont pas de partenaire sexuel, enfin 8% sont enceintes ou cherchent à le devenir. Il ne reste donc que 3% de femmes n’entrant dans aucune des catégories ci-dessus, et disant ne plus vouloir d’enfants et n’utiliser aucune méthode contraceptive.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p style="border-bottom: 1px dashed rgb(102, 102, 102); margin: 1em 20%; padding: 0pt; font-size: 4pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_1"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://sante-plus.org/local/cache-vignettes/L334xH25/6be9d393ff7ed823fba6aaca093783d5-c3e29.png" style="height: 25px; width: 334px;" alt="Une femme sur trois prend la pilule" height="25" width="334" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La pilule est de loin la première méthode contraceptive, avec 36 % d’utilisatrices parmi les femmes d’âge fécond (20-49 ans). La proportion est maximale chez les jeunes de 20-24 ans (59 %) et décroît ensuite régulièrement avec l’âge. Le stérilet occupe la seconde place, avec 16 % d’utilisatrices ; la tendance selon l’âge est ici très différente, avec un maximum entre 35 et 44 ans (près de 27 %). Les autres méthodes n’occupent plus qu’une place restreinte, le préservatif (5 % comme méthode principale) devançant légèrement l’abstinence périodique (4 %) ; le retrait, méthode traditionnelle des couples français jusque dans les années soixante, n’estplus déclaré que par 2% d’entre eux. Pour 100 femmes de 20-49 ans pratiquant une contraception, 56 prennent la pilule, 25 le stérilet et 19 une autre méthode.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;D’après les données du Baromètre santé de l’INPES publié en 2005, les méthodes employées sont, par ordre décroissant, la pilule (60,2,4 %), le dispositif intra utérin (20,6 %), le préservatif (10,9 %).. Les méthodes locales sont utilisées par 2,2 % des femmes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Si en 40 ans les méthodes contraceptives ont connu une large diffusion dans la population, elles ont également connu une médicalisation importante. Une « norme médicale contraceptive » s’est peu à peu imposée. Il semble que les médecins privilégient la prescription des méthodes qu’ils jugent très efficaces alors que ces méthodes peuvent ne pas être adaptées aux attentes et au mode de vie des femmes et des couples. En conséquence elles sont moins bien utilisées et donc moins efficaces.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Du fait de l’existence de cette « norme », d’autres méthodes ont été insuffisamment proposées aux femmes et aux couples. Le cas du dispositif intra utérin (stérilet) est particulièrement significatif : Son usage était « réservé » aux femmes plus âgées, ayant eu le nombre d’enfants qu’elles désirent, plutôt comme une « dernière » contraception. Ceci en a longtemps fait une particularité française. La Haute autorité de santé, dans la « stratégie de choix des méthodes contraceptives chez la femme » souligne qu’il s’agit d’une méthode pouvant être proposée aux femmes sans enfant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_2"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://sante-plus.org/local/cache-vignettes/L413xH25/b0188f37681a044c6da3cf85002b6082-ae2cd.png" style="height: 25px; width: 413px;" alt="Les jeunes utilisent beaucoup le préservatif" height="25" width="413" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le préservatif est souvent utilisé en association avec une autre méthode contraceptive : au total 7% des femmes et 12 % des hommes de 20 à 49 ans ont déclaré l’utiliser (ou leur partenaire) dans le mois de l’enquête. Ce moyen de contraception s’est largement diffusé depuis 1988, en relation avec l’épidémie de sida. Il est souvent utilisé de façon occasionnelle ou temporaire, principalement par les jeunes et les personnes ne vivant pas en couple, en particulier au début d’une nouvelle relation amoureuse. Le préservatif est ainsi devenu la méthode de contraception la plus fréquente lors des premiers rapports sexuels, la moitié d’entre eux ayant lieu avec préservatif en 1994. La pilule commence souvent quelques mois après, quand la relation amoureuse est stabilisée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_3"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://sante-plus.org/local/cache-vignettes/L512xH25/deee3821153659d58c055ddf59cf7014-237c5.png" style="height: 25px; width: 512px;" alt="La stérilisation à but contraceptif se pratique très peu" height="25" width="512" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En France, la loi autorisant la stérilisation à but contraceptif n’a été votée qu’en 2001 et le corps médical n’incite pas à ce choix définitif, à la différence de nombreux autres pays (notamment les pays anglo-saxons), où la stérilisation, féminine ou masculine, est la principale méthode de régulation des naissances. Au Canada, par exemple, 42 % des couples d’âge fécond sont stérilisés (l’homme ou la femme) alors qu’en France, ils ne sont que 5 %. Dans la majorité des cas, c’est la femme qui a été stérilisée, souvent à un âge élevé, après 40 ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p style="border-bottom: 1px dashed rgb(102, 102, 102); margin: 1em 20%; padding: 0pt; font-size: 4pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_4"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://sante-plus.org/local/cache-vignettes/L526xH45/d10d9380118a7648fa29cbfb78b72d46-2f8ca.png" style="height: 45px; width: 526px;" alt="Un paysage contraceptif fortement médicalisé mais des échecs de contraception fréquents" height="45" width="526" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L’étude COCON a permis d’estimer que, pour un tiers des femmes, la dernière grossesse, intervenue dans les cinq dernières années, n’était pas souhaitée. Parmi ces femmes qui n’ont pas choisi leur dernière grossesse, un tiers n’utilisait pas de contraception. Mais, phénomène préoccupant, près de deux grossesses non prévues sur trois surviennent chez des femmes qui déclarent utiliser un moyen contraceptif au moment de la survenue de la grossesse. La moitié de ces grossesses non souhaitées se termine par une IVG. Les chercheurs qualifient de paradoxale cette situation qui associe à une large diffusion des méthodes contraceptives, une stabilité du nombre des interruptions volontaires de grossesse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L’analyse des données traduit les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes dans la gestion, quotidienne et à long terme, d’une contraception très médicalisée. Elles attribuent les « échecs » du moyen contraceptif qu’elles utilisent au fait qu’elles n’ont pu choisir la méthode qui leur a été prescrite, et que celle-ci ne leur convient pas. Elles évoquent également une utilisation incorrecte de la méthode ou la survenue d’une difficulté lors de son utilisation : oubli de pilule, mauvaise utilisation ou rupture de préservatif, échec des méthodes naturelles. Elles sont également démunies lorsqu’un accident de méthode survient, car étant insuffisamment informées, elles n’adoptent pas la conduite à tenir adéquate pour éviter la survenue d’une grossesse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Par ailleurs, pour certains experts (Nathalie Bajos, Unité INSERM-INED, U 569), il existe également une “norme sociale du bon moment pour être mère » et cette norme s’est renforcée. En effet, l’âge moyen des femmes au moment de la naissance de leur enfant ne cesse de reculer : il atteint presque 30 ans en 20063. : Le « bon moment pour être mère » nécessite d’avoir une relation stable, un logement, une situation professionnelle pour soi et son conjoint, or les études sont de plus en plus longues. Ces raisons expliquent en partie que les femmes recourent plus fréquemment et plus facilement à une IVG en cas de grossesse non désirée qu’avant, notamment chez les plus jeunes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p style="border-bottom: 1px dashed rgb(102, 102, 102); margin: 1em 20%; padding: 0pt; font-size: 4pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_5"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://sante-plus.org/local/cache-vignettes/L474xH25/d8b13ea364a89be4c8e1c6a77f91394f-6b0eb.png" style="height: 25px; width: 474px;" alt="Une adaptation constante des dispositifs législatifs" height="25" width="474" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La loi du 28 décembre 1967, présentée par le médecin et député Lucien Neuwirth, constitue l’acte fondateur de la libéralisation de la contraception en France. Depuis cette date, le cadre législatif a été assoupli à plusieurs reprises afin de prendre en compte les évolutions de la société française.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La dernière modification législative dans ce domaine concerne la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique. Parmi les 100 objectifs de santé publique elle a retenu l’objectif n° 97 « Assurer l’accès à une contraception adaptée, à la contraception d’urgence et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans de bonnes conditions pour toutes les femmes qui décident d’y avoir recours »). La loi autorise également les sagesfemmes à prescrire une contraception hormonale dans les suites d’une naissance et dans celles d’une interruption volontaire de grossesse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_6"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://sante-plus.org/local/cache-vignettes/L536xH45/a7d04870525210a16acf236837315463-2f1b8.png" style="height: 45px; width: 536px;" alt="Des recommandations pour faire évoluer la pratique des prescripteurs" height="45" width="536" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dès 2004, la Direction générale de la santé a demandé à la Haute Autorité de Santé (HAS) d’émettre une recommandation de pratique clinique en matière de contraception. Le document intitulé « Stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Destiné aux professionnels de santé, ce document établit notamment un état des connaissances sur les méthodes contraceptives actuellement disponibles. La recommandation s’appuie sur l’idée centrale que pour être bien acceptée et bien utilisée, une méthode contraceptive doit être adaptée à la vie affective et sexuelle de chaque femme. Elle présente des arguments en faveur de l’aide au choix par la femme de sa méthode contraceptive, et préconise d’y associer le couple. Elle propose enfin des modèles d’accompagnement permettant au médecin d’amener la femme et le couple à choisir leur contraception.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Sur la base de l’état des lieux et des recommandations disponibles, la Direction générale de la santé a élaboré une stratégie d’actions en matière de contraception5, qui repose sur quatre axes. Le premier axe vise à améliorer l’information du grand public et de publics cibles - adolescents, notamment sortis du milieu scolaire, population des DOM -, ainsi que professionnels de santé. La campagne « la meilleure contraception, c’est celle que l’on choisit » s’inscrit dans ce cadre. En outre, des messages d’information sur les méthodes contraceptives ont été intégrés dans le nouveau carnet de santé de la maternité ainsi que dans le dossier guide IVG remis à chaque femme qui demande une IVG. En effet ces deux situations constituent des périodes de vulnérabilité pour les femmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p style="border-bottom: 1px dashed rgb(102, 102, 102); margin: 1em 20%; padding: 0pt; font-size: 4pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le second axe vise à agir sur la pratique des professionnels de santé, tout particulièrement les médecins, généralistes et gynécologues, les sages femmes, les pédiatres mais aussi, les pharmaciens et les infirmières scolaires. Des outils sont mis à leur disposition pour les aider à accompagner les femmes et les couples dans leur demande de contraception. C’est le cas des recommandations de pratique clinique intitulées « Stratégies de choix des méthodes contraceptives », des documents de l’INPES (Repères pour votre pratique) et de la création d’une rubrique spécifique sur le site Internet de la campagne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L’amélioration de l’accès à la contraception, notamment pour les mineur(e)s dans les centres de planification ou d’éducation familiale entre dans le troisième axe de cette stratégie qui invite les professionnels de santé à prendre en compte la situation socio-économique de leurs patientes lors de la prescription d’une méthode contraceptive. Le dernier axe concerne l’amélioration des connaissances en matière d’utilisation des moyens contraceptifs. Une enquête a été menée par la DREES au printemps dernier. Les premiers résultats sont attendus à la fin du premier trimestre 2008. Ils devraient apporter des informations sur la situation contraceptive de femmes ayant recours à une interruption volontaire de grossesse. Enfin une seconde étude sera lancée prochainement6 dans 4 pays européens afin comparer les politiques menées en matière de contraception : Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni et Espagne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;h3 class="spip" id="outil_sommaire_7"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://sante-plus.org/local/cache-vignettes/L497xH25/2ac8a53b8a843682f651efda87251c07-f1fae.png" style="height: 25px; width: 497px;" alt="Un dispositif de communication pour tous les publics" height="25" width="497" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La contraception s’impose souvent comme une évidence. Rarement questionnée et peu expliquée, elle ne devient sujet qui interpelle que lorsqu’il est « trop tard », qu’il y a eu oubli de pilule, rupture de préservatif, ou tout autre échec dans l’utilisation d’un moyen contraceptif. À partir de ce constat, comment initier une nouvelle « culture contraceptive » qui favorise une meilleure utilisation des différentes méthodes de contraception ? Comment contribuer ainsi à réduire le nombre de grossesses non désirées parmi les jeunes femmes de 20-30 ans, les adolescentes et les femmes en situation de vulnérabilité ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;         &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La campagne menée à la demande du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports par l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) répondra à ces questions : tout d’abord en portant à la connaissance de tous l’existence d’une large palette de méthodes pour aider chaque femme et chaque couple à choisir celle qui lui convient le mieux, ensuite en entraînant différents publics, utilisateurs comme prescripteurs, dans une démarche de choix réfléchi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;       &lt;/div&gt;&lt;div&gt;       &lt;/div&gt;&lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px; height: 4px;"&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-5121858520702025331?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/5121858520702025331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/etat-des-lieux-de-la-contraception-et.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/5121858520702025331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/5121858520702025331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/etat-des-lieux-de-la-contraception-et.html' title='Etat des lieux de la contraception et de l’avortement en France'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-5754723578632851890</id><published>2010-02-03T15:11:00.000+01:00</published><updated>2010-02-03T15:12:21.861+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='maltraitance'/><title type='text'>La maltraitance ordinaire dans les hôpitaux liée aux comportements des soignants</title><content type='html'>&lt;table class="contentpaneopen" style="width: 98%; text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;"&gt;  &lt;tbody&gt;&lt;tr&gt; &lt;td valign="top"&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img class="photo-accueil" src="http://www.infirmiers.com/images/actualites/actualites/maltraitance.jpg" mce_src="/images/actualites/actualites/maltraitance.jpg" alt="alt" /&gt;La maltraitance ordinaire dans les établissements de santé semble liée aux comportements des professionnels mais aussi à l'organisation des établissements de santé, montre une étude commandée par la Haute autorité de santé (HAS) rendue publique mercredi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La notion de maltraitance ordinaire regroupe des actes de négligence quotidienne comme faire des toilettes trop rapides, ne pas répondre aux appels des personnes, servir des repas trop tôt ou ne pas respecter les rythmes de chacun pour le lever et le coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour "cerner ce phénomène et prévenir", la HAS a demandé au cabinet C.Compagnon.Conseil de réaliser une étude sur ce sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réalisée en 2008, l'étude est fondée sur une analyse qualitative de témoignages de patients et de proches, complétée par des entretiens avec des professionnels. Au total, 59 écrits ont été analysés et des entretiens réalisés avec 23 personnes. Ces témoignages proviennent de personnes hospitalisées ou de leur entourage et relatent le vécu d'hospitalisation dans des établissements de différent type (court séjour, MCO, psychiatrie, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les résultats, qui ne sont pas chiffrés mais qualitatifs, mettent en évidence deux types de maltraitance : celle liée aux comportements des professionnels et celle liée à l'organisation d'un établissement de santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant les comportements des professionnels, les témoignages recueillis sont nombreux à "dénoncer des attitudes indifférentes, déplacées ou agressives".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils font état d'un fonctionnement collectif des professionnels qui paraissent "ignorer la présence même des malades ou de leurs proches". Certains malades soulignent que des professionnels peuvent "avoir tendance à continuer leurs conversations privées en ignorant délibérément les personnes présentes".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les auteurs ont relevé "souvent le peu de crédit accordé à la parole du malade". Dans ces cas, la maltraitance ordinaire est "étroitement associée à des désagréments physiques, voire une mise en danger des personnes".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étude fait état aussi de "pressions psychologiques" qui se traduisent notamment par "des situations d'humiliation, des propos blessants ou des menaces implicites ou explicites". De nombreux témoignages évoquent des humiliations en rapport avec le corps, l'intimité et le besoin d'aller aux toilettes ou d'avoir le bassin.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La maltraitance liée à des facteurs institutionnels&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'étude met en évidence de nombreux cas où "c'est le fonctionnement de l'organisation qui agresse les malades et leurs proches". En règle générale, il est demandé au "patient de s'adapter aux contraintes de l'organisation et non l'inverse".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les auteurs notent que "l'établissement de santé fonctionne selon des règles implicites connues seulement des professionnels, ou parfois explicitées dans un règlement plus ou moins formalisé" et "l'invocation de ce règlement a pour objectif de faire entrer le malade dans un rôle prescrit, d'autant moins accepté que les règles édictées ne trouvent pas de justification claire et confinent parfois à l'absurde, voire à l'inhumanité".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des témoignages de patients évoquent par exemple le réveil de leur enfant tôt le matin pour des habitudes de prise de température, "peu importe que les enfants dorment ou non, qu'ils aient enfin trouvé le sommeil après une nuit épuisante", témoigne la mère d'un enfant hospitalisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les auteurs de l'étude rapportent aussi "des accueils ratés" de patient au moment de leur arrivée dans l'établissement de santé, qui "laissent des souvenirs souvent douloureux". Dans des témoignages, des patients non attendus ou mal accueillis racontent qu'ils ont vécu seuls leur entrée dans le service sans avoir d'information ni d'accompagnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre reproche adressé aux professionnels concerne "leur manque de disponibilité" sur un plan quantitatif et qualitatif. "Les professionnels, 'happés' par l'organisation et les tâches à réaliser, 'oublient' les malades", écrivent les auteurs, ce qui peut aboutir à une rupture de prise en charge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres maltraitances ressenties concernent le "rythme imposé des soins", le bruit et le manque de repos, ce qui "finit parfois par entrer en contradiction avec la qualité des soins et les règles d'hygiène, accélérant la dégradation de l'état des personnes".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les délais d'attente, mais aussi l'organisation de la sortie, sont évoqués par beaucoup comme "un dysfonctionnement fréquent".&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Des droits non respectés&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les auteurs ont relevé un manque de respect des droits des patients, tel que des défauts d'information. Ils pointent du doigt "les conditions de délivrance de l'information" et soulignent que "si certains médecins délivrent l'information avec humanité, d'autres délivrent l'information avec brutalité, sans égards, sans laisser place aux interrogations des patients".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, de nombreux témoignages, écrits ou oraux, font mention de douleurs intenses qui n'ont "pas été prises en charge". Certaines relèvent d'une absence de prise en charge de la douleur due à la maladie ou aux suites d'une intervention et d'autres d'une "brutalité des actes de soins".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dignité ne semble "pas toujours respectée". Ont été souvent citées "les atteintes à la pudeur liées notamment au manque de discrétion dans la gestion du 'petit linge', l'incontinence et le sentiment d'infériorisation et d'humiliation qui les accompagnent", tout comme des "atteintes à la confidentialité et à l'intimité".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les urgences, les situations de fin de vie et les services de pédiatrie sont particulièrement concernés par les plaintes de patients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans leur étude, les auteurs ont également retranscrit la position des soignants et donnent quelques pistes pour prévenir la maltraitance et favoriser la bientraitance (cf dépêche APM EHNAR002).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-5754723578632851890?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/5754723578632851890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/la-maltraitance-ordinaire-dans-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/5754723578632851890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/5754723578632851890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/la-maltraitance-ordinaire-dans-les.html' title='La maltraitance ordinaire dans les hôpitaux liée aux comportements des soignants'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-4743458415803203962</id><published>2010-02-03T14:35:00.000+01:00</published><updated>2010-02-03T14:37:22.284+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sante environnement'/><title type='text'>Quel avenir pour notre système de santé publique ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;" class="cadretexte"&gt;   &lt;div class="chapo"&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Allongement de la durée de vie, vieillissement de la population, déficits récurrents de l’assurance maladie, grippe aviaire ou H1N1, autant de défis auquel notre système de protection social, mis en place juste après la deuxième guerre mondiale, doit faire face dans un contexte de grave crise économique. Quel avenir pour ce système de santé qui garantit aujourd’hui un accès aux soins de qualité pour toutes les classes de la population ? Pourra-t-il perdurer dans un contexte économique dégradé ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;                &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="spip_document_60293 spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 150px;"&gt; &lt;img src="http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L150xH112/securite-sociale-bercy-redim150-911e9.jpg" alt="" style="height: 112px; width: 150px;" height="112" width="150" /&gt;&lt;/span&gt;Les statistiques font parfois des télescopages surprenants. Ainsi l’espérance de vie qui, selon les chiffres de l’INED ne cesse d’augmenter. On vit plus vieux et plus longtemps en bonne santé semble-t-il. Les centenaires n’ont jamais été aussi nombreux qu’à notre époque et leur nombre ne cesse de croître. Pourtant, lors d’une conférence organisée à Washington par le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Bill Clinton a jeté un pavé dans la mare en annonçant que "&lt;i&gt;la jeune génération pourrait être la première de l’histoire à avoir une espérance de vie plus courte que celle de ses parents&lt;/i&gt;". Quelles réalités se cachent derrière ce constat paradoxal. ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Affections de longue durée : la bombe&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord le nombre de personnes malades est particulièrement élevé et ce nombre n’a pas tendance à diminuer, ni même à se stabiliser. Il est en augmentation constante et soutenue depuis plus de trente ans. En 2006, 7,7 millions de personnes en France étaient en affection de longue durée (ALD) et 14,9 millions en traitement chronique. Ces deux catégories représentent 40% des assurés sociaux. Les statisticiens expliquent cela d’une part par le baby-boom qui arrive aux âges où les maladies se déclarent le plus fréquemment, d’autre part par l’augmentation de la prévalence des maladies, c’est-à-dire par le fait qu’un certain nombre d’entre elles surviennent de plus en plus tôt. Un effet ciseau qui fait exploser le nombre de personnes concernées. De 7,7 millions de personnes en ALD en 2006, soit 265.000 de plus qu’en 2005, on est passé à 8 millions en 2007 soit 325.000 de plus qu’en 2006. D’après les études prospectives qu’elle a réalisées, la CNAM table sur environ 12 millions de personnes en ALD en 2015, soit une progression de plus de 4% par an, auxquels il conviendra d’ajouter les personnes sous traitement chronique qui sont aujourd’hui deux fois plus nombreuses que celles en ALD. On atteindrait donc les 36 millions de personnes malades, soit plus de la moitié de la population française. Jusqu’où ira cette progression ? La première lame du ciseau tiendra haut et ferme durant 30 ans, la durée du baby-boum. Quand à la deuxième, l’évolution de certaines pathologies comme l’obésité, facteur majeur de complications, notamment du diabète, ne permet pas d’augurer qu’elle s’émousse dans un proche avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Malades certes, mais vivants&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malades certes, mais vivants. Ainsi peut-on résumer la situation. En effet, si beaucoup de personnes sont malades, la durée de vie ne diminue pas pour autant. De nombreuses avancées dans la prévention et le traitement des maladies permettent de les détecter plus tôt, de les stabiliser plus longtemps, voire d’en retarder l’échéance finale. Ainsi, par exemple, l’âge moyen de décès des personnes en ALD est passé de 71 ans en 1994 à 75 en 2004. Quatre années de gagnées en dix ans, c’est remarquable mais cela ne fait qu’acérer un peu plus l’effet ciseau car ce sont quatre années, non pas de vie normale, mais de maladie. C’est peut-être mieux que rien, mais ce n’est pas l’idéal. Il se peut même que certains patients préfèreraient qu’on n’éternise pas ainsi la durée de leur calvaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="spip_document_60294 spip_documents spip_documents_center"&gt; &lt;img src="http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L176xH250/tirelire-medicaments-redim250-32a0a.jpg" alt="" style="height: 250px; width: 176px;" height="250" width="176" /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;La non-santé : un coût exorbitant&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est d’autant moins l’idéal que les soins coûtent cher. Le traitement des affections chroniques coûte à la sécurité sociale 1 600€ par an et par patient et celui des ALD près de 10 000€ la première année, se stabilise entre 3 000€ et 5 000€ les années suivantes et grimpe à 25 000€ l’année du décès. Certes on peut invoquer, avec quelque cynisme, la bonne santé du secteur pharmaceutique, médical et para-médical qui profite à plein de l’augmentation régulière des dépenses de santé, mais le coût de la maladie ne se limite pas aux seules charges remboursées. Il y a aussi les frais annexes engendrés par la maladie qui dépassent souvent le montant des remboursements tels que les aides à domicile, les équipements pour le handicap, les aménagements de l’habitat, les aménagements pour l’exercice professionnels, etc. Et il y a aussi le coût économique qui, bien que plus difficile à évaluer, est bien réel : absences au travail répétées et/ou prolongées, pertes d’exploitation, pertes d’emploi, baisses de productivité, etc. Ainsi pour le seul diabète, l’OMS chiffre le coût global à au moins 1% du PIB pour la région Europe. Aux Etats-Unis les experts estiment le coût global de l’obésité à 147 milliards de dollars par an. Une masse financière engloutie chaque année qui est supérieure à celle consacrée par ce pays à la conquête de l’espace en un demi siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Des systèmes de santé à la dérive dans tous les pays développés&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la lecture de ces chiffres on comprend mieux le récurrent problème du déficit de la sécurité sociale. En Angleterre récemment un jeune alcoolique s’est vu refuser la greffe de la dernière chance parce que celui-ci ne pouvait donner des gages suffisant de sevrage. Sa mort a soulevé une vive émotion outre-manche. Si, dans le cas d’espèce c’est la rareté des greffons qui a motivé la décision du corps médical britannique, celle-ci est symptomatique de la cruauté des choix d’optimisation et de rationalisation qui, de plus en plus, risquent de s’imposer à l’avenir. Car quelle que soit l’analyse que l’on fait de la situation économique et des perspectives de sorties de crise, une évidence s’impose : nous vivons largement au dessus de nos moyens, c’est-à-dire au crochet du reste du monde et au-delà des possibilités de la planète. Telle qu’elle existe aujourd’hui dans nos pays, la santé est un luxe qui ne résistera pas à un retournement de fortune. Et lorsqu’il adviendra, il se traduira par des choix cruels, voire injustes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chute prévisible de l’espérance de vie &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’augmentation régulière de la durée de vie, toute réelle qu’elle ait été jusqu’à aujourd’hui, pourrait donc ne pas suivre les prévisions avancées par les spécialistes. Calculée sur la base des taux de mortalité actuels, elle ne tient compte ni de la dégradation générale de la santé de la population, notamment des plus jeunes générations, ni des moyens financiers consentis pour prolonger la vie et dont la pérennité n’est pas garantie. Tout le système de santé est d’ores et déjà soumis à des contraintes de gestion de plus en plus draconiennes. Il est dimensionné au strict minimum et tourne en permanence à plein régime, à la limite de la surchauffe. La canicule de 2003 l’a montré, un incident climatique a suffit pour le prendre à revers et déclencher une surmortalité soudaine qui a ému toute la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un bilan écologique désastreux&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La non santé n’a pas qu’un coût économique, elle a aussi un coût écologique. La maladie est devenue une industrie de masse qui, comme toutes les industries de masse, pèse lourdement sur les ressources naturelles et génère des pollutions de production au même titre que les industries automobiles ou électroniques. De plus, la multiplication des médicaments, la sophistication des traitements médicaux, les contraintes d’hygiène et de stérilisation sont pourvoyeuses de nombreuses pollutions d’exploitation : déchets hospitaliers abondants et dangereux, nécessitant un traitement spécifique, utilisation de produits chimiques en milieu hospitalier, déversement de molécules médicamenteuses dans des cours d’eau, utilisation de matériaux radioactifs, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La "Knochisation" de la société&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="spip_document_60236 spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 150px;"&gt; &lt;img src="http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton360-redim150-5bb8f.jpg" alt="" style="height: 150px; width: 150px;" height="150" width="150" /&gt;&lt;/span&gt;Et les patients dans tout cela. D’abord consommateurs, ils sont les acteurs anonymes de la marchandisation de la non-santé, otages d’une « knockisation » de la société, d’une mainmise de tous ceux qui, à l’instar du héros de Jules Romain, débordent des nécessités médicales en jouant sur les inquiétudes, les peurs ou les souffrances de leur clientèle pour mieux écouler leurs produits ou leurs services. Ainsi ceux qui prescrivent soins et médicaments contre le vieillissement, qui vendent des médicaments miracle comme le viagra, la pilule amincissante, les compléments alimentaires, ou des produits alimentaires dont la publicité affirme des vertus médicales "prouvées par des études scientifiques". Il y a aussi cette fébrilité suspecte qui s’empare du monde médical et des pouvoirs publics à l’annonce d’une nouvelle pandémie comme celle de la grippe A ou de la grippe aviaire. Le nombre de victimes de ces pandémies, ridiculement faible par rapport à celui des autres pathologies, est inversement proportionnel à leur impact médiatique et au climat de peur qu’il distille. Mais les enjeux économiques sont substantiels pour les laboratoires pharmaceutiques. Un vaccin contre une grippe est sans doute plus facile à mettre au point qu’un médicament contre le paludisme et doit rapporter gros. Est-ce parce qu’il est trop souvent réduit à ce rôle de consommateur, le patient parfois se rebelle. Bien qu’il ne conteste pas les succès réels, nombreux et spectaculaires de cette médecine, il ne se sent pas toujours en phase avec elle. Il se prend à douter de la pertinence des traitements, constate qu’elle reste impuissante à soulager certaines de ses souffrances, et parfois, se tourne vers les médecines alternatives dont l’audience ne cesse de grandir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La solution passe par la réduction de la fréquence des maladies&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le constat qui découle de ce rapide état des lieux de la non-santé est implacable : tels qu’ils existent aujourd’hui les systèmes de santé des pays développés ne sont pas durables. L’idéal égalitaire de l’accès aux soins pour tous qui prévaut en France ne résistera pas aux poussées inflationnistes de la morbidité. Pour rétablir l’équilibre et pérenniser notre système de santé on n’a guère d’autres choix que d’agir sur ces deux variables : la fréquence de survenue des maladies et le coût des soins. Jusqu’à présent, c’est sur cette dernière que se sont portés les efforts : rationalisation des dépenses, chasse aux gaspillages, restructurations des hôpitaux, réorganisation de leur répartition géographique. Cela ne suffisant pas, c’est désormais sur le dos des patients que se font les économies : déremboursement de certains médicaments, augmentation du forfait journalier, restriction de la prise en charge de certaines pathologies, etc. Malgré les protestations, ce mouvement ne fera que s’amplifier : diminution des effectifs, diminution du nombre de lits, non prise en charge de maladies, etc. L’accès aux soins pour tous ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Seuls ceux qui pourront payer pourront se soigner. Pour contrer ce funeste destin, la seule solution sera d’agir efficacement sur l’autre variable : la fréquence des maladies. Depuis toujours, la maladie a été perçue comme une fatalité. C’est encore le cas aujourd’hui même si chacun reconnaît que l’alcool, le tabac, les drogues en général et l’alimentation en particulier ont une incidence dans la survenue de nombre d’entre elles. Mais force est de constater que l’importance de ces facteurs, notamment l’alimentation, est largement sous-estimée, contrairement au fatalisme qui persiste dans les esprits. De nombreuses données scientifiques contredisent pourtant cette idée reçue. La paléopathologie, science qui traque sur les restes humains les traces laissées par les maladies, nous apprend que celles-ci sont de civilisation, c’est-à-dire qu’elles sont concomitantes de leur développement. Il est par exemple surprenant de constater l’absence quasi-totale de pathologies au paléolithique et leur émergence explosive dès le début de la néolithisation : caries dentaires, tuberculose, arthrose, etc. De nombreuses autres données scientifiques mettent en cause une habitude encore très ancrée bien que particulièrement néfaste : la cuisson, notamment les cuissons à haute température (voir [ici-&gt;&lt;a href="http://manger-cru.blogspot.com/2009/01/les-bienfaits-de-lalimentation-crue.html" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://manger-cru.blogspot.com/2009...&lt;/a&gt;]  et [là-&gt;&lt;a href="http://manger-cru.blogspot.com/2009/05/manger-cru-la-solution-anti-age.html" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://manger-cru.blogspot.com/2009...&lt;/a&gt;] ) Cette habitude conduit à consommer des aliments bourrés de molécules chimiques aux effets délétères sur l’organisme. Elle constitue le facteur environnemental prépondérant dans la survenance des maladies, très loin devant la pollution de l’air, les ondes radios ou la radioactivité, même si ces facteurs ne sont pas à négliger. On ne cassera pas la spirale inflationniste des dépenses de santé sans changement profond de nos habitudes alimentaires. L’artificialisation à outrance de notre alimentation est une impasse tragique. Un retour massif aux crudités, aux fruits et légumes consommés nature est nécessaire. Même le cru intégral doit être encouragé car ses effets thérapeutiques sont très puissants mais peu connus. Ils gagneraient à être pris en considération et mis à profit pour renforcer l’efficacité des traitements médicaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Les grandes lignes d’une politique de santé pour sortir de l’impasse&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="spip_document_60237 spip_documents spip_documents_left" style="float: left; width: 134px;"&gt; &lt;img src="http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L134xH150/fruits_de_noel-redim150-0c74f.jpg" alt="" style="height: 150px; width: 134px;" height="150" width="134" /&gt;&lt;/span&gt;Tous les efforts pour maintenir un système de santé égalitaire sont inéluctablement voués à l’échec sans un retour à une alimentation nature, pas simplement bio ou "naturelle" en ce sens qu’elle serait moins industrielle, mais une alimentation qui fait la part belle au manger cru. C’est la seule solution pour diminuer sensiblement le taux de morbidité de la population et permettre un retour à un système de santé raisonnablement coûteux, accessible à tous même aux plus défavorisés. Cela implique une stratégie transversale des pouvoirs publics qui intègre non seulement la santé mais aussi l’agriculture, l’éducation et la recherche : restructuration des filières agricoles pour favoriser les productions vivrières et fruitières, réorientation des subventions agricoles vers ces filières, amélioration de la qualité notamment par le bio, diversification des variétés cultivées, notamment par le redéploiement des variétés rustiques ou anciennes qui nécessitent souvent moins d’entretien, fruits frais et crudités systématiquement au menu dans les cantines des écoles de la maternelle au lycée, information du public quand aux effets néfastes pour la santé de la transformation et la cuisson des aliments, exonération de la TVA pour les produits alimentaires frais et non transformés et augmentation pour les produits transformés les plus nocifs, tels que les barres chocolatées, les sodas, les crèmes desserts, les crèmes glacées, les fast-foods, poursuite et intensification des recherches scientifiques sur les effets de la cuisson sur l’organisme et lancement de programmes de recherches ambitieux pour étudier les effets préventifs, voire thérapeutique, des aliments crus, etc. Les économies qui résulteraient de l’application d’une telle politique volontariste de santé publique seraient telles que, non seulement les équilibres budgétaires seraient rétablis, mais une amélioration de la couverture santé serait possible même avec une baisse des cotisations sociales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[L’espérance de vie : une animation pédagogique proposée par l’INED-&gt; &lt;a href="http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/animations/esperance_vie/" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_p...&lt;/a&gt;] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[L’obésité sur Wikipédia-&gt; &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ob%C3%A9sit%C3%A9" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ob%C3%...&lt;/a&gt;] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Aux Etats-Unis, l’obésité diminue l’espérance de vie des jeunes-&gt; &lt;a href="http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2385969&amp;amp;rubId=4077" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.la-croix.com/article/ind...&lt;/a&gt;] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Obésité : la menace d’une épidémie mondiale-&gt;&lt;a href="http://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2000/mag1124/dossier/sa_3030_epidemie.htm" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.doctissimo.fr/html/sante...&lt;/a&gt;]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[États-Unis : le nombre d’obèses chez les seniors ne cesse d’augmenter-&gt; &lt;a href="http://www.senioractu.com/Etats-Unis-le-nombre-d-obeses-chez-les-seniors-ne-cesse-d-augmenter_a279.html" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.senioractu.com/Etats-Uni...&lt;/a&gt;] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Etats-Unis : L’obésité coûte de plus en plus cher-&gt; &lt;a href="http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-07-01/etats-unis-une-obesite-qui-coute-de-plus-en-plus-cher/920/0/357460" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.lepoint.fr/actualites-so...&lt;/a&gt;] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Cout de l’obésité-&gt; &lt;a href="http://www.esculape.com/generale/obesitecout.html" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.esculape.com/generale/ob...&lt;/a&gt;] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Les infections respiratoires (Medicare USA)-&gt; &lt;a href="http://www.em-consulte.com/article/144150" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.em-consulte.com/article/...&lt;/a&gt;] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Base de données Eco-Santé-&gt; &lt;a href="http://www.ecosante.fr/index2.php?base=DEPA&amp;amp;langh=FRA&amp;amp;langs=FRA" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.ecosante.fr/index2.php?b...&lt;/a&gt;] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[La santé des français-&gt; &lt;a href="http://www.espacemvf.com/public/votre_sante/france_sante" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.espacemvf.com/public/vot...&lt;/a&gt;] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[OMS : L’obésité avale une part croissante du PIB en Europe : celle-ci atteint presque 1 % et la tendance se confirme-&gt; &lt;a href="http://www.euro.who.int/mediacentre/PR/2006/20061101_5?language=French" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.euro.who.int/mediacentre...&lt;/a&gt;]  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[OMS : Coût du diabète-&gt; &lt;a href="http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs236/fr/index.html" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.who.int/mediacentre/fact...&lt;/a&gt;]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[AMELI : Coût du diabète en France-&gt; &lt;a href="http://www.ameli.fr/l-assurance-maladie/statistiques-et-publications/la-revue-pratiques-et-organisation-des-soins/les-articles-de-la-revue/revue-medicale-de-l-assurance-maladie-2002-n-4/cout-du-diabete-en-france.php" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.ameli.fr/l-assurance-mal...&lt;/a&gt;]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Le Point : Dis, c’était quoi la Sécu ?-&gt; &lt;a href="http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2009-06-15/livre-dis-c-etait-quoi-la-secu/1055/0/352597" class="spip_out" rel="nofollow"&gt;http://www.lepoint.fr/actualites-sc...&lt;/a&gt;]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;                                                                         &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;!-- ISI_LISTEN_STOP_1 --&gt;           &lt;/div&gt;&lt;div class="keywords"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a class="yahoo" href="http://fr.news.yahoo.com/blogs.html" title="Yahoo Actualités"&gt;&lt;img src="http://www.agoravox.fr/IMG/moton307.gif" alt="yahoo" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;         &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-4743458415803203962?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/4743458415803203962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/quel-avenir-pour-notre-systeme-de-sante.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/4743458415803203962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/4743458415803203962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/quel-avenir-pour-notre-systeme-de-sante.html' title='Quel avenir pour notre système de santé publique ?'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-6038169778172643202</id><published>2010-02-02T12:06:00.000+01:00</published><updated>2010-02-02T12:07:07.862+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='femmes'/><title type='text'>L’accès à l’interruption volontaire de grossesse est mal garanti en France</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/let/q.gif" alt="" title="" align="left" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="ar-txt"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;uatre Françaises sur dix ont un jour recours à un avortement. Alors que le taux de diffusion de la contraception est élevé en France, le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) reste lui aussi stable à 200 000 par an depuis l'adoption de la loi Veil en 1974. L'accès à l'avortement reste trop précaire dans certaines régions françaises.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;table style="float: left; clear: both; padding-right: 6px; text-align: left; margin-left: 0px; margin-right: 0px;" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;center&gt;&lt;script language="JavaScript"&gt;OAS_AD('Middle1');&lt;/script&gt;&lt;/center&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'accès à l'IVG a connu des progrès mais reste fragile, pointe un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), très attendu par les associations, et remis mardi 2 février à la ministre de la santé, Roselyne Bachelot. L'IVG y est défini comme un enjeu de santé publique trouvant &lt;em&gt;"difficilement sa place"&lt;/em&gt;, le système de santé ne s'étant pas adapté à cette &lt;em&gt;"composante structurelle"&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Menée par deux inspectrices de l'IGAS, Claire Aubin et Danièle Jourdaine-Menninger, le rapport avait pour objet de faire le bilan de la loi de 2001, qui avait porté le délai maximal de recours à l'IVG de dix à douze semaines et permis l'accès des mineurs à la contraception sans autorisation parentale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Leur rapport est une synthèse d'études et d'investigations sur le terrain. Une partie des IVG est évitable car liée à une inadéquation de la méthode contraceptive aux conditions de vie sociales affectives, et sexuelles des femmes. Ainsi, un quart des femmes qui ont avorté en 1998 prenaient la pilule. L'échec contraceptif étant dû à un oubli du comprimé. Par ailleurs, l'IVG apparaît comme une manière de reporter une maternité survenue trop tôt pour les femmes dans une situation professionnelle débutante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;En matière d'accès à l'IVG, le rapport de l'IGAS pointe une situation inquiétante. Si des progrès ont été accomplis dans les délais de prise en charge, raccourcis à moins d'une semaine, des &lt;em&gt;"goulots d'étranglement préoccupants"&lt;/em&gt; demeurent, notamment en Ile-de-France et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Confrontées à des délais d'attente trop importants, des femmes sont obligées de partir à l'étranger pour avorter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;L'avortement médicamenteux, introduit il y a vingt ans, a largement progressé, passant de 18 % des cas il y a dix ans à 43 % aujourd'hui. L'IGAS pointe là encore de grandes disparités entre les régions et les établissements.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;"PAS DE BONNES CONDITIONS"&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Surtout, les auteurs s'alarment d'un risque de généralisation de cette pratique, pas adaptée à tous les cas et de perte de choix pour les femmes. Cette méthode est en effet moins coûteuse que l'IVG chirurgicale, car elle peut-être effectuée par une sage-femme ou une infirmière et ne nécessite pas de bloc opératoire. &lt;em&gt;"La Haute autorité de santé la préconise jusqu'à sept semaines de grossesse, mais des services donnent des comprimés bien après, ce qui aboutit à des expulsions très longues et très douloureuses"&lt;/em&gt;, s'alarme le docteur Marie-Laure Brival, présidente de l'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;em&gt;"Si le droit à l'IVG semble peu susceptible d'être remis en cause en tant que tel, sa mise en œuvre dans de bonnes conditions ne va pas de soi et divers facteurs doivent inciter à la vigilance"&lt;/em&gt;, prévient le rapport, estimant que la prise en charge, fragile, pourrait se dégrader, voire être menacée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De fait, l'IVG est peu valorisée sur le plan professionnel en terme de carrière et d'image, et sur le plan financier. Le départ à la retraite de la génération des médecins militants pourrait poser problème, car la relève n'est pas assurée. En outre, le recours à la clause de conscience des médecins semble s'être accéléré avec l'allongement du délai légal de recours à l'IVG.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mais le principal problème est celui de la faible rémunération de l'IVG chirurgicale (par aspiration), qui, malgré des hausses successives, ne permet pas de couvrir les coûts. Résultat : le secteur privé s'en est détourné, et le nombre de centres d'IVG est passé de 729 en 2000 à 639 en 2006.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le rapport prône donc, outre la formation des médecins et l'intégration de l'activité à part entière dans les plans régionaux de santé, la poursuite de la revalorisation de l'acte. Il est facturé de 306 à 442 euros, contre 442 et 976 euros pour une fausse couche spontanée, un geste proche. Surtout, les auteurs proposent son inscription dans le système classique de tarification, fondé sur les coûts, dont l'IVG, payée au forfait, est exclue. Les associations de défense du droit à l'avortement réclament, elles, un tarif équivalent à la fausse couche spontanée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mme Bachelot a annoncé une revalorisation de 10 % en 2010, et affirmé dans &lt;em&gt;20 minutes&lt;/em&gt; qu'elle demanderait aux futures Agences régionales de santé de &lt;em&gt;"mailler le territoire pour que toutes les femmes puissent bénéficier d'une prise en charge précoce"&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les associations s'inquiètent par ailleurs du regroupement de centres, faute de rentabilité, comme dans les hôpitaux parisiens, alors que selon elles proximité et bonnes conditions d'accueil sont indispensables. Le débat s'est immiscé dans la campagne des régionales en Ile-de-France.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="lien"&gt;&lt;div class="desc"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;Laetitia Clavreul&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr style="margin-left: 0px; margin-right: 0px; height: 4px;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;Les échecs du modèle français de contraception&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Le modèle français de contraception, dominé par la pilule, connaît des &lt;i&gt;"taux d'échecs préoccupants"&lt;/i&gt;, relève le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), publié mardi 2 février. En effet, 72% des femmes qui recourent à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) sont sous contraception. Ce constat révèle une inadéquation entre les méthodes préconisées et les pratiques. Malgré une couverture contraceptive étendue (80%) pointe l'IGAS, toutes les femmes n'y ont pas encore facilement accès. Roselyne Bachelot a déjà indiqué sa volonté de permettre aux mineures, dans les zones rurales où les centres de planification sont moins accessibles, de consulter gratuitement et anonymement un généraliste. Plusieurs départements et la région Poitou-Charente ont déjà pris des initiatives pour faciliter l'accès des jeunes à la contraception.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-6038169778172643202?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/6038169778172643202/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/lacces-linterruption-volontaire-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/6038169778172643202'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/6038169778172643202'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/lacces-linterruption-volontaire-de.html' title='L’accès à l’interruption volontaire de grossesse est mal garanti en France'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-8134658627644988435</id><published>2010-02-02T11:44:00.000+01:00</published><updated>2010-02-02T11:45:54.801+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ars'/><title type='text'>Les cadres hospitaliers adhèrent aux ARS</title><content type='html'>&lt;h2 class="titre_noir18"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;" class="vignette"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://www.acteurspublics.com/files/logo-omde-web.jpg" alt="" title="" height="100" width="150" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;     &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="gras"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Près de 80 % des décideurs de la fonction publique hospitalière émettent un jugement favorable sur les futures Agences régionales de santé (ARS). Tel est l’un des résultats de la quatrième vague de l’Observatoire de la modernisation de l’État constitué par&lt;i&gt; Acteurs publics&lt;/i&gt; en partenariat avec Ineum consulting. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;   &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Les futures Agences régionales de santé (ARS), kesako ? Globalement, les cadres publics manifestent un niveau d’information extrêmement faible à propos de cette réforme structurelle. Probablement, pour bon nombre d’entre eux, en raison de l’éloignement avec leurs occupations professionnelles quotidiennes. Toutes fonctions publiques confondues, seuls 15 % des répondants s’estiment bien informés, plus de huit sur dix exprimant une opinion contraire (83 % exactement, dont 47 % se disant “très mal informés”). Signe rassurant, l’analyse des résultats dans le détail atteste d’une meilleure information au sein de la fonction publique hospitalière. Là, 82 % des agents de catégorie A affirment être bien informés, contre seulement 8 % dans la fonction publique d’État et 6 % dans la territoriale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;1 - Le jugement sur l’efficacité des futures Agences Régionales de Santé&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Question : A votre avis, les futures Agences Régionales de Santé (ARS) constitueront-elles une solution efficace pour répondre aux problèmes rencontrés par le système de santé français ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.acteurspublics.com/files/image/site/sondage/graph129_jugement_sante1_g.jpg" onclick="window.open(this.href,'Graphique', 'height=400, width=700, top=1, left=1, toolbar=no, menubar=yes, location=no, resizable=yes, scrollbars=no, status=no'); return false;"&gt;&lt;img src="http://www.acteurspublics.com/files/image/site/sondage/graph129_jugement_sante1.jpg" alt="Résultats question 1" border="0" /&gt; &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.acteurspublics.com/files/image/site/sondage/graph129_jugement_sante1_g.jpg" onclick="window.open(this.href,'Graphique', 'height=400, width=700, top=1, left=1, toolbar=no, menubar=yes, location=no, resizable=yes, scrollbars=no, status=no'); return false;"&gt;+ agrandir&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Peu au fait des futures ARS, les cadres publics doutent de leur efficacité pour répondre aux problèmes rencontrés par le système de santé. Ils se répartissent en trois camps à peu près équivalents : trois répondants sur dix y décèlent une solution appropriée, une proportion comparable émet un avis contraire (32 %) et près de quatre sur dix (38 %) ne se prononcent pas. Au-delà de cette vue d’ensemble, il convient de souligner que la création des ARS semble emporter l’adhésion d’une large majorité des hauts fonctionnaires directement concernés par le projet : 78 % des décideurs de la fonction publique hospitalière émettent un jugement favorable. À l’inverse, une majorité relative de réponses négatives se fait jour parmi ceux de la territoriale (42 % estiment que les ARS ne seront pas efficaces contre 26 % ayant un avis contraire), ceux de l’État apparaissant particulièrement indécis (43 % ne parviennent pas à prendre position). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;2 - L'objectif prioritaire du gouvernement en créant les Agences Régionales de Santé&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Question : Parmi la liste suivante, quel est selon vous l’objectif prioritaire du gouvernement en créant les Agences Régionales de Santé ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;img src="http://www.acteurspublics.com/files/image/site/sondage/graph129_jugement_sante2.jpg" height="310" width="440" /&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span class="titre_gris13"&gt;Gains financiers&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Invités à préciser l’objectif prioritaire du gouvernement présidant à la mise en place des ARS, les répondants expriment des perceptions montrant que le « quantitatif » prime incontestablement sur le “qualitatif”. Ainsi, un peu plus de huit personnes sur dix (82 %) considère qu’en créant les ARS, le pouvoir central cherche avant tout à faire des économies. Loin derrière, l’amélioration de la qualité des soins (12 %) et les effets bénéfiques sur les conditions de travail des professionnels concernés (1 %) ne sont cités que de façon relativement marginale. La dimension “qualitative” de la réforme apparaît toutefois un peu plus évidente dans les hôpitaux : certes, une majorité des cadres hospitaliers (72 %) perçoit avant tout les gains financiers recherchés par le gouvernement, mais un peu plus d’un quart (26 %) pointe également la recherche d’une meilleure qualité des soins.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;3 - La meilleure solution pour réduire le déficit de l'assurance maladie&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Question : Enfin, quelle est selon vous la meilleure solution pour réduire le déficit de l’assurance maladie ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.acteurspublics.com/files/image/site/sondage/graph129_assurance_g.jpg" onclick="window.open(this.href,'Graphique', 'height=500, width=860, top=1, left=1, toolbar=no, menubar=yes, location=no, resizable=yes, scrollbars=no, status=no'); return false;"&gt;&lt;img src="http://www.acteurspublics.com/files/image/site/sondage/graph129_assurance.jpg" alt="Résultats question 3" border="0" /&gt; &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.acteurspublics.com/files/image/site/sondage/graph129_assurance_g.jpg" onclick="window.open(this.href,'Graphique', 'height=500, width=860, top=1, left=1, toolbar=no, menubar=yes, location=no, resizable=yes, scrollbars=no, status=no'); return false;"&gt;+ agrandir&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt; Dans un autre registre, l’invitation à choisir l’acteur auquel devraient être attribuées les principales responsabilités de direction des établissements hospitaliers suscite un clivage particulièrement net opposant les membres de la fonction publique hospitalière à ceux de l’État et de la territoriale. Alors que les agents de catégorie A de la première défendent, en toute logique, l’attribution de ces “pouvoirs” à un haut fonctionnaire (88 %), une majorité relative des seconds opte pour un collège de médecins (44 %), ceux de l’État se situant à un niveau intermédiaire (44 % pour un haut fonctionnaire, 46 % pour un collège médical).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Enfin, pour réduire le déficit de l’assurance maladie, seule une courte majorité de répondants (52 %) opte pour la réalisation d’économies sur les dépenses de santé. Près d’un quart (23 %) propose d’augmenter les taxes sociales, un peu plus d’un dixième (12 %) préférant augmenter la part des soins prise en charge par les mutuelles et les acteurs privés. À noter que 13v% ne parviennent pas à choisir entre l’une ou l’autre de ces solutions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;b&gt;4 - L'acteur souhaité pour avoir le pouvoir et être le véritable « patron » des établissements hospitaliers&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Question : Et à votre avis, qui doit avoir le pouvoir et être le véritable « patron » des établissements hospitaliers ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;a href="http://www.acteurspublics.com/files/image/site/sondage/graph129_hospitaliers_g.jpg" onclick="window.open(this.href,'Graphique', 'height=500, width=550, top=1, left=1, toolbar=no, menubar=yes, location=no, resizable=yes, scrollbars=no, status=no'); return false;"&gt;&lt;img src="http://www.acteurspublics.com/files/image/site/sondage/graph129_hospitaliers.jpg" alt="Résultats question 2" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.acteurspublics.com/files/image/site/sondage/graph129_hospitaliers_g.jpg" onclick="window.open(this.href,'Graphique', 'height=500, width=550, top=1, left=1, toolbar=no, menubar=yes, location=no, resizable=yes, scrollbars=no, status=no'); return false;"&gt; &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-8134658627644988435?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/8134658627644988435/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/les-cadres-hospitaliers-adherent-aux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/8134658627644988435'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/8134658627644988435'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/02/les-cadres-hospitaliers-adherent-aux.html' title='Les cadres hospitaliers adhèrent aux ARS'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-5008527539054215864</id><published>2010-01-30T17:09:00.001+01:00</published><updated>2010-01-30T17:09:53.235+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cmu'/><title type='text'>Couverture maladie universelle complémentaire (C.M.U.C) : Une complémentaire santé gratuite</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;La couverture maladie universelle complémentaire permet à toute personne, résidant régulièrement en France et de façon ininterrompue depuis plus de trois mois, de bénéficier d’une protection complémentaire gratuite et renouvelable.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Qui peut en bénéficier ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Tous les membres de votre foyer ont droit à la couverture maladie universelle (C.M.U.) complémentaire : vous-même, votre conjoint(e), votre concubin(e) ou partenaire dans le cadre d’un Pacte civil de solidarité (PACS) et les personnes à votre charge de moins de 25 ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Trois conditions à respecter :&lt;br /&gt;- vous habitez en France depuis plus de trois mois ;&lt;br /&gt;- vous êtes en situation régulière ;&lt;br /&gt;- le revenu mensuel de votre foyer ne dépasse pas un montant maximum.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Quels sont vos droits ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Vous ne payez plus aucune cotisation, contrairement à une complémentaire santé habituelle (&lt;a href="http://www.adwit.net/script/hashKclick.php?to=&amp;amp;sTm=1264889311&amp;amp;zId=419&amp;amp;cId=6793&amp;amp;kId=2293772782&amp;amp;aAi=8750&amp;amp;aTe=0&amp;amp;HiU=http%3A%2F%2Fwiziou.netassur.fr&amp;amp;ImT=0&amp;amp;pId=169&amp;amp;zSi=1&amp;amp;bId=0.001&amp;amp;cPc=&amp;amp;tId=&amp;amp;Brs=Mozilla%2F5.0+%28Windows%3B+U%3B+Windows+NT+6.0%3B+fr%3B+rv%3A1.9.1.7%29+Gecko%2F20091221+Firefox%2F3.5.7+%28.NET+CLR+3.5.30729%29&amp;amp;uIp=86.215.162.200&amp;amp;cCc=FR&amp;amp;h=da47485eedd8682075b47ac83bd58474fec4b70a" target="1" name="c4f_obja0" id="c4f_obja_0" class="in-text_keyword"&gt;mutuelle&lt;/a&gt;, société d’assurance ou institution de prévoyance). La C.M.U. complémentaire est entièrement gratuite. Elle est renouvelable à votre demande chaque année, à condition que vous remplissiez toujours les critères de résidence et de ressources.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Grâce à la C.M.U. complémentaire, vous ne payez plus vos dépenses chez le médecin, à la pharmacie, dans un laboratoire, à l’hôpital, chez le dentiste, etc. Sous certaines conditions, vous ne payez plus les prothèses (couronnes, etc.) et les appareils dentaires, les verres et les montures de vos lunettes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La C.M.U. complémentaire présente plusieurs avantages :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;- la prise en charge du ticket modérateur, c’est-à-dire la part restant habituellement à votre charge, et du forfait journalier en cas d’hospitalisation ;&lt;br /&gt;- la prise en charge des dépassements de tarifs (au-delà du ticket modérateur) pour vos lunettes, prothèses auditives et appareils dentaires, dans la limite d’un certain montant ;&lt;br /&gt;- la dispense d’avance de frais lors de vos consultations chez le médecin, à la pharmacie, pour vos médicaments sur prescription, au laboratoire, etc. Sur présentation de votre carte Vitale (ou de votre attestation de droit à la C.M.U. complémentaire), les 30 % équivalents au ticket modérateur sont pris en charge immédiatement, ainsi que la participation forfaitaire d’un euro dans le cadre du parcours de soins coordonnés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Par ailleurs, si vous bénéficiez de la C.M.U. complémentaire, vous pouvez bénéficier du tarif de première nécessité (T.P.N.) et du tarif spécial de solidarité (T.S.S.). Vous n’avez aucune démarche supplémentaire à accomplir. Vos coordonnées seront communiquées directement par votre caisse d’Assurance Maladie à votre fournisseur d’électricité ou votre distributeur en gaz naturel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter :&lt;br /&gt;- le 0800 333 123 (appel gratuit) pour le tarif de première nécessité de l’électricité, du lundi au vendredi de 9h à 18h ;&lt;br /&gt;- le 0 800 333 1242 (appel gratuit) pour le tarif spécial de solidarité relatif à la fourniture de gaz naturel du lundi au vendredi de 9h à 18h.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;&lt;em&gt;À noter&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Si les ressources mensuelles de votre foyer dépassent, dans la limite de 20 %, le plafond pour l’attribution de la C.M.U. complémentaire, vous pouvez demander l’aide pour une complémentaire santé. Pour en bénéficier, c’est très simple : remplissez soit le formulaire « C.M.U. complémentaire et aide pour une complémentaire santé » (formulaire n° S 3711d), soit le formulaire « Aide pour une complémentaire santé » (formulaire n° S 3715).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;Le respect du parcours de soins&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Comme tous les autres assurés, vous devez respecter le parcours de soins coordonnés. Cependant, vous êtes exonéré de la participation forfaitaire d’un euro.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Si vous ne respectez pas le parcours de soins (par exemple : si vous n’avez pas déclaré de médecin traitant ou si vous consultez un médecin sans être orienté par votre médecin traitant), une majoration du ticket modérateur pourra vous être appliquée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;strong&gt;C.M.U. de base et C.M.U. complémentaire&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Attention, ne confondez pas C.M.U. de base et C.M.U. complémentaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Si la C.M.U. de base est un droit à l’Assurance Maladie, la C.M.U. complémentaire est une protection complémentaire qui, comme une mutuelle, s’y additionne mais ne la remplace pas !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Ainsi, si vous n’êtes couvert par aucun autre régime d’Assurance Maladie, vous pouvez bénéficier de la C.M.U. de base même si vous avez d’importants revenus,mais pas de la C.M.U. complémentaire qui est accordée sur critères de ressources.&lt;br /&gt;À l’inverse, si vous êtes au chômage, avec une allocation mensuelle de 500 euros environ, la C.M.U. complémentaire peut vous être accordée mais pas de la C.M.U. de base, car vous êtes déjà couvert par le régime des travailleurs salariés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-5008527539054215864?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://prepaifcs.blogspot.com/feeds/5008527539054215864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/01/couverture-maladie-universelle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/5008527539054215864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3865109531903743222/posts/default/5008527539054215864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://prepaifcs.blogspot.com/2010/01/couverture-maladie-universelle.html' title='Couverture maladie universelle complémentaire (C.M.U.C) : Une complémentaire santé gratuite'/><author><name>Prepa_IFCS</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02129095972939115821</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3865109531903743222.post-4126508018770466969</id><published>2010-01-30T16:58:00.001+01:00</published><updated>2010-01-30T17:05:06.676+01:00</updated><title type='text'>Mission d’information sur la révision des lois bioéthiques : les prélèvements et greffes d’organes</title><content type='html'>&lt;div class="chapo"&gt;&lt;p&gt;Les &lt;em&gt;lois bioéthiques&lt;/em&gt; actuellement en vigueur datent d’août 2004. Elles régissent les activités de transplantations d’organes et de tissus (don, prélèvement, greffe). La révision de ces lois est prévue à horizon 2010. &lt;em&gt;L’Agence de la biomédecine&lt;/em&gt;, issue d’une décision parlementaire, remplace depuis mai 2005 l’Etablissement Français des Greffes. La mission de l’Agence, qui lui est confiée par l’Etat, est la promotion et l’orchestration des activités de transplantations d’organes et de tissus. Tandis que les usagers de la santé sont traditionnellement sur les plages ou en randonnée, en plein air, loin des bureaux climatisés et de la lumière électrique, le mois d’août est un mois traditionnellement riche en actualités dans le domaine de la législation du prélèvement d’organes et de tissus. Les lois bioéthiques d’août 2004, toujours en vigueur en attendant leur révision à horizon 2010, réglementent le don, le prélèvement et la greffe d’organes et de tissus. De son côté, l’Agence de la biomédecine, issue d’une décision parlementaire en mai 2005, orchestre et encourage l’activité des transplantations d’organes. Le mercredi 30 juin 2009, le &lt;strong&gt;Professeur Jean-Michel Boles&lt;/strong&gt;, qui dirige le &lt;em&gt;service de réanimation&lt;/em&gt; et des &lt;em&gt;urgences médicales&lt;/em&gt; du &lt;strong&gt;CHU de Brest&lt;/strong&gt;, co-directeur de &lt;em&gt;l’Espace Ethique de Bretagne Occidentale&lt;/em&gt;, était entendu à &lt;strong&gt;l’Assemblée Nationale&lt;/strong&gt;, dans le cadre de la &lt;strong&gt;révision des lois de bioéthique&lt;/strong&gt; prévue à horizon 2010. (&lt;a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/bioethique/index.asp"&gt;source&lt;/a&gt;) Il a rappelé &lt;strong&gt;la loi du 6 août 2004, qui fait de la greffe d’organes une "Grande priorité nationale"&lt;/strong&gt;, ainsi que le &lt;em&gt;décret d’application du 2 août 2005&lt;/em&gt;, concernant les &lt;strong&gt;prélèvements "à cœur arrêté"&lt;/strong&gt; en France. Je cite ici les propos du &lt;em&gt;Professeur Boles&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;"Rappelons les quatre principes fondamentaux sur lesquels reposent les transplantations d’organes en France : le consentement présumé, l’anonymat, la gratuité, et les règles d’attribution des organes qui sont fixées par l’Agence de la biomédecine. Nous sommes confrontés, et ce depuis assez longtemps, à ce qu’on appelle une pénurie d’organes, qui est liée, et il faut bien le reconnaître, premièrement, à un accroissement des indications de greffe – il y en a de plus en plus, et dans de plus en plus de domaines – et, deuxièmement, à une augmentation du nombre de patients qui sont dans un état tel qu’il y aurait besoin d’une greffe &lt;em&gt;[le Pr. Boles fait ici référence au vieillissement de la population, Ndlr.]&lt;/em&gt; (…) Globalement, il y a un trou qui se créé de plus en plus entre le nombre de malades greffés (à peu près 4.000 l’année dernière), et puis le nombre de malades en attente de greffes (il y en a un peu plus de 13.500 à la fin de l’année 2008). Et il y a 222 personnes qui sont mortes faute de greffon &lt;em&gt;[en 2008, Ndlr.]&lt;/em&gt;. Alors bien évidemment, cette situation perdure et s’aggrave d’année en année, et ce depuis un certain nombre d’années. Alors, ça a conduit à un grand nombre d’actions : &lt;strong&gt;le parlement a fait de la greffe une grande priorité nationale, inscrite dans la loi du 06 août 2004&lt;/strong&gt;, le parlement, par le biais du Premier ministre, en a fait une &lt;strong&gt;Grande cause 2009&lt;/strong&gt;, ce qui a permis la campagne de sensibilisation de l’Agence de la biomédecine, et puis l’Agence de la biomédecine, de son côté, a engagé nombre d’actions dont l’objectif est d’augmenter le nombre de donneurs d’organes. Il y a des actions destinées au grand public, il y a des actions destinées aux professionnels, et dans les actions destinées aux professionnels, il y a cet arrêté du 2 août 2005, avec les deux décrets d’application. Alors le mois d’août est toujours un mois très très riche pour faire passer des choses importantes, quel que soit le gouvernement en place, c’est toujours au mois d’août qu’il y a des choses intéressantes, importantes qui sortent &lt;em&gt;[i.e. : textes législatifs concernant les transplantations d’organes, Ndlr.]&lt;/em&gt;. Et là &lt;em&gt;[avec les prélèvements "à cœur arrêté", Ndlr.]&lt;/em&gt;, ça ne déroge pas à la règle."&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Dans ce contexte légal dont la richesse et la complexité dépassent l’usager de la santé lambda, penchons-nous sur cette histoire de &lt;em&gt;prélèvements "à cœur arrêté"&lt;/em&gt; (ou à partir de &lt;em&gt;donneur "décédé après arrêt cardiaque non récupéré")&lt;/em&gt;, qui, comme nous allons le voir, ne fait pas, au sein de la communauté des acteurs des transplantations, consensus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;                Lors de son &lt;a target="_blank" href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/bioethique/index.asp"&gt;&lt;span style="color:#336699;"&gt;audition&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; du 30 juin 2009, le Pr&lt;em&gt;ofesseur Jean-Michel Boles&lt;/em&gt;, chef du service de réanimation et des urgences médicales du &lt;em&gt;CHU de Brest&lt;/em&gt;, co-directeur de &lt;em&gt;l’espace éthique de Bretagne occidentale&lt;/em&gt;, répondait aux questions du &lt;strong&gt;Professeur Jean Leonetti&lt;/strong&gt;, médecin, cardiologue, auteur de la &lt;strong&gt;loi sur la fin de vie du 22 avril 2005&lt;/strong&gt; et rapporteur de la &lt;em&gt;mission d’information sur la révision des lois de bioéthique&lt;/em&gt;. Le &lt;em&gt;Professeur Boles&lt;/em&gt; avait lui-même demandé à être auditionné pour s’exprimer sur les prélèvements "&lt;em&gt;à coeur arrêté&lt;/em&gt;". Ses propos nous ont paru tellement éclairants, dans le contexte de l’ignorance abyssale de l’usager de la santé à ce sujet (et pour cause, comme nous allons le voir), que nous en reproduisons une partie ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que réanimateur médical, le &lt;em&gt;Professeur Boles&lt;/em&gt; est un spécialiste du diagnostic de la mort encéphalique. Rappelons que la principale source d’organes à des fins de greffe provient des patients dont l’état de mort encéphalique a été diagnostiqué. Les prélèvements après décès du à un arrêt cardiaque (prélèvements "&lt;em&gt;à cœur arrêté&lt;/em&gt;") correspondent à une autre situation ou autre source d’approvisionnement en "&lt;em&gt;greffons&lt;/em&gt;", ils s’effectuent depuis 2007 en France, impliquent aussi les services hospitaliers de réanimation médicale, puisque c’est suite à un arrêt cardiaque qui n’a pas pu être récupéré par les réanimateurs médicaux que des patients vont se retrouver potentiels donneurs d’organes. De tels patients sont reconnus décédés car ils sont dans un état d’&lt;em&gt;"arrêt cardio-respiratoire persistant"&lt;/em&gt;, ce qui permet de faire d’eux des potentiels donneurs, de &lt;strong&gt;reins&lt;/strong&gt; principalement. &lt;strong&gt;Rappelons que sur les plus de 13.500 patients en attente de greffe fin 2008, près de 80 pour cent attendent un rein.&lt;/strong&gt; Certains décéderont faute de greffe, bien que la dialyse puisse, en principe, suppléer à l’insuffisance rénale. Cette dialyse est extrêmement coûteuse et invalidante (contraignante) pour les patients qui doivent la subir, à raison de plusieurs heures plusieurs fois par semaine. Les prélèvements "&lt;em&gt;à coeur arrêté&lt;/em&gt;" permettent de prélever des reins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Professeur Jean Leonetti&lt;/em&gt; : "Les questions d’éthique posées par les prélèvements d’organes sur donneurs décédés sont diverses et complexes. La procédure des prélèvements &lt;em&gt;’à cœur arrêté’&lt;/em&gt; représente &lt;em&gt;’l’ultime avatar de la désacralisation du corps’&lt;/em&gt;, je cite ici les propos du &lt;em&gt;Professeur Jean-Michel Boles&lt;/em&gt;. Aussi souhaiterais-je poser au &lt;em&gt;Professeur Boles&lt;/em&gt; les questions suivantes : quelles différences faites-vous entre les prélèvements d’organes, de tissus ou cellules réalisés sur personnes reconnues en état de &lt;em&gt;mort cérébrale&lt;/em&gt; et ceux sur les personnes reconnues mortes après un &lt;em&gt;arrêt cardiaque dit ’non récupéré’&lt;/em&gt; ? Dans quelle mesure les prélèvements &lt;em&gt;’à cœur arrêté’&lt;/em&gt; vous semblent-ils remettre en cause le respect dû à la personne décédée ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Professeur Jean-Michel Boles&lt;/em&gt; : "J’ai un rôle pas facile aujourd’hui, surtout devant ce panel impressionnant ! Quelques précisions pour commencer. Je suis effectivement réanimateur médical, ce qui veut dire que depuis que je le suis et ça fait 28 ans, j’ai participé personnellement à de très, très nombreux prélèvements d’organes, &lt;strong&gt;je reconnais évidemment la nécessité et la légitimité des prélèvements d’organes puisque, et c’est de notoriété scientifique, il n’est pas question de discuter, les résultats de l’utilisation des organes sont patents et montrent que c’est une solution à tous les points de vue – médical, humain et économique – , une solution peut-être de derniers recours, mais en tout cas une solution thérapeutique de très grande valeur, et donc dans mon propos il est hors de question de nier cette valeur, de nier les bénéfices qu’en ont tiré tous ceux qui en ont bénéficié&lt;/strong&gt; (entre parenthèses j’ai eu la chance, pour l’instant, de n’avoir personne dans ma famille qui en ait eu besoin, mais ça pourrait arriver), et &lt;strong&gt;il est bien entendu hors de question pour moi de remettre en cause la légitimité de ces prélèvements.&lt;/strong&gt; Dernière petite précision personnelle : je porte sur moi une carte de donneur d’organes depuis 14 ans. Donc : qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur le sens profond d’un certain nombre de propos que je vais tenir. (…)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en œuvre de ce décret [sur les prélèvements &lt;em&gt;’à cœur arrêté’&lt;/em&gt;, Ndlr.], et c’est d’ailleurs écrit dans le décret, relève de protocoles qui sont établis par &lt;em&gt;l’Agence de la biomédecine&lt;/em&gt;, c’est ce qui a été fait, principalement en 2006. Le premier prélèvement &lt;em&gt;’à cœur arrêté’&lt;/em&gt; date de 2006, la première greffe également [&lt;em&gt;greffe d’un rein provenant d’un patient ’décédé après arrêt cardiaque non récupéré’, Ndlr.]&lt;/em&gt;, 10 centres expérimentateurs ont ouvert et ont travaillé en 2007 et en 2008. Avec un premier étonnement, avant même de passer aux conditions de réalisation : un premier arrêté d’août 2005 dit que &lt;strong&gt;deux organes peuvent être prélevés chez les donneurs ’décédés après arrêt cardiaque non récupéré’ (ou donneurs ’à cœur arrêté’) : le rein et le foie.&lt;/strong&gt; Sauf erreur de ma part, il n’y a que des prélèvements (et des greffes) de reins qui ont été fait, donc on peut se demander au passage pourquoi on n’a pas fait également ces prélèvements de foie. Pourquoi s’ampute-on volontairement d’une partie de ce qu’on pourrait faire ? Et &lt;strong&gt;quelque chose qui personnellement m’a beaucoup choqué et m’a beaucoup fait réfléchir, c’est un silence médiatique absolu, qui va durer d’août 2005 jusqu’à, en gros, fin mars 2008, ce qui fait quand-même une période de 32 ou 33 mois&lt;/strong&gt;, en clair, de la part de &lt;em&gt;l’Agence de la biomédecine&lt;/em&gt;, autour de ce qu’il se passait. Ce silence, non seulement à l’égard du grand public, mais aussi de l’écrasante majorité du personnel de la santé, puisque s’il y a deux ans, vous aviez fait un sondage pour savoir qui était au courant de cette possibilité de prélèvement, vous auriez probablement eu des taux de réponse qui étaient tout à fait ridicules. Ca c’est quand-même un premier élément de réflexion : de se dire que, à juste titre, on veut augmenter le nombre de prélèvements d’organes, on met en place quelque chose de nouveau, qui n’est pas de la recherche, qui n’est pas une invention française, ça existe et ça fonctionne de façon parfaitement efficace dans un certain nombre de pays depuis des années, et on fait ça dans un silence à la fois professionnel et médiatique total. &lt;strong&gt;Qu’est-ce qu’on a à cacher ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, pour répondre à vos questions : qu’est ce qui pose problème, d’abord dans les modalités de réalisation de ces procédures &lt;em&gt;[de prélèvements ’à cœur arrêté’, Ndlr.]&lt;/em&gt; ? Alors, qu’est ce qu’il se passe ? D’abord, quelqu’un fait un arrêt cardiaque, par définition inopiné, on le programme rarement, ça peut être dans la rue, ça peut être à l’hôpital. Les secours sont appelés, arrivent, au bout d’un temps X et engagent les manœuvres recommandées par les sociétés savantes, qu’elles soient françaises, américaines, européennes, enfin bref, on fait ce qu’il y a à faire. Et, hormis certains cas particuliers (hypothermie, intoxication médicamenteuse), au bout de 30 mn, on s’aperçoit que les manœuvres ne sont suivies d’aucune efficacité clinique et que cette personne n’a donc pas repris une activité cardiaque spontanée. Si on se trouve dans un cas de figure parfaitement clair (on exclue l’hypothermie, les intoxications médicamenteuses et puis quelques bizarreries), on s’arrête. &lt;strong&gt;On s’arrête pendant 5 mn.&lt;/strong&gt; Cet arrêt a deux objectifs. Le premier, c’est de valider que cette personne est morte d’un arrêt du fonctionnement du cœur, &lt;em&gt;sans doute&lt;/em&gt; possible, puisque si le cœur n’est pas reparti au bout de 5 mn, c’est qu’&lt;em&gt;à-priori&lt;/em&gt;, il ne devrait pas repartir, et le deuxième, c’est que 5 mn est le temps nécessaire à la destruction finale, irréversible, définitive et complète du cerveau. De l’encéphale, &lt;em&gt;plus exactement&lt;/em&gt;. Ces constats étant contre-validés – premier constat, il n’y a pas de reprise d’activité, deuxième constat, il y a effectivement pérennisation de cette absence d’activité – eh bien on va &lt;em&gt;reprendre les manœuvres de réanimation cardio-pulmonaires&lt;/em&gt;, c’est-à-dire un massage cardiaque externe, qui peut être manuel ou automatisé, avec une ventilation mécanique au travers d’une intubation trachéale, et on va emmener ce malade &lt;em&gt;[Il n’est donc pas encore mort ? Ndlr.]&lt;/em&gt; dans l’endroit de l’hôpital où il aura été décidé qu’on pourrait faire un certain nombre de choses &lt;em&gt;[’soins’ au préalable du prélèvement des reins de la personne, Ndlr.]&lt;/em&gt; … enfin ce cadavre, pardon, puisqu’il est devenu cadavre, il est officiellement mort, &lt;em&gt;[CQFD : ce donneur d’organes meurt donc deux fois : d’abord la mort légale, ensuite la mort physiologique, au moment du prélèvement de ses organes, Ndlr.]&lt;/em&gt;, ce cadavre, donc, est transporté de là où il a fait son arrêt cardiaque jusqu’à l’hôpital, et s’il était à l’hôpital au moment où il a fait son arrêt cardiaque, (...) il sera amené dans ce lieu. Et là qu’est ce qu’il se passe ? On va mettre en œuvre un système de refroidissement des organes avec des sondes artérielles et veineuses pour injecter un liquide glacé qui sera récupéré ensuite, avec un ballonnet qui sera gonflé au niveau de l’aorte sous-diaphragmatique, pour éviter toute irrigation au-dessus du diaphragme &lt;em&gt;[il ne faut plus ’risquer’ d’irriguer le cœur, ni le cerveau, puisqu’il a été décidé que l’arrêt cardiaque de ce malade était irréversible, Ndlr.]&lt;/em&gt;, on va pouvoir refroidir les organes, l’objectif, là, étant extrêmement simple : c’est d’éviter ce qu’on appelle les lésions d’&lt;em&gt;ischémie chaude&lt;/em&gt;, c’est-à-dire les lésions que les organes vont subir pendant la période où l’organisme va passer de sa température standard, à partir de 37 degrés C (…), jusqu’à ce qu’il arrive à la température de la pièce. C’est ce qu’on appelle l’&lt;em&gt;ischémie chaude&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Ensuite&lt;/em&gt;, on convoque la famille. Alors, je vais être provocateur, mais c’est un peu volontaire, et vous me le pardonnerez, et là, on va lui annoncer deux nouvelles, une pas bonne, et une peut-être bonne. La première, pas bonne, c’est que malheureusement, son proche est décédé, et la deuxième, peut-être bonne, c’est : &lt;em&gt;’S’est-il de son vivant opposé à des prélèvements d’organes et de tissus ?’&lt;/em&gt;, puisque je vous rappelle que &lt;strong&gt;les prélèvements possibles sont reins et foie en ce qui concerne les organes, mais aussi tout un tas de tissus, comme déterminé dans le deuxième arrêté du 2 août 2005.&lt;/strong&gt; Et &lt;strong&gt;la famille, là, a un temps extrêmement bref pour dire oui ou non, puisqu’il y a un compte à rebours qui a été lancé depuis le moment où l’arrêt cardiaque s’est produit, la totalité de la chaîne des prélèvements devant être bouclée dans un temps qui est extrêmement contraint, qui est de quelques heures.&lt;/strong&gt; Et là, la famille a très peu de temps, puisque cette période de refroidissement des organes [&lt;em&gt;ou ischémie chaude&lt;/em&gt;] ne peut pas durer longtemps (…). Et là, il y a deux situations : ou bien la famille rapporte que le patient s’était opposé de son vivant à des prélèvements d’organes, et les médecins avaient bien entendu vérifié de leur côté que le patient ne s’était pas inscrit sur le &lt;em&gt;registre national informatisé des refus&lt;/em&gt;, et si c’est le cas, puisqu’il est légalement mort, eh bien, on va tout enlever, bien entendu, ou bien il n’y a pas d’opposition constatée, à la fois dans le refus national informatisé et par l’avis de la famille, et on va pouvoir lancer la procédure de prélèvement, ce qui veut dire que &lt;strong&gt;la famille aura un temps extrêmement restreint pour rester avec son proche.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, ça c’est une procédure qui, décrite comme ça, mon Dieu, n’est pas nécessairement extrêmement choquante, encore que, si on voulait être parfaitement honnête, il faudrait &lt;em&gt;montrer&lt;/em&gt; ce que c’est. &lt;strong&gt;Puisqu’on joue sur l’émotion des 222 personnes malheureusement décédées en 2008 par défaut de greffon, j’aimerais qu’on joue aussi sur l’émotion de montrer comment on traite, avec bien sûr tout le respect qui lui est du, ce cadavre, et qu’on voie cet instrumentalisation du cadavre.&lt;/strong&gt; Et je vous rappelle que &lt;strong&gt;pendant qu’on fait cette instrumentalisation, on n’a aucune idée de savoir si cette personne, alors qu’elle était vivante, était d’accord, ou non, pour qu’on lui prélève ses organes et donc qu’on fasse ceci ’après sa mort’.&lt;/strong&gt; Alors par rapport à la procédure qu’on connaît tous et à laquelle on a tous participé dans les services de réanimation, c’est-à-dire les prélèvements [&lt;em&gt;d’organes&lt;/em&gt;] sur les personnes en état de mort encéphalique : Alors [&lt;em&gt;dans le cas d’un donneur d’organes en état de mort encéphalique, Ndlr.&lt;/em&gt;], c’est quelqu’un qui est intubé, ventilé, qui est en réanimation, pour lequel on a un certain nombre d’éléments qui laissent à penser qu’il pourrait être en mort encéphalique, on va les corroborer sur le plan clinique en l’examinant, en faisant une épreuve qui consiste à débrancher l’aspirateur, en vérifiant, après oxygénation, qu’il n’y a pas de respiration spontanée [&lt;em&gt;’test d’apnée’&lt;/em&gt;, Ndlr.]. A partir de ces signes cliniques, on va aller faire soit deux &lt;em&gt;électroencéphalogrammes&lt;/em&gt; (EEG) à quatre heures d’intervalle, soit un &lt;em&gt;angioscanner&lt;/em&gt;, pour vérifier qu’il y a soit &lt;em&gt;deux EEG plats à quatre heures d’intervalle&lt;/em&gt;, soit &lt;em&gt;une absence totale de vascularisation intracérébrale&lt;/em&gt;. Mais là, si on prend la première procédure, qui est celle du prélèvement sur donneur &lt;em&gt;’à cœur arrêté’&lt;/em&gt;, par rapport à celle-ci &lt;em&gt;[celle concernant le donneur en état de mort encéphalique, Ndlr.]&lt;/em&gt;, on voit bien qu’il y a des &lt;strong&gt;ruptures&lt;/strong&gt;. Et pour moi, il y en a quatre. Il y a une &lt;strong&gt;rupture de temps&lt;/strong&gt;. Car pour le malade qui est en réanimation [celui en état de mort encéphalique, Ndlr.], rien ne s’est arrêté. Le traitement a été poursuivi. C’est une continuité. C’est un véritable &lt;em&gt;continuum&lt;/em&gt; de traitement. Alors que sur le donneur &lt;em&gt;’à cœur arrêté’&lt;/em&gt;, comme on l’appelle, eh bien il était sur la route, on a constaté qu’il était mort, &lt;em&gt;on s’est arrêté&lt;/em&gt;. On a presque &lt;em&gt;levé les mains en l’air&lt;/em&gt;, si je veux illustrer mon propos &lt;em&gt;[cf. les 5 mn d’attente, avant d’entamer la réanimation dans le seul but de préserver des organes à des fins de prélèvement, Ndlr.]&lt;/em&gt;. On a attendu 5 mn pour reconsidérer la situation et refaire quelque chose. Rupture de temps. &lt;strong&gt;Rupture de lieu&lt;/strong&gt;. &lt;em&gt;[Maintenant, en ce qui concerne le patient en état de "mort encéphalique", Ndlr. :]&lt;/em&gt; [l]e malade qui était en réanimation reste en réanimation. Il n’a pas bougé de son lit. Alors que là on a pris un cadavre qui était officiellement reconnu comme cadavre, on l’a mis dans une ambulance et on l’a transporté dans un nouveau lieu qui est l’hôpital. Et il y a une &lt;strong&gt;rupture de type de traitement&lt;/strong&gt;. Alors, vous qui n’êtes pas nécessairement habitués à ce genre de chose, en réanimation, quand on est face à une suspicion, puis à une preuve de mort encéphalique, on va modifier éventuellement certains traitements, pour &lt;strong&gt;basculer de ce qui était une visée thérapeutique curatrice à une visée thérapeutique préservatrice des organes.&lt;/strong&gt; Peut-être des doses de drogues ou des débits de fluides qui vont être un tout petit peu différents. Mais c’est le même traitement qui est maintenu. Alors que là [dans le contexte des prélèvements &lt;em&gt;’à cœur arrêté’&lt;/em&gt;, Ndlr.] vous voyez bien que sur ce cadavre on introduit un nouveau traitement – &lt;em&gt;je n’ose pas dire ’traitement’ puisqu’on ne traite pas un cadavre&lt;/em&gt;. Ce sont des &lt;strong&gt;mesures instrumentales&lt;/strong&gt; dans un objectif qui n’a rien à voir avec lui-même (…) &lt;em&gt;[les manœuvres techniques visant à la conservation des organes du patient ayant fait un arrêt cardiaque non récupéré ou ’réfractaire’ sont invasives, mais elles ne sont plus dans l’intérêt dudit patient, puisqu’elles visent à conserver des organes qui vont être prélevés. Le patient devient ainsi un simple réservoir d’organes, c’est-à-dire un cadavre officiellement mort. Ce qui pose bien entendu un problème de déontologie médicale, puisque le médecin est supposé poursuivre le bien du seul patient qu’il a en face de lui, et non sacrifier l’intérêt de son patient au bénéfice d’autres patients, en l’occurence, ceux qui attendent un rein, Ndlr.]&lt;/em&gt; (…) On introduit des choses qui n’ont rien à voir avec un &lt;em&gt;continuum&lt;/em&gt; de traitement. La quatrième rupture est une &lt;strong&gt;rupture d’équipe&lt;/strong&gt;. Parce qu’en réanimation &lt;em&gt;[pour le donneur d’organes en mort cérébrale, Ndlr.]&lt;/em&gt;,c’est la même équipe qui prend en charge ce patient, lorsqu’il était patient, non encore déclaré en mort cérébrale, et ensuite, cette personne, dont nous traitons le cadavre, qui est devenue un cadavre, officiellement, à partir du moment où le diagnostic de mort cérébrale est fait. Alors que dans notre exemple, il y a l’équipe du sauveteur, qu’elle soit du Samu ou peu importe, qui s’est occupée de l’arrêt cardiaque, on amène ce malade à l’hôpital dans un endroit où ces manœuvres instrumentales [visant à la conservation des organes, Ndlr.] ont été faites, où probablement, ça ne devrait pas être la même équipe qui va s’en occuper, puisque elle aurait autre chose à faire, comme : retourner s’occuper d’un autre arrêt cardiaque, ou s’occuper d’un poly traumatisme sur la voie publique. Donc il y a quand-même des différences qui sont extrêmement fondamentales, me semble-t-il, dans la procédure &lt;em&gt;[si on compare les prélèvements ’à cœur arrêté’ et ceux sur un donneur en état de ’mort encéphalique’, Ndlr.]&lt;/em&gt;. Alors, qu’est-ce qu’il y a derrière tout ça ? (...) Encore une fois, &lt;strong&gt;il ne s’agit pas du tout de remettre en cause la nécessité des prélèvements d’organes dans un but extrêmement positif, qui est de traiter des gens qui sinon mourraient, il s’agit que nous nous demandions&lt;/strong&gt;, (…), que vous, en tant que représentation nationale, vous vous demandiez, que nous nous demandions avec nous : &lt;strong&gt;qu’est-ce que, de façon sociétale et non plus médicale, nous sommes prêts à accepter de ce qu’on fait à l’homme ? &lt;/strong&gt;En clair, cela veut dire : &lt;strong&gt;est-ce que la fin justifie les moyens ?&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Est-ce que la fin qui est bonne, à savoir la greffe d’organe(s) à des gens qui sinon risqueraient d’en mourir sinon d’en subir des préjudices certains, justifie tous les moyens ?&lt;/em&gt; C’est-à-dire en clair, entre guillemets : &lt;strong&gt;la ’récupération d’organes’, de ’greffons’, par tous les moyens possibles ?&lt;/strong&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, &lt;em&gt;Professeur Boles&lt;/em&gt;, vous avez raison : la fin ne doit pas justifier les moyens. Les transplantations d’organes ne doivent sacrifier ni la dignité humaine, ni la déontologie médicale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mercredi 22 juillet 2009, toujours dans le cadre de la &lt;em&gt;mission d’information sur la révision des lois de bioéthique&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;M. Bernard Loty&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;directeur médical et scientifique de l’Agence de la biomédecine&lt;/em&gt;, et &lt;strong&gt;Mme Corinne Antoine&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;médecin responsable du programme de prélèvement sur donneur ’décédé après arrêt cardiaque’ (’coeur arrêté’) à l’Agence de la biomédecine, praticien hospitalier à l’hôpital st louis à Paris (service de néphrologie, unité de greffe pancréatique et rénale)&lt;/em&gt;, étaient entendus à &lt;em&gt;l’Assemblée Nationale&lt;/em&gt;, toujours sous la houlette du &lt;strong&gt;Professeur Jean Leonetti&lt;/strong&gt;, rapporteur de cette &lt;em&gt;mission d’information sur la révision des lois de bioéthique&lt;/em&gt;. (&lt;a target="_blank" href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/bioethique/index.asp"&gt;&lt;span style="color:#336699;"&gt;source&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;). Je cite un extrait des propos de &lt;em&gt;M. Loty&lt;/em&gt; :&lt;br /&gt;&lt;div class="chapo"&gt;&lt;p&gt;Dons d’organes : prélèvements "à coeur arrêté" : à défaut de marchandiser le corps humain, l’aurait-on rendu consommable ? Cet article constitue la suite de celui paru dans &lt;strong&gt;AgoraVox&lt;/strong&gt; le 04/08/09 : &lt;strong&gt;"Mission d’information sur la révision des lois bioéthiques : les prélèvements et greffes d’organes"&lt;/strong&gt; (&lt;a href="http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/mission-d-information-sur-la-59753"&gt;&lt;span style="color:#336699;"&gt;lire&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;). Le mercredi 30 juin 2009, le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Professeur Jean-Michel Boles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui dirige le service de réanimation et des urgences médicales du CHU de Brest, co-directeur de &lt;em&gt;l’Espace Ethique de Bretagne Occidentale&lt;/em&gt;, était entendu à &lt;strong&gt;l’Assemblée Nationale&lt;/strong&gt;, dans le cadre de la révision des &lt;em&gt;lois de bioéthique&lt;/em&gt; prévue à horizon 2010. (&lt;a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/bioethique/index.asp"&gt;&lt;span style="color:#336699;"&gt;source&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;) Il a rappelé la loi du 6 août 2004, qui fait de la greffe d’organes une "&lt;em&gt;Grande priorité nationale&lt;/em&gt;".&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;La révision des lois bioéthiques (2004) est prévue à horizon 2010. Le 30 juillet 2009, le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Professeur Jean Leonetti&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, rapporteur de la &lt;em&gt;Mission d’information sur la révision des lois bioéthiques&lt;/em&gt;, a donné la conclusion des &lt;em&gt;états généraux de bioéthique&lt;/em&gt; qui se sont tenus au printemps 2009, et qui prenaient en compte les réflexions d’un panel de citoyens sur les questions biomédicales et bioéthiques. Les conclusions du rapport remis par le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Professeur Leonetti&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, constituant une synthèse de ces états généraux, indiquent que les Français souhaiteraient que le consentement présumé reste la règle en matière de don d’organes, avec la création d’un "&lt;em&gt;registre du choix&lt;/em&gt;" (&lt;a href="http://actuagencebiomed.blogspot.com/2009/07/conclusion-des-etats-generaux-de-la.html"&gt;&lt;span style="color:#336699;"&gt;source&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Le consentement présumé, qu’est-ce que c’est ? Nous sommes tous présumés consentir au don de nos organes à notre mort, c’est le "consentement présumé", qui est inscrit dans la loi (lois de bioéthique d’août 2004) en France. Dans d’autres pays, comme la Suisse ou les Etats-Unis, c’est le "consentement exprès" qui prévaut : si on consent au don de ses organes à sa mort, il faut s’inscrire sur un registre prévu à cet effet. Si on n’est pas inscrit sur ce registre, c’est qu’on ne consent pas au don d’organes. Dans un tel système, la carte de donneur d’organes a une valeur légale, ce qui n’est pas le cas en France, puisque, du point de vue de la loi, nous sommes tous présumés consentir au don de nos organes à notre mort, nous n’avons pas besoin d’effectuer une quelconque démarche pour exprimer ce consentement, il est déjà prévu, à défaut, par la loi. Les pays Anglo-Saxons expriment ces deux formes juridiques distinctes de consentement par les termes de "&lt;em&gt;opt-in system&lt;/em&gt;" et de "&lt;em&gt;opt-out system&lt;/em&gt;" : en France, nous sommes dans le &lt;em&gt;"opt-out system"&lt;/em&gt; car il faut s’inscrire sur le &lt;em&gt;Registre National des Refus&lt;/em&gt;, géré par &lt;strong&gt;l’Agence de la biomédecine&lt;/strong&gt; (registre informatisé) si on est contre le don d’organes – il faut donc faire une démarche pour s’inscrire si on ne veut &lt;em&gt;pas&lt;/em&gt; donner ses organes – , tandis qu’en Suisse et aux USA, nous sommes dans le "&lt;em&gt;opt-in system&lt;/em&gt;" : il faut faire une démarche pour &lt;em&gt;s’inscrire&lt;/em&gt; comme donneur d’organes.&lt;/p&gt;  &lt;p&gt;Missionnée par l’Etat, &lt;em&gt;l’Agence de la biomédecine&lt;/em&gt;, issue d’une décision parlementaire en mai 2005, prend la suite de &lt;em&gt;l’Etablissement Français des Greffes&lt;/em&gt; et a pour mission d’encourager et d’orchestrer les activités de don, de prélèvement et de greffe d’organes, de tissus et de cellules. &lt;em&gt;L’Agence de la biomédecine&lt;/em&gt; orchestre également le discours public sur le don d’organes. Cette gestion bicéphale est problématique. Entre information et promotion, &lt;em&gt;l’Agence de la biomédecine&lt;/em&gt; peut-elle fournir à l’usager de la santé une information qui soit exempte de toute promotion du don d’organes ? Que signifie un consentement éclairé, si l’information donnée au préalable de ce consentement ne s’affranchit jamais de la promotion du don d’organes ? Le consentement éclairé au don de ses organes peut-il être donné par un citoyen qui a reçu une information ne s’affranchissant jamais de la promotion du don d’organes ? Nous sommes pourtant dans un contexte de "&lt;em&gt;consentement présumé&lt;/em&gt;", qui est inscrit dans la loi, et le présupposé légal de ce "&lt;em&gt;consentement présumé&lt;/em&gt;" est l’information, qui permet justement de donner un consentement éclairé. Ne peut-on pas dire qu’il y a carence d’information sur le don d’organes (sur les prélèvements d’organes), ce qui rend le "consentement présumé" problématique : je suis présumée consentir au don de mes organes à ma mort, et l’information que je reçois au préalable ne s’affranchit jamais de la promotion du don. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mon consentement ne peut être que présumé, en aucun cas il ne peut être éclairé.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Je cite ici un extrait de l’analyse du "consentement présumé" par le &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Professeur Boles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; lors de son audition du 30/06/09 à l’Assemblée Nationale. Ces propos me semblent tout à fait de nature à alimenter la réflexion des usagers de la santé sur la question du consentement présumé.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;                &lt;div&gt;"’Est-ce qu’il y a un droit à la greffe ?’ L’expression n’est pas de moi, elle date du séminaire Européen du mois de mai 2009, où un professeur de sociologie qui avait été lui-même donneur vivant, avait évoqué l’hypothèse de générer un droit à la greffe. Est-ce qu’il y a un droit à la greffe ? Ca me paraît une question de fond, c’est-à-dire : est-ce que finalement, la greffe est un traitement comme un autre ? Et de la réponse à cette question qui à moi me paraît fondamentale découle cette question lourde sur le plan politique. L’autre question, c’est : comment on informe les citoyens, c’est-à-dire finalement, comment est-ce qu’on traite les gens ?&lt;strong&gt; La question centrale et le nœud gordien, me semble-t-il, de toute cette histoire, c’est, finalement, le consentement&lt;/strong&gt;. Alors, est-ce que la greffe est finalement un traitement ou un soin comme un autre ? Il n’y a que deux réponses possibles, puisqu’on n’a pas le droit de botter en touche. C’est oui, c’est un soin ou un traitement comme un autre, ou non, ce n’est pas un soin ou un traitement comme un autre. La première alternative : si on dit oui, alors il faut aller jusqu’au bout du raisonnement. Si c’est un soin ou un traitement comme un autre, alors effectivement, il y a un droit à la greffe, puisque j’ai de plein droit le droit à être traité par une greffe, de recevoir une greffe. On a créé un nouveau ‘droit-créance’. &lt;em&gt;[Droit-créance : rapport entre la créance et le droit qu’elle crée du créancier sur le débiteur. &lt;/em&gt;&lt;a href="http://dictionnaire.reverso.net/francais-definition/droit-cr%C3%A9ance"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#336699;"&gt;Source&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;.]&lt;/em&gt; Si en tant que patient j’ai le droit d’avoir une greffe, ça veut dire (…) qu’en tant que médecin, j’ai le devoir de procurer un greffon à ce malade. Parce que si je ne le faisais pas, je lui ferais perdre des chances, ce qui est totalement inacceptable sur le plan éthique. Et à partir de ce moment-là, puisque je suis un greffé potentiel, je dois être un donneur de certitude. Je ne peux pas demander dans ce système-là. Je ne peux pas demander de recevoir si je ne suis pas d’accord pour donner puisque la seule façon d’être traité, c’est par le don. D’ailleurs ce système perd son caractère de don, je n’ai plus le libre-arbitre sur ce que devient mon cadavre et la société a le droit d’utiliser mon cadavre, en clair, nous sommes devenus des réservoirs de pièces détachées. Mais si on va jusqu’au bout, la fin, ici, justifie les moyens, et puisqu’il s’agit de santé publique, et c’est bien sur ce plan-là que la question se pose ou qu’on veut nous la poser, sur ce seul plan-là, il n’y a plus besoin de consentement. Alors sortons de l’hypocrisie, il n’y a plus besoin du consentement présumé, (…) il faut revenir à ce que disaient des députés lors de l’examen des lois de bioéthique de 2004 &lt;em&gt;[et donc au préalable de l’entrée en vigueur de ces lois, Ndlr.]&lt;/em&gt;, et il ne s’agissait pas des moindres, puisqu’il s’agissait de Jean-Michel &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Michel_Dubernard"&gt;&lt;span style="color:#336699;"&gt;Dubernard&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, qui était le président de la commission des affaires sociales, culturelles et familiales de l’Assemblée à l’époque (…) [et du &lt;em&gt;Professeur Henri Kreis&lt;/em&gt;, défenseur du système de &lt;em&gt;l’appropriation conditionnelle du corps humain par la société&lt;/em&gt;, Ndlr.(&lt;a href="http://ethictransplantation.blogspot.com/2008/03/le-concept-de-lappropriation.html"&gt;&lt;span style="color:#336699;"&gt;source&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;)], ainsi que du rapporteur de la loi à l’époque (…), qui disaient que ‘&lt;em&gt;le but du gouvernement est de transformer l’autorisation de prélèvement en obligation de service publique’&lt;/em&gt;, alors, tout ça, bien entendu, c’est dans le &lt;em&gt;Journal Officiel&lt;/em&gt;, compte-rendu des débats de l’Assemblée Nationale de 2003 ou de 2004, et le &lt;em&gt;Professeur Jean-Michel Dubernard&lt;/em&gt; disait que ‘&lt;em&gt;ce sont les ambiguïtés de notre législation qu’il convient d’incriminer’&lt;/em&gt;, et ‘&lt;em&gt;il faut proposer de nouvelles orientations’&lt;/em&gt;. On peut en effet s’interroger et se poser la question de savoir si ‘&lt;em&gt;l’erreur des médecins n’a pas été d’établir les fondements de la transplantation sur l’altruisme’&lt;/em&gt;, ainsi que : &lt;em&gt;‘un système de santé ne peut pas être établi s’il doit reposer sur la bonne volonté du public dont on sait qu’elle peut changer d’un jour à l’autre’.&lt;/em&gt; Une autre phrase que je cite : ‘&lt;em&gt;Se dessine alors un système basé sur l’appropriation par la société, mais, pour respecter l’autonomie de la personne, ce serait une appropriation conditionnelle. Elle pourrait représenter une véritable solution à la question du prélèvement d’organes. La société pourrait s’approprier, après la mort de la personne, les parties de son corps utiles pour en sauver une ou plusieurs autres, mais pas le corps dans sa totalité pour respecter le rite des funérailles’&lt;/em&gt; (là, on le remercie quand-même). &lt;em&gt;’Les parties de son corps appartiendraient à la société, sans qu’elle ait à demander l’autorisation à qui que ce soit et sans qu’elle ait à présumer de la volonté du défunt’. &lt;/em&gt;Donc là on voit bien qu’on est dans un système qui est parfaitement cohérent, la greffe est un soin ou un traitement comme un autre, et de ce fait là elle doit être accessible à tous, de ce fait-là les médecins ont le devoir de la donner à tous, et l’organisation de la santé publique a le devoir, en effet, de faire en sorte que ce traitement soit disponible pour tous. Dans ce système, on est clairement dans une logique du don en réponse à un contre-don potentiel. Puisque je suis bénéficiaire potentiel je dois être donneur obligatoire. On est très clairement dans une logique qui est strictement utilitariste, on peut la choisir, mais à ce moment-là, il faut avoir le courage ou l’honnêteté intellectuelle de l’annoncer en tant que telle, et on décidera de rester habitant de ce pays ou non, ça c’est autre chose. La deuxième alternative, c’est : non. Ce n’est pas un soin ou un traitement comme un autre et donc il n’y a pas de droit à la greffe. Il n’y a pas de &lt;em&gt;droit-créance&lt;/em&gt;. La greffe doit pouvoir se faire quand elle est possible, ce qui veut dire qu’elle reste un traitement d’exception, alors pas au sens d’exceptionnel en termes de fréquence numérique, mais en termes de ce que veut dire l’exception. Exceptionnel, c’est quelque chose qui est hors du commun, ce quelque chose étant basé sur un don volontaire de ses organes. On est à la fois dans une démarche altruiste, et on est en même temps dans le souci de solidarité avec son prochain qui souffre, cela relève donc de la responsabilité individuelle, personnelle, de notre responsabilité d’homme. Et ça veut dire, me semble-t-il, que le consentement ne peut être que &lt;em&gt;positif &lt;/em&gt;[&lt;em&gt;il ne peut pas être présumé. Or ce qui est inscrit dans la loi actuellement en vigueur, et ce depuis le début des transplantations d’organes en France, principalement à partir de la fin des années 60, c’est le "consentement présumé", Ndlr.].&lt;/em&gt; Si je décide de donner, je dois le faire. Et ce n’est pas à quelqu’un d’autre de se demander si, éventuellement, je déciderais de … ‘&lt;em&gt;bah, oui&lt;/em&gt; !’ &lt;em&gt;[– ou avais décidé – de donner&lt;/em&gt;]. Cela veut dire que dans ce système-là, la fin ne justifie pas les moyens, qu’il faut respecter le libre-arbitre de chacun, en cherchant à le convaincre. C’est-à-dire que bien sûr il faut poursuivre des efforts, et les efforts entrepris pour la prise de position consciente des gens, et faciliter les modalités du consentement positif &lt;em&gt;[ou "consentement exprès", ou "opt-in system", comme disent les Anglo-Saxons, c’est-à-dire : le contraire du "consentement présumé", ou "opt-out system", Ndlr.].&lt;/em&gt; Sur le plan juridique, le consentement présumé au don de ses organes à sa mort constituerait une exception (…). On serait dans le seul cas où le droit français utiliserait le consentement présumé, pour quelque chose qui n’est tout de même pas anodin et qui s’appelle le don d’organes. On peut souligner au passage qu’on parle de don d’organes et pas de donation. On n’est pas dans le registre du droit classique. &lt;strong&gt;La question du consentement et de ses modalités est finalement centrale.&lt;/strong&gt; Alors là, il faut faire attention aux choses, afin de ne pas fausser la compréhension du problème. Cela a été utilisé comme argument et je dois dire que j’ai été profondément choqué. &lt;strong&gt;On ne peut pas mettre sur un même plan le devoir civique et l’esprit de solidarité. &lt;/strong&gt;Parce que le devoir civique, cela relève du respect d’une règle commune (…), qui est opposable à tous, et qui de ce fait devient une norme. &lt;em&gt;Peut-on comparer, comme il a été fait, le fait de donner ses organes à celui de défendre son pays en faisant la guerre ?&lt;/em&gt; Alors que l’esprit de solidarité, c’est autre chose. Cela relève d’une attitude altruiste personnelle. On ne peut pas taxer la non-acceptation pour soi de donner ses organes d’un rejet de la solidarité. Comment peut-on dire, comme l’a fait &lt;em&gt;Bernard Kouchner&lt;/em&gt; tout récemment, que ‘&lt;em&gt;le fait de ne pas donner ses organes relève du rejet de la solidarité’ &lt;/em&gt; ? Non, je ne suis absolument pas d’accord ! Le fait d’accepter ou non de donner ses organes regarde chacun au plus profond de soi-même. Il ne peut pas y avoir de jugement de valeur négatif prononcé à l’égard de telle ou telle personne !&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;em&gt;[Que l’on considère ce franchissement des frontières entre esprit de solidarité et devoir civique dans les propos suivants : Professeur Louis Puybasset, Unité de NeuroAnesthésie-Réanimation, Département d’Anesthésie-Réanimation, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris : "Vous-mêmes ou un de vos proches serez peut-être un jour receveur. Je ne doute pas que cela changera alors votre vision de cette médecine qui est une des plus belles qui soit car elle donne véritablement la vie et exprime ce qu’est la solidarité humaine contre l’égoïsme et le repli sur soi." (10/09/2005) : ne pas donner, ce serait faire preuve d’"égoïsme et de repli sur soi". Professeur Christian Cabrol, pionnier de la transplantation cardiaque en Europe : "Le don d’organes est un devoir humain" ; "Se faire enterrer avec ses organes constitue un crime social" ; "Tout ce qui n’est pas donné est perdu", Ndlr.].&lt;/em&gt; Vous ne seriez pas meilleur et moi je ne serais pas pire parce que vous accepteriez de donner vos organes et que moi je n’accepterais pas ! Vous n’êtes pas meilleur citoyen ou moins bon citoyen selon que oui ou non vous acceptez de rentrer dans cette démarche ! Elle est au plus profond de vous-même ! On peut peut-être préférer les gens qui donnent leurs organes, surtout s’ils attendent, de la part d’autres, d’en recevoir, mais pour autant, c’est une question de valeurs personnelles, c’est une question de signification(s), et là je renvoie à des écrits d’un sociologue qui s’appelle &lt;em&gt;Lebreton&lt;/em&gt;, et ça prouve aussi qu’&lt;strong&gt;on ne peut pas réduire l’individu à la stricte rationalité médicale.&lt;/strong&gt; Cela étonnera sans doute certaines personnes dans la salle que ce soit un médecin qui le dise, mais on ne peut pas réduire l’individu à la stricte rationalité médicale, sinon, Mesdames et Messieurs, plus personne ne fumerait, plus personne ne mangerait n’importe comment, en particulier dans certains fast-food bien connus, plus personne ne boirait d’alcool et plus personne ne ferait n’importe quoi en conduisant. Parce que la rationalité médicale est là pour nous expliquer que ce n’est pas bien pour la santé (la sienne et celle des autres). Et qu’est-ce qu’on constate ? Eh bien, pas exactement les mêmes choses. Donc les choix intimes de l’individu, et là on est sur des choix intimes d’une très très haute portée symbolique, avec un choix intime qui est celui de donner ou pas ses organes, et ce choix ne peut pas relever de la stricte rationalité médicale, ce choix relève d’éléments extrêmement profonds au fond de nous-mêmes. Ceci ne veut pas dire qu’il ne faut pas qu’un organisme gouvernemental ne cherche pas à convaincre les gens de l’intérêt qu’il peut y avoir à le faire, faudrait-il encore que l’on fasse attention à la manière dont les choses sont dites et sont faites, c’est-à-dire que les pressions ne soient pas extrêmement fortes. Alors, on peut les détailler, les pressions : il y a des pressions médicales, il y a celles des chirurgiens transplanteurs, qui veulent des greffons à transplanter, sinon ils ne transplantent plus, il y a bien entendu celles de &lt;em&gt;l’Agence de la biomédecine&lt;/em&gt;, dont &lt;strong&gt;le métier consiste à augmenter le nombre de malades à prélever&lt;/strong&gt;, il y a des pressions sociétales (les associations de patients en attente de greffe et/ou de proches de patients en attente de greffe), il y a des attentes médiatiques, avec tout ce qui peut être mis en exergue dans des affaires qui sont toujours douloureuses (on utilise très bien l’émotion collective pour faire passer certains messages) &lt;em&gt;[exemple de cas de figure : des enfants en bas-âge qui attendent un cœur, ou des poumons. Ndlr.],&lt;/em&gt; il y a des pressions gouvernementales et politiques et vous êtes au premier rang, Messieurs les Députés et Messieurs les législateurs, pour les connaître : vous subissez les pressions de tout ce monde-là et vous subissez une autre pression que nous subissons de notre côté aussi, qui n’est pas à négliger, et qui est celle du coût. &lt;em&gt;[M. Bernard Loty, directeur médical et scientifique de l’Agence de la biomédecine, 22/07/09 : "&lt;strong&gt;L’argent qu’investit l’Etat dans la greffe est extrêmement rentable, puisque ce sont des millions d’économies d’Euros qui sont réalisées entre le coût de la dialyse et le coût de la greffe de rein. Ce sont des millions d’Euros qui ont été économisés pour l’Etat dans ce contexte-là&lt;/strong&gt;." (&lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/mission-d-information-sur-la-59753"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#336699;"&gt;source&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;). La greffe de rein est plus économique que la dialyse pour la Sécu. Une greffe de rein coûte à la Sécurité Sociale une année de dialyse, tandis que cette même greffe lui permettra d’économiser en moyenne 9 années de dialyse, puisqu’un greffon de rein a une durée moyenne de vie de 9 années. Ndlr.]&lt;/em&gt; En clair, &lt;strong&gt;le coût d’une greffe rénale est très largement inférieur à celui d’une dialyse, dans le cadre de l’insuffisance rénale&lt;/strong&gt;.&lt;em&gt; [La grande majorité des patients en attente de greffe attendent un rein. Ndlr.].&lt;/em&gt; Je ne méconnais pas l’importance de ces arguments, mais qu’on n’induise pas des comportements de pression liés à la pression de la conformité sociétale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j’aimerais arriver à la question de savoir ce qui peut être choquant dans ces prélèvements ‘à cœur arrêté’.&lt;em&gt; [Pour une bonne compréhension de ce qui suit, il est recommandé de lire la première partie de cet article, qui explique ce que sont les prélèvements ‘à cœur arrêté’, depuis quand ils ont repris en France, qui sont les potentiels donneurs de reins qui peuvent être prélevés suite à un arrêt cardiaque et, enfin, qui expose les conditions et circonstances du don d’organes dans le contexte d’un arrêt cardiaque, dont nous rappelons qu’il diffère de celui du don d’organes à partir d’un donneur en état de mort cérébrale. Ndlr.]&lt;/em&gt; (&lt;a href="http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/mission-d-information-sur-la-59753"&gt;&lt;span style="color:#336699;"&gt;Lien&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on dit : ‘&lt;em&gt;On va mettre un certain nombre de machines en route sur un cadavre’&lt;/em&gt;, moi j’aimerais qu’on fasse attention à la &lt;strong&gt;perte de repères pour les équipes soignantes&lt;/strong&gt; que cela va constituer, surtout si ce sont des gens qui ne font plus que ça, ou qui font beaucoup ça, et, aussi, qu’on fasse attention à la &lt;strong&gt;modification du rapport à la mort pour le médecin&lt;/strong&gt;. Il y a des aspects psychologiques pour les soignants et pour les familles qu’il ne faudra pas négliger ; la SRLF [&lt;em&gt;Société de Réanimation de langue française&lt;/em&gt;], quand elle a pris sa position en 2007 &lt;em&gt;[sur les prélèvements "à cœur arrêté", Ndlr.]&lt;/em&gt; a bien mis ça en exergue, ce sont sans aucun doute des problèmes qu’il ne faut pas négliger. Deuxièmement, on est en train de remettre en cause (…) trois grands principes de droit. Alors, je ne sais bien qu’ils ne s’appliquent qu’aux vivants et que là on est en train de parler de cadavres &lt;em&gt;[cadavres sur le plan légal, certes, mais sur le plan physiologique, il s’agit de patients en toute fin de vie au préalable du prélèvement de leurs organes, Ndlr].&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;Il y a l’inviolabilité du corps, l’indisponibilité du corps et la non-patrimonialité du corps. &lt;/strong&gt;L’inviolabilité du corps, c’est aussi l’inviolabilité du cadavre et c’est un délit que de porter atteinte à l’intégrité physique d’un cadavre, sauf bien entendu dans les cadres qui sont explicitement prévus par la loi. Ca, c’est un principe sociétal. Alors, &lt;strong&gt;ce qui est paradoxal, c’est qu’on a l’impression que ce principe sociétal général est devenu caduque de par la nécessité médicale d’avoir accès au corps de l’individu. &lt;/strong&gt;Il y a un petit problème. L’indisponibilité du corps et la non patrimonialité du corps s’adressent à l’individu : l’individu n’a pas le droit de faire n’importe quoi avec son corps de son vivant, et c’est le refus de la marchandisation. C’est d’ailleurs au nom de cela qu’on interdit la vente d’organes (donneur vivant), Dieu merci. Alors c’est tout à fait surprenant parce que du moment où on devient un cadavre, ça &lt;em&gt;[i.e. l’indisponibilité du corps et la non patrimonialité du corps, Ndlr.]&lt;/em&gt; ne concerne plus la société, qui, elle, a le droit de faire un certain nombre de choses sur le corps, jusqu’à preuve que vous n’étiez pas opposé à les faire, et sans le savoir tant qu’on n’a pas pu le documenter &lt;em&gt;[alors que les manœuvres invasives de réanimation sur le "cadavre" aux seules fins de conserver ses organes ont déjà commencé, Ndlr.].&lt;/em&gt; Vous m’excuserez, mais là je pense quand même qu’on est rentré dans une &lt;em&gt;réification&lt;/em&gt; &lt;em&gt;[instrumentalisation, Ndlr.]&lt;/em&gt; du corps. Et qu’&lt;strong&gt;à défaut de le marchandiser, on l’a rendu consommable&lt;/strong&gt;. Et ça, on ne peut pas le mettre de côté. Et la généralisation de l’instrumentalisation, parce que quand on regarde les choses, quand on parle de mort encéphalique : alors, un mort encéphalique, en gros, c’est à peu près 4.000 par an. (…) Entre 3.000 et 4.000 par an. Notre ’chance’, plus exactement notre risque d’être en mort encéphalique, est quand-même relativement minime. Et c’est quelque chose qu’on ne conceptualise pas. Aucun d’entre nous n’a imaginé un jour qu’il risquait de se trouver en mort encéphalique, sauf peut-être nous qui de temps en temps en voyons dans nos services et nous disons &lt;em&gt;‘ça pourrait être moi’&lt;/em&gt;, ou &lt;em&gt;‘ça pourrait être un de mes enfants’&lt;/em&gt;, quand on voit des jeunes qui se tuent stupidement sur la route &lt;em&gt;[Le Professeur Boles, en tant que réanimateur médical, est un spécialiste du diagnostic de mort encéphalique, Ndlr.].&lt;/em&gt; Par contre, l’arrêt cardiaque, ça, je suis désolé mais tout le monde sait que depuis qu’elle existe, l’humanité est morte d’arrêt cardiaque. Et tout le monde sait qu’un jour on va mourir et que, globalement, ce sera d’un arrêt cardiaque. Alors il peut y avoir quelques petits phénomènes autour, mais la fin, la véritable fin, c’est l’arrêt cardiaque. Alors, quand on parle d’arrêt cardiaque, ça veut dire que ça concerne tout le monde. &lt;em&gt;L’Agence de la biomédecine,&lt;/em&gt; dans son protocole a, pour l’instant, limité ces prélèvements chez des gens qui ont entre 18 et 55 ans, mais il est bien évident que du jour où on aura des résultats extrêmement positifs on élargira la tranche d’âge, il n’y a d’ailleurs pas de raison de ne pas le faire, puisque &lt;strong&gt;nous faisons des prélèvements sur des personnes en état de mort encéphalique qui ont jusqu’à (et au-delà de) 65 ans, à l’heure actuelle. Il y en a eu quelques centaines faits l’année dernière, soit trois fois plus qu’il y a 7 ou 8 ans.&lt;/strong&gt; Et donc là &lt;em&gt;[dans le cas des prélèvements "à cœur arrêté", Ndlr.],&lt;/em&gt; c’est chaque personne qui peut se dire : &lt;em&gt;‘Ca pourrait être moi’&lt;/em&gt;. Quand les Français auront pris conscience que ça pourrait être une possibilité réglementaire et technique qui est tout à fait ouverte – Dieu merci, ils ne le savent pas – mais enfin quand ils vont en prendre conscience, toute personne va pouvoir se dire : &lt;em&gt;‘Oui, avant, moi je n’étais pas contre le don d’organes parce que moi, je serai jamais en mort encéphalique, mais là, maintenant, il faudrait que je me mobilise et que je dise [que je suis contre le don d’organes, Ndlr.] parce que là, un arrêt cardiaque, ça je peux en faire un’.&lt;/em&gt; Alors c’est vrai qu’on n’y pense pas beaucoup à 18 ans, Dieu merci il n’y a pas beaucoup de footballeurs qui font un arrêt cardiaque sur les stades de football, mais les gens de 50 ans qui meurent d’arrêt cardiaque dans la rue, il y en a quand-même un paquet. &lt;strong&gt;On a changé de registre. Et ça, ce n’est quand-même pas qu’un changement quantitatif, c’est aussi un changement qualitatif induit par la quantité.&lt;/strong&gt; Et la &lt;em&gt;généralisation de cette instrumentalisation&lt;/em&gt; veut dire, et je sais que je vais choquer certaines personnes, alors ce n’est pas pour le plaisir de les choquer, mais c’est ce que je ressens profondément au fond de moi : nous sommes rentrés, ou plutôt, &lt;em&gt;sommes-nous rentrés&lt;/em&gt;, ce sera moins choquant, &lt;em&gt;dans une logique de nationalisation des corps, sommes-nous tous devenus des réservoirs de pièces détachées au service de la société dans une logique utilitariste ?&lt;/em&gt; Et ça, il faut qu’on apporte une réponse à cette question. On peut décider en toute connaissance de cause, mais au moins &lt;em&gt;ayons le courage de le reconnaître et de le dire&lt;/em&gt;. Troisième question de fond : &lt;strong&gt;quelle information pour les citoyens, et comment est-ce qu’on considère les citoyens ?&lt;/strong&gt; Je suis profondément choqué en tant que citoyen mais je dois dire aussi en tant que médecin que sur quelque chose qui est quand-même un sujet majeur, au moins dans son versant médical, il y ait eu ce silence médiatique assourdissant entre août 2005 et le 31 mars 2008, quand il y a eu la conférence de presse de l’Agence de la biomédecine. Il y a des médecins à l’Agence de la biomédecine, et je rappelle que les médecins sont soumis au code de déontologie médicale et que, sauf erreur de ma part, je crois que c’est l’article 35, qui dit que l’on doit au patient une information claire, loyale et appropriée &lt;em&gt;[on en est loin, déjà au sujet des prélèvements "à cœur arrêté", Ndlr.]&lt;/em&gt;. Force est de constater, et j’en suis navré, qu’elle n’a été ni claire, ni loyale, ni appropriée à l’égard non pas des malades, mais de l’ensemble du corps social français. Et ça, ça n’est pas recevable. D’autant que quand on regarde le compte-rendu des débats à l’Assemblée Nationale dans le cadre de la préparation des lois bioéthiques d’août 2004, on s’aperçoit que la question des prélèvements ‘à cœur arrêté’ n’a absolument pas été abordée. Aucune discussion à ce sujet. (…) Finalement, le secret, dans ces matières-là, &lt;em&gt;[le secret vis-à-vis du grand public, Ndlr.]&lt;/em&gt; est beaucoup plus pénalisant et plus risqué que (…) le fait de dire les choses telles qu’elles sont. Là, &lt;strong&gt;il y a un véritable déficit démocratique qu’il faut dénoncer&lt;/strong&gt;. Il faut demander ce débat démocratique et il faut demander qu’on travaille dans la transparence. Alors, j’ai des propositions concrètes, pour ne pas être dans un discours strictement littéraire. La première, c’est la nécessité, absolument impérative, et je souhaiterais que ça soit rappelé de façon très forte dans la loi &lt;em&gt;[de bioéthique prévue à horizon 2010, Ndlr.],&lt;/em&gt; que &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;strong&gt;le don d’organes, ça doit être basé sur un don, et non pas un dû.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;Il n’y a pas de droit à la greffe, il n’y a pas de devoir à donner.&lt;/span&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 0, 0);"&gt;&lt;strong&gt;Il y a la possibilité de recevoir une greffe grâce à un don librement consenti qui relève de l’altruisme.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; La deuxième proposition concrète, c’est de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;remplacer le consentement présumé par le ‘consentement positif’&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; [ou "consentement exprès", ou "&lt;em&gt;opt-in system&lt;/em&gt;", Ndlr.]. Si on le veut, c’est la seule façon de valoriser le don. Troisième proposition concrète, c’est de &lt;em&gt;rendre valide&lt;/em&gt;, enfin valable, &lt;em&gt;la carte de donneur d’organes&lt;/em&gt; &lt;em&gt;[qui n’a aucune valeur juridique en France, dans un contexte légal de consentement présumé, Ndlr.].&lt;/em&gt; Il est tout à fait invraisemblable d’imaginer qu’en France actuellement, la carte de donneur d’organes n’a aucune valeur légale. Cette carte pourrait être proposée par &lt;em&gt;l’Agence de la biomédecine,&lt;/em&gt; par les &lt;em&gt;Adot&lt;/em&gt; départementales &lt;em&gt;[Associations pour le Don d’Organes et de Tissus, Ndlr.]&lt;/em&gt;, les hôpitaux, la sécurité sociale, etc. (…) Il a été proposé de faire inscrire son choix sur la carte vitale &lt;em&gt;[Mais est-ce qu’on va bien me soigner si ma carte vitale indique que je m’oppose au prélèvement de mes organes à mon décès ? Et si je consens au don de mes organes s’il m’arrive de me retrouver en état de mort encéphalique, mais si je m’y oppose s’il m’arrive de faire un arrêt cardiaque qui ne pourra pas être récupéré ? A quelle mort est-ce que je crois ? Ndlr.].&lt;/em&gt; Il a même été proposé d’inscrire son choix sur le permis de conduire ou la carte d’identité, enfin bref, sur des choses qui ont une valeur légale connue et qui peuvent être contrôlées facilement. Et bien sûr, il faut que la personne puisse y avoir accès pour modifier son choix si elle le veut. Il faut laisser le choix sélectif ! Quand vous prenez le formulaire de refus de don, c’est : vous refusez tout ! Vous ne pouvez pas refuser un seul organe. Vous pouvez décider que vous êtes d’accord pour donner un organe et pas un autre. Ca vous regarde. Donc pourquoi est-ce qu’on est sur quelque chose de monolithique – oui/non, blanc/noir, &lt;em&gt;‘on’/‘off’&lt;/em&gt; ? (…) Pourquoi, dans les journées d’information sur les prélèvements et greffes en 2006-2007 ne dit-on pas qu’on peut faire des prélèvements sur des donneurs ‘&lt;em&gt;à cœur arrêté’&lt;/em&gt; ? &lt;strong&gt;[L’a-t-on dit lors des journées d’information en 2008 ? J’ai demandé autour de moi : personne ne connaît la signification du terme de prélèvements "à cœur arrêté", ou suite à décès "après arrêt cardiaque non récupéré", Ndlr.].&lt;/strong&gt; L’information complète qui devrait être donnée au grand public par &lt;em&gt;l’Agence de la biomédecine&lt;/em&gt; devrait concerner les circonstances dans lesquelles on donne, les modalités &lt;em&gt;[du prélèvement d’organes, Ndlr.]&lt;/em&gt; qui vous préparent à donner et quels en sont les résultats. Dernière proposition concrète : &lt;em&gt;je souhaiterais qu’il y ait un contrôle parlementaire de cette information et de ses résultats, parce que l’Agence de la biomédecine, (…) c’est un pouvoir technique.&lt;/em&gt; Mais nous sommes sur des matières dont le niveau d’enjeu est tel que le niveau de contrôle doit être le niveau parlementaire. Parce que c’est le Parlement &lt;em&gt;[Assemblée Nationale et Sénat, Ndlr.]&lt;/em&gt; qui est le représentant de la nation. Et si on veut véritablement être dans une démocratie, le technique est subordonné au politique."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le consentement présumé ne doit pas ouvrir la porte à l’industrialisation du don d’organes. Gageons que les législateurs en charge de la révision des lois bioéthiques sauront éviter l’écueil de cette industrialisation du don qui ferait qu’"&lt;em&gt;à defaut de marchandiser le corps humain, on l’aurait rendu consommable&lt;/em&gt;"...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3865109531903743222-4126508018770466969?l=prepaifcs.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/at
